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Le concept d'existence. Deux études sur Sartre
Maugarlone François-George
BOURGOIS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782267017618
Un alpiniste qui est en proie à la tentation de se jeter dans le précipice mais qui se garde bien d'y céder, une jeune mariée séduite à l'idée de se conduire en pute mais qui reste dans le droit chemin, un garçon de café qui joue à être garçon de café mais qui n'enest pas moins garçon de café, trois exemples que l'apprenti philosophe retourna contre son maître pour démontrer, non sans intention ludique et parodique, qu'une science de l'être qui se fonde sur le néant s'annule elle-même. Le maître ne lui en tint pas rigueur et l'invita au banquet des Temps modernes. Et le disciple aussi insolent que fasciné de récidiver, et d'entreprendre d'expliquer que Sartre fut un père pour n'en avoir pas eu lui-même. Dieu, d'ailleurs, aurait eu sa part dans une gloire qui fut planétaire, pour avoir été déclaré mort. Mais la Révolution française a aussi sa responsabilité, en quoi l'?uvre de Sartre ne saurait être réduite aux sortilèges de l'enfant des Mots, quelle que soit lamagie de leur transcription. Ce n'est pas seulement Sartre, c'est l'homme qui depuis deux siècles essaie de se fonder par soi. Sartre lui-même en a convenu, chez Giolitti, marchand de glaces à Rome. François George Maugarlone, en cette année du centenaire, revendique le titre de témoin de Sartre.
Si agnostique que je sois, j'ai la faiblesse de croire à la valeur éminente du christianisme, en tant qu'il est religion de la victime. Mais, si l'Eglise catholique me fascine, par sa durée et surtout par sa productivité, je me sens incapable d'adhérer à ses dogmes - l'eucharistie, la virginité de la Mère de Dieu me paraissent des preuves de la psychanalyse (qui d'ailleurs en a besoin). C'est pourquoi, avec une insolence qui s'interpose, et quitte à surprendre le lecteur dans sa naïveté paisible, j'invite la sexualité à faire l'irruption incongrue qui répond à sa propre essence. A l'égard aussi de cette déesse inexorable qui contraint les pauvres humains à osciller de l'ascétisme à la pornographie, j'adopte le ton du sceptique, convaincu que plus sage est le vent , comme a dit Montaigne, et que salubre est le vent , comme a ajouté Rimbaud... . . François-George Maugarlone a déjà publié, chez Grasset, A la recherche des disparus (2004) et Retour à Merleau-Ponty (2007).
Résumé : Prisonniers dans une caverne, au-dehors de laquelle règne le vrai soleil, éclairant les réalités authentiques, c'est ainsi que Platon nous a décrits, fondant la métaphysique. Avec sa Nuit étoilée, Van Gogh nous présente une autre image de notre situation dans le monde : nous nous trouvons égarés dans l'espace nocturne entre les étoiles lointaines et leurs reflets dans les eaux profondes. Cette image-là implique une conception de l'histoire de la philosophie en quelque sorte ondulatoire. Sur l'eau, des sillages : F.-G. Maugarlone se propose de traiter moins des grands auteurs que de leurs traces, et de leurs résurgences. Ainsi Platon renaît à la Renaissance et, assimilé par Galilée dans l'ambiance issue du quattrocento florentin, lui, le métaphysicien, se trouve au fondement de la physique moderne. A travers le jansénisme, saint Augustin n'a-t-il pas exercé une secrète action sur la Révolution française ? Freud a reconnu sa dette envers Spinoza. Quant à Marx, le moins qu'on puisse dire est qu'il est à l'origine du marxisme... Reflets dans l'eau, images tremblées, éclatées : moins de dissertations ici que d'aphorismes. Puzzle ? Peut-être, cependant aussi panorama qui va des présocratiques aux néopositivistes. Mais attention, un ouvrage à déconseiller aux dogmatiques...
Entre une préface de philosophie générale et des essais consacrés à quelques littérateurs, plus ou moins grands, quelle différence à première vue, quel disparate! Cependant qui lira avec soin ce recueil en saisira l'unité. En vérité, une seule et même question le soutient: que restera-t-il du XXe siècle? En particulier, le progrès des neurosciences ne laissera-t-il que des ruines du monument Freud?De ce siècle tragique François-George Maugarlone extrait quelques figures, celle par exemple de Robert Brasillach, cherchant à comprendre comment ce fin lettré en vint à hurler avec les pires loups nazis. Faut-il rendre Nietzsche responsable de certaines dérives?Par ailleurs, François-George Maugarlone insiste sur des auteurs qu'il juge significatifs et qu'il a connus personnellement, Cioran, Ionesco, Robbe-Grillet, Sartre dont il a célébré le centenaire au lycée de Laon devant une foule recueillie au souvenir de son éphémère citoyen d'honneur...Il termine sur un commentaire de l'histoire de France de Fernand Braudel, qui avait salué son Histoire personnelle de la France, laquelle a été prolongée par la Présentation de la France à ses enfants.
La France, pour qui sait la voir et la sentir, est un "espace" où les signes se superposent, et y circuler revient souvent à remonter le temps. En faisant l'inventaire littéraire de son pays, François- George Maugarlone part ainsi à la recherche de lui-même et dresse son propre bilan face au miroir d'un sol, d'une terre, qui, s'ils "ne mentent pas", sont ici fort peu barrésiens ou pétainistes... Car l'auteur de la déjà classique Histoire personnelle de la France appartient à une tradition où Chateaubriand s'associe à Sartre, et de Gaulle à Vercingétorix. Et il sait, d'instinct, rencontrer Montaigne en son Périgord, Pascal à Port-Royal, Rimbaud dans les Ardennes, Proust à Illiers-Combray, ou Céline à Meudon. Maniant l'insolence aussi bien que l'érudition, il permet même d'écouter l'improbable dialogue de Nietzsche et de Francis Blanche sur le chemin d'Eze... Histoire, géographie, littérature, philosophie se donnent rendez-vous au cours d'une étrange pérégrination: celle d'un Français qui, avec son héritage de rêves, de savoirs, de souvenirs, entre à son rythme dans le troisième millénaire.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.