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Le concept d'existence. Deux études sur Sartre
Maugarlone François-George
BOURGOIS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782267017618
Un alpiniste qui est en proie à la tentation de se jeter dans le précipice mais qui se garde bien d'y céder, une jeune mariée séduite à l'idée de se conduire en pute mais qui reste dans le droit chemin, un garçon de café qui joue à être garçon de café mais qui n'enest pas moins garçon de café, trois exemples que l'apprenti philosophe retourna contre son maître pour démontrer, non sans intention ludique et parodique, qu'une science de l'être qui se fonde sur le néant s'annule elle-même. Le maître ne lui en tint pas rigueur et l'invita au banquet des Temps modernes. Et le disciple aussi insolent que fasciné de récidiver, et d'entreprendre d'expliquer que Sartre fut un père pour n'en avoir pas eu lui-même. Dieu, d'ailleurs, aurait eu sa part dans une gloire qui fut planétaire, pour avoir été déclaré mort. Mais la Révolution française a aussi sa responsabilité, en quoi l'?uvre de Sartre ne saurait être réduite aux sortilèges de l'enfant des Mots, quelle que soit lamagie de leur transcription. Ce n'est pas seulement Sartre, c'est l'homme qui depuis deux siècles essaie de se fonder par soi. Sartre lui-même en a convenu, chez Giolitti, marchand de glaces à Rome. François George Maugarlone, en cette année du centenaire, revendique le titre de témoin de Sartre.
Histoire personnelle, puisque la cinquième République, j'ai vécu avec elle dès ses débuts, ne l'ayant précédée que de peu avec mes amis Julien Clerc et Laurent Theis, et j'ai poussé le zèle jusqu'à l'assister plus de trente ans dans son sanctuaire du Palais-Bourbon. Vieux fonctionnaire parlementaire, certains se trouveront ainsi trois raisons pour m'honorer de leur discrédit. J'en ajoute une quatrième: j'ai aimé l'Assemblée nationale." Seul un souci de vérité m'anime quand je décris Pompidou en César Birotteau, Giscard d'Estaing en Narcisse se mirant dans les yeux de la France, Chirac en cheval ayant oublié son cavalier et Mitterrand en inventeur d'une forme originale de sincérité, etc. "Notre génération a grandi à l'ombre du général de Gaulle et, la première depuis des lustres à n'avoir pas connu la guerre, a fomenté une pseudo-révolution. Sur les ruines de nos illusions flotte désormais le drapeau gris du sérieux. Il n'y a pas de honte, au vu d'un bilan, à reconnaître les réalités, ce qui laisse une petite chance de les transformer." E-G. M.
Résumé : "Par sa clairvoyance, par l'étendue de son érudition, par ses qualités d'intuition et de raisonnement, par ses procédés inattendus, par son dévouement inlassable à la cause de la connaissance, François-George Maugarlone nous rappelle le seul homme qui jusqu'à lui était parvenu à reconstituer fragmentairement la méthode du maître : Isidore Beautrelet. François-George Maugarlone, c'est un Isidore Beautrelet au service de la phénoménologie existentielle". Justin Gallimard, commissaire principal en retraite.
Entre une préface de philosophie générale et des essais consacrés à quelques littérateurs, plus ou moins grands, quelle différence à première vue, quel disparate! Cependant qui lira avec soin ce recueil en saisira l'unité. En vérité, une seule et même question le soutient: que restera-t-il du XXe siècle? En particulier, le progrès des neurosciences ne laissera-t-il que des ruines du monument Freud?De ce siècle tragique François-George Maugarlone extrait quelques figures, celle par exemple de Robert Brasillach, cherchant à comprendre comment ce fin lettré en vint à hurler avec les pires loups nazis. Faut-il rendre Nietzsche responsable de certaines dérives?Par ailleurs, François-George Maugarlone insiste sur des auteurs qu'il juge significatifs et qu'il a connus personnellement, Cioran, Ionesco, Robbe-Grillet, Sartre dont il a célébré le centenaire au lycée de Laon devant une foule recueillie au souvenir de son éphémère citoyen d'honneur...Il termine sur un commentaire de l'histoire de France de Fernand Braudel, qui avait salué son Histoire personnelle de la France, laquelle a été prolongée par la Présentation de la France à ses enfants.
La France, pour qui sait la voir et la sentir, est un "espace" où les signes se superposent, et y circuler revient souvent à remonter le temps. En faisant l'inventaire littéraire de son pays, François- George Maugarlone part ainsi à la recherche de lui-même et dresse son propre bilan face au miroir d'un sol, d'une terre, qui, s'ils "ne mentent pas", sont ici fort peu barrésiens ou pétainistes... Car l'auteur de la déjà classique Histoire personnelle de la France appartient à une tradition où Chateaubriand s'associe à Sartre, et de Gaulle à Vercingétorix. Et il sait, d'instinct, rencontrer Montaigne en son Périgord, Pascal à Port-Royal, Rimbaud dans les Ardennes, Proust à Illiers-Combray, ou Céline à Meudon. Maniant l'insolence aussi bien que l'érudition, il permet même d'écouter l'improbable dialogue de Nietzsche et de Francis Blanche sur le chemin d'Eze... Histoire, géographie, littérature, philosophie se donnent rendez-vous au cours d'une étrange pérégrination: celle d'un Français qui, avec son héritage de rêves, de savoirs, de souvenirs, entre à son rythme dans le troisième millénaire.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.