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Essais sur le mimétisme. Sept oeuvres littéraires et un film revisités à la lumière de la théorie de
Maurel Olivier
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747525725
René Girard, en mettant à jour les grandes étapes fondatrices de la culture et des mythes, a permis de percevoir la dynamique fondamentale des rapports humains où la violence joue un rôle majeur. Et parce que " toute pensée décrit un cercle autour de la violence fondatrice ", les grands écrivains, par leur familiarité avec les mythes et leur volonté, à travers ces mythes, de mettre à jour la vérité, laissent transparaître, dans la structure même de leurs œuvres, le fonctionnement de cette violence. La connaissance de la pensée de René Girard permet de l'y déceler aussi nettement que l'image radioscopique révèle l'ossature du corps. Roméo et Juliette révèle alors son double sens : " légende d'or " d'un côté, " vile rhapsodie " de l'autre. Les passions des personnages de Phèdre s'avèrent mimétiques et cette tragédie une étonnante entreprise de démythification. Voltaire apparaît, dans Candide, comme un des plus fidèles illustrateurs de la crise mimétique. Dans Les Liaisons dangereuses, Valmont et la marquise de Merteuil, les deux personnages masqués, s'avèrent malgré leur sulfureux prestige, moins autonomes que Madame de Tourvel. Musset et Flaubert révèlent le mimétisme à l'œuvre dans les grandes crises politiques du XIXe siècle à travers Lorenzaccio et l'Education sentimentale, même si le premier échappe moins bien que le second aux illusions romantiques. Le Moulin de Pologne de Giono est à la fois mythe et roman de persécution. Quand à Zelig, de Woody Allen, il est peut-être et paradoxalement le grand mythe burlesque et véridique du mimétisme lui-même. L'étude de ses œuvres amène Olivier Maurel, professeur de lettres et auteur de plusieurs ouvrages sur la violence et la non-violence, à proposer en conclusion un complément à la théorie girardienne de l'évolution de l'humanité, complément qui prend en compte la violence éducative infligée aux enfants depuis des millénaires. De plus, l'auteur propose aux enseignants et aux étudiants une grille de lecture qu'ils pourront eux-mêmes appliquer à d'autres œuvres littéraires.
Professeur de lettres retraité, Olivier Maurel est père de cinq enfants et grand-père de huit petits-enfants. De sa jeunesse marquée par les conflits militaires, Olivier Maurel a gardé le refus de la violence et son âme de militant pacifiste.Son expérience de père et d'enseignant et la rencontre avec les écrits d'Alice Miller l'ont convaincu que la violence des hommes tire son origine de celle que les enfants subissent sous couvert d'éducation.Dès lors, à travers des livres très bien accueillis par le public (notamment La Fessée, Questions sur la violence éducative, La Plage, 2001), et l'Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire dont il est cofondateur, Olivier Maurel poursuit ses recherches sur toutes les formes de violences utilisées pour élever et faire obéir les enfants, et sur les moyens d'aider les parents à recourir à des méthodes d'éducation respectueuses.
Le premier se fait appeler Charles Boyer, mais seuls ses amis et sa famille connaissent sa véritable identité. C'est un agent de la " cellule alpha " du service action de la DGSE, de ceux que la France engage dans des opérations clandestines et que certains journalistes d'investigation surnomment " les tueurs de la République ". Le second se fait appeler Abou Djilali al Firansi. Avant de porter ce nom de guerre, ses amis et ses parents l'appelaient Jean. Radicalisé en prison, il a intégré à sa libération un réseau djihadiste avant de faire sa Hijra et devenir un émir de l'Etat islamique dans la zone de combat syro-irakienne. Soldat clandestin français ou combattant du califat, leurs destins de militaire ou de moudjahidine vont se croiser dans cet endroit que l'un appelle le " Cham " et l'autre une " killbox " en zone de guerre. Chacun son point de vue, chacun sa mission, chacun ses choix... Entre fiction et réalité, évitant les clichés, les anathèmes ou les amalgames faciles, ce récit poignant est particulièrement bien documenté. Il nous plonge au coeur de l'hyperviolence de la guerre clandestine menée par les services secrets français contre les cellules djihadistes internationales. En plein coeur des combats, c'est aussi le cri d'amour d'un soldat pour la femme et les enfants qu'il va probablement perdre. Véritable descente en apnée dans la Syrie en guerre, cet ouvrage déroule devant nos yeux, comme dans une expérience de réalité augmentée, l'envers du décor de la guerre contre le terrorisme.
Résumé : Des maisons d'arrêt surpeuplées aux centrales de haute sécurité, Olivier Maurel a tout vu : les rapports humains d'une intensité extrême, la violence, la misère, la folie. Malgré la prise d'otage dont il a été victime, ce "taulier" parvient à évoquer les mutineries, les mutilations que s'infligent les prisonniers, la tragédie des suicides, qu'il s'agisse de gardiens ou de détenus, sans occulter les sujets sensibles tels que l'islamisme, la drogue, la sexualité. Son témoignage montre surtout le paradoxe de la mission de gardien : surveiller des individus condamnés et placés hors du corps social tout en favorisant leur réinsertion à la sortie, soit réussir là où la famille, les services sociaux et l'école ont échoué...
Un petit manuel à l'usage des militants des grandes causes actuelles : réchauffement climatique, biodiversité, féminisme, droits humains... Olivier Maurel est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la défence civile non violente et les origines éducatives de la violence. Apprend re à vivre ensemble, c'est aussi à certains moments de la vie accepter les conflits. Pour les résoudre, parvenir à ses fins, la non violence utilise une panoplie très riche de méthodes qui ont largement fait leurs preuves, et toutes fondées sur le respect des personnes : communication non-violente, médiation, droit, information de l'opinion, non coopération légale, boycott, obstruction civile, programme constructif... Olivier Maurel, nous expose ces stratégies et "armes" terriblement efficaces, à partir d'exemples concrets tirés des luttes civiles d'aujoud'hui.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.