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Conversations avec André Gide
Mauriac Claude
ALBIN MICHEL
24,25 €
Épuisé
EAN :9782226039309
Claude Mauriac rencontre André Gide en 1937. C'est, entre eux, le début d'une complicité singulière, tant littéraire que politique. Face au "contemporain capital" , ce tout jeune homme en est le premier étonné. André Gide accepte l'invitation à Malagar de François Mauriac qui, en ces heures graves de l'été 1939, donne lieu à des pages émouvantes sur les relations de ces trois hommes dont beaucoup de préoccupations sont voisines. Marcel Jouhandeau, Paul Claudel, Jean Cocteau, Roger Martin du Gard et bien d'autres sont présents dans ce journal. Entretenue durant la guerre et le début de l'Occupation par leur correspondance, l'amitié d'André Gide et de Claude Mauriac s'estompe peu à peu. Lorsqu'ils se revoient après la Libération, le charme est rompu. Tant d'années écoulées ont permis à l'auteur des Conversations avec André Gide de rétablir toutes les coupures qu'il avait cru devoir faire dans son journal de 1951. Cette nouvelle édition, notablement augmentée, réservera quelques surprises. Elle s'achève sur un entretien avec André Malraux qui salue ce portrait d'une de nos plus grands écrivains : "Vous avez su voir les expressions et les faire voir. Votre témoignage est le plus vivant de tous ; il est (j'ai assez connu Gide pour l'affirmer) le plus ressemblant. Vous mettez la couleur. Vous faites participer le lecteur à votre admiration". Ecrivain et journaliste, Claude Mauriac est l'auteur de romans dont, chez Albin Michel, Le Dîner en ville et La marquise sortit à cinq heures, et d'essais critiques, entre autres, chez le même éditeur, L'alittérature contemporaine. De son journal qu'il tient depuis l'adolescence, il a créé une oeuvre aussi particulière qu'impressionnante, Le Temps immobile, véritable monument littéraire, dont les Conversations avec André Gide furent la première pierre.
La vie familiale, la vie de travail de François Mauriac à Malagar, d'année en année aux mêmes saisons, depuis que son fils Claude est en âge de regarder, d'écouter, de noter. Malagar donc, de 1927 à aujourd'hui où François Mauriac reste vivant et présent. A cette terrasse, devant cet horizon de vignes et de forêts, quelques générations de la même famille ont rêvé, espéré, aimé, souffert. De cette vallée de la Garonne montèrent en 1914 les tocsins de la guerre, en 1940 le chant cruel des vainqueurs. {La Terrasse de Malagar}, ce n'est pas seulement une propriété familiale et ses enfances heureuses, ses adolescences songeuses, des existences qui passent. C'est aussi l'horizon d'une vie qu'une fois de plus Claude Mauriac découvre. Comme de la terrasse de Malagar une jumelle isolerait tel ou tel fragment du paysage immense, des premiers vignobles à la ligne forestière des Landes, des parcelles de temps, conservées vivantes dans un journal depuis cinquante années continué, sont arrachées au passé, rapprochées et rendues à leur actualité. {Le Temps immobile} ne doit pas être réduit à l'anecdote ni au montage, encore moins à la littérature. Ancré dans la durée, Malagar, ici, ne dérive plus. Et les Mauriac n'ont plus d'âge, du père de François aux enfants de Claude.
Quand on s'appelle Claude Mauriac, qu'on est le fils de François, qu'on a connu de près Gide, Malraux, Cocteau... et tout ce qui compte depuis un demi-siècle dans la vie des Lettres en France ; quand on tient son journal depuis l'adolescence et qu'on y a noté chacune des rencontres avec ces grands hommes : il suffirait, semble-t-il, de publier telle quelle la suite de ces pages pour offrir au lecteur un livre passionnant. Pourtant, le Temps immobile est beaucoup plus qu'un irremplaçable témoignage. L'aspect documentaire est relégué au second plan par l'ambition, pour la première fois conçue et réalisée, de fabriquer avec les pièces d'un journal intime ce que Joyce réussit à faire avec les morceaux traditionnels du récit, ce qu'Eisenstein et les cinéastes réalisent avec les plans photographiés : un montage. Le montage ! Parole magique qui sert à indiquer ici une méthode destinée à trouver dans la masse des faits vécus et enregistrés, des rapprochements imprévus, des coïncidences inopinées et merveilleuses, qui les arrachent à leur précarité et composent avec les bouts envolés du temps une oeuvre d'art capable de les sauver de l'oubli. C'est ainsi que Claude Mauriac tantôt groupe à la suite les souvenirs relatifs à un des personnages qu'il a connus, même si ces souvenirs s'échelonnent sur plusieurs années ; tantôt rassemble, sous le même jour du même mois, des pages écrites à des années d'intervalle, si lointaines quelquefois l'une de l'autre que trente ans, quarante ans les séparent. Le résultat est extraordinaire... Le temps immobile, le temps retrouvé. Une grande oeuvre, qui fera date dans l'histoire des techniques littéraires et, plus profondément, poursuit le même but qui hante tous les artistes : assurer la victoire de l'esprit sur la mort.
Un soir d'automne, dans une maison de l'île Saint-Louis. Bertrand Carnéjoux et sa jeune femme Martine reçoivent quelques amis. Quoi de plus frivole qu'un dîner en ville ? Mais n'est-ce point pourtant l'essentiel qu'engage aussi, d'homme à homme et de femme à femme, de femme à homme et d'homme à femme, une semblable réunion où les pensées tues sont souvent exprimées d'un regard, où les corps parlent en se taisant, où les coeurs silencieusement appellent au secours ? Le dîner en ville commence lorsque les huit convives prennent place, pour s'achever au milieu d'une phrase à la minute où ils se lèvent...
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.