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August Weismann et la génération spontanée de la vie
Maurel Marie-Christine
KIME
12,20 €
Épuisé
EAN :9782841741809
Comprendre pourquoi et comment August Weismann, " père " de la génétique moderne, déclare son accord avec l'hypothèse de la génération spontanée, présente non seulement un intérêt historique, mais également un intérêt épistémologique. Le premier organisme vivant, tel que le décrit Weismann, est distinct de son environnement par sa propre action ; il n'y a donc pas de relations de déterminisme strict, ce qui s'illustre par le fait que ce vivant se conserve et se perpétue en tant que tel dans sa réalité physico-chimique au sein d'un environnement matériel qui a lui-même changé et évolué au cours des temps géologiques. Cette conservation est possible grâce à une continuité génétique à laquelle est liée l'évolution biologique. La vie n'est possible que là où il y a évolution et, c'est précisément ceci qu'August Weismann a mis en valeur quand il s'est penché sur les origines de la vie.
Maurel Marie-Claude ; Mayer Françoise ; Mink Georg
L'Europe est confrontée aux multiples héritages de passés douloureux dont les traces refont surface. Les conflits du XXe siècle se sont soldés par des transferts massifs de population, des changements d'assise territoriale, des pertes de souveraineté qui ont bouleversé les identités nationales, culturelles et ethniques. Confisquée ou occultée pendant plusieurs décennies, la mémoire des persécutions et des massacres, des expulsions et des déportations possède une forte charge d'émotion mémorielle. Le passé devient source de révélations qui s'incorporent à la pâte du présent pour entretenir le ressentiment. A la première occasion, des guerres mémorielles sont prêtes à se réactiver. Peut-on opposer une mémoire refoulée et durcie qui serait la marque de l'Est européen et une mémoire apaisée, ouvrant sur la réconciliation, qui serait l'apanage de l'Ouest ? Une mise en perspective comparative des trajectoires mémorielles souligne les convergences et les phénomènes d'écho mais aussi le risque de désunion mémorielle qui se fait jour. C'est précisément l'une des entrées thématiques que l'ouvrage entend privilégier. Principalement dédié aux représentations mémorielles à l'Est de l'Europe, l'ouvrage rassemble des contributions qui illustrent de nouvelles approches et de nouveaux objets d'étude.
Audouze Jean ; Maurel Marie-Christine ; Orsenna Er
Résumé : Un astrophysicien et une biologiste unissent leurs compétences pour raconter l'apparition et l'évolution du vivant, des premières particules à l'impact parfois dévastateur de l'humanité sur la planète. Des premières étoiles à l'apparition de la vie sur terre, redécouvrir l'histoire de l'univers Un astrophysicien et une biologiste s'associent pour aborder tour à tour une question qui n'a cessé de préoccuper l'humanité : la naissance de l'univers et l'apparition de la vie. Aujourd'hui, les sciences apportent des réponses argumentées à cette interrogation existentielle, explorant la matière et apportant des traces encore inaccessibles il y a peu. Au début était l'univers. On situe sa naissance à environ 13, 7 milliards d'années. Des particules élémentaires jusqu'aux amas de galaxies, cet " ensemble " est soumis à quatre interactions fondamentales : la gravité, l'électromagnétisme et deux forces nucléaires. Dès lors, différentes générations d'étoiles (et leurs groupements, appelés galaxies) se forment au cours du premier milliard d'années. La majorité des éléments chimiques, dont ceux qui façonnent la Terre et la vie qu'elle abrite, vont se former au sein des étoiles, surtout les plus massives. La présence d'eau sur la Terre a joué un rôle crucial. Deux périodes ont ponctué l'évolution et le développement de la vie : la première, marquée par l'absence d'oxygène dans l'atmosphère terrestre ; la seconde par son apparition, il y a environ deux milliards d'années. Après avoir évoqué les principaux travaux relatifs aux mécanismes ayant permis l'apparition de la vie sur Terre, Jean Audouze et Marie-Christine Maurel présentent l'évolution du vivant jusqu'à l'apparition d'Homo sapiens, son empreinte récente dans la transformation des écosystèmes et les craintes suscitées par le réchauffement climatique et l'appauvrissement de la diversité biologique.
Résumé : Ces 4 cahiers permettent à chaque enfant de progresser à son rythme dans les matières fondamentales (français et maths) avec une nouvelle approche par cycles d'enseignements : CP/CE1/CE2 : cycle 2 CM1/CM2/6e : cycle 3 Les notions sont abordées selon une progression cohérente, proposant à chaque fois un rappel de cours, accompagné d'exercices corrigés.
Résumé : La xénobiologie est l'étude des formes de vie créées par la biologie de synthèse. De ces molécules étranges - ADN artificiels, acides aminés transmutés - émergeront peut-être des créatures inédites, comme cela s'est produit il y a 3 milliards d'années sur notre planète. Les scientifiques rejouent désormais le scénario de l'histoire de la vie, et toutes les variations leur sont permises, à la frontière du naturel et de l'artificiel. Dans ce passionnant livre à quatre mains, l'astrophysicien retrace l'immémoriale histoire de "notre" vie, celle que nous connaissons sur Terre et épions ailleurs dans l'univers (l'exobiologie), tandis que la xénobiologiste expose les premiers résultats d'une recherche qui dévoile des formes de vie radicalement nouvelles, dont l'évolution est absolument imprévisible. Cette rencontre aux origines de la vie remet en question notre conception du vivant : et si nous n'étions qu'une forme de vie parmi beaucoup d'autres ? Voilà qui jetterait les bases d'une surprenante "xénophilosophie"...
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.