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CAVERNE COSMOS - ESSAI D'EXPLORATION
MAUGARLONE F-G.
DU FELIN
18,90 €
Épuisé
EAN :9782866456214
Prisonniers dans une caverne, au-dehors de laquelle règne le vrai soleil, éclairant les réalités authentiques, c'est ainsi que Platon nous a décrits, fondant la métaphysique. Avec sa Nuit étoilée, Van Gogh nous présente une autre image de notre situation dans le monde : nous nous trouvons égarés dans l'espace nocturne entre les étoiles lointaines et leurs reflets dans les eaux profondes. Cette image-là implique une conception de l'histoire de la philosophie en quelque sorte ondulatoire. Sur l'eau, des sillages : F.-G. Maugarlone se propose de traiter moins des grands auteurs que de leurs traces, et de leurs résurgences. Ainsi Platon renaît à la Renaissance et, assimilé par Galilée dans l'ambiance issue du quattrocento florentin, lui, le métaphysicien, se trouve au fondement de la physique moderne. A travers le jansénisme, saint Augustin n'a-t-il pas exercé une secrète action sur la Révolution française ? Freud a reconnu sa dette envers Spinoza. Quant à Marx, le moins qu'on puisse dire est qu'il est à l'origine du marxisme... Reflets dans l'eau, images tremblées, éclatées : moins de dissertations ici que d'aphorismes. Puzzle ? Peut-être, cependant aussi panorama qui va des présocratiques aux néopositivistes. Mais attention, un ouvrage à déconseiller aux dogmatiques...
Un alpiniste qui est en proie à la tentation de se jeter dans le précipice mais qui se garde bien d'y céder, une jeune mariée séduite à l'idée de se conduire en pute mais qui reste dans le droit chemin, un garçon de café qui joue à être garçon de café mais qui n'enest pas moins garçon de café, trois exemples que l'apprenti philosophe retourna contre son maître pour démontrer, non sans intention ludique et parodique, qu'une science de l'être qui se fonde sur le néant s'annule elle-même. Le maître ne lui en tint pas rigueur et l'invita au banquet des Temps modernes. Et le disciple aussi insolent que fasciné de récidiver, et d'entreprendre d'expliquer que Sartre fut un père pour n'en avoir pas eu lui-même. Dieu, d'ailleurs, aurait eu sa part dans une gloire qui fut planétaire, pour avoir été déclaré mort. Mais la Révolution française a aussi sa responsabilité, en quoi l'?uvre de Sartre ne saurait être réduite aux sortilèges de l'enfant des Mots, quelle que soit lamagie de leur transcription. Ce n'est pas seulement Sartre, c'est l'homme qui depuis deux siècles essaie de se fonder par soi. Sartre lui-même en a convenu, chez Giolitti, marchand de glaces à Rome. François George Maugarlone, en cette année du centenaire, revendique le titre de témoin de Sartre.
Si agnostique que je sois, j'ai la faiblesse de croire à la valeur éminente du christianisme, en tant qu'il est religion de la victime. Mais, si l'Eglise catholique me fascine, par sa durée et surtout par sa productivité, je me sens incapable d'adhérer à ses dogmes - l'eucharistie, la virginité de la Mère de Dieu me paraissent des preuves de la psychanalyse (qui d'ailleurs en a besoin). C'est pourquoi, avec une insolence qui s'interpose, et quitte à surprendre le lecteur dans sa naïveté paisible, j'invite la sexualité à faire l'irruption incongrue qui répond à sa propre essence. A l'égard aussi de cette déesse inexorable qui contraint les pauvres humains à osciller de l'ascétisme à la pornographie, j'adopte le ton du sceptique, convaincu que plus sage est le vent , comme a dit Montaigne, et que salubre est le vent , comme a ajouté Rimbaud... . . François-George Maugarlone a déjà publié, chez Grasset, A la recherche des disparus (2004) et Retour à Merleau-Ponty (2007).
Résumé : "Par sa clairvoyance, par l'étendue de son érudition, par ses qualités d'intuition et de raisonnement, par ses procédés inattendus, par son dévouement inlassable à la cause de la connaissance, François-George Maugarlone nous rappelle le seul homme qui jusqu'à lui était parvenu à reconstituer fragmentairement la méthode du maître : Isidore Beautrelet. François-George Maugarlone, c'est un Isidore Beautrelet au service de la phénoménologie existentielle". Justin Gallimard, commissaire principal en retraite.
Dès le titre, on comprend que ce roman va entremêler réel et imaginaire débridé. Cette impression est confirmée par la lecture des premières pages : les événements de mai 1968 sont évoqués sur le mode onirique et fantastique, de même que l?Assemblée nationale (bien connue de l?auteur, il en a été secrétaire des débats), qui sert de décor à ce qui va prendre la forme de la chronique d?une éducation sentimentale, dont le protagoniste principal est un sieur Levéritable, autour duquel gravitent des personnages aux noms résonnant comme des private jokes ou des clins d??il (du sénateur Broutechoux au philosophe Merloir de Beauvartre). De déconcertantes figures féminines se succèdent au fil des déconvenues sentimentales de monsieur Levéritable. A commencer par une dénommée Cosima qui, avant de céder à ses avances, lui impose de recenser les tombes étrusques et de visiter toutes les églises de Rome. Plus tard, alors qu?il est persuadé d?avoir rencontré l?amour absolu dans un funiculaire, il prend la fuite. Une autre fois encore, alors qu?il aperçoit la femme de sa vie sur la rive opposée d?une rivière qu?il s?efforce de traverser pour la rejoindre, elle ne cesse de s?élargir, lui rendant la tâche impossible. Les péripéties inattendues s?enchaînent ainsi, jusqu?à la rencontre avec Dieu qui, faisant preuve à l?égard de ses personnages d?une condescendance compréhensible, leur conseille d?abandonner la physiologie des fantômes pour la chorale des vampires? Ce bric-à-brac quasiment pataphysique multiplie les fausses-pistes et déroute le lecteur pour son plus grand plaisir. Toutefois, au-delà du rocambolesque et de la plaisanterie surgissent des réflexions étudiées qui confèrent à ce roman une secrète gravité.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
L'ouvrage de Gérard Bonet explore l'histoire d'une "¬ agence oubliée¬" , Inter-France. Officine patronale sous le Front populaire, elle s'impose dès 1938 comme la plus vaste entreprise de manipulation de l'opinion publique en province. En moins de 10ans, sous l'impulsion de Dominique Sordet, Inter-France va devenir la plus importante des agences de presse de l'Occupation. Des centaines de titres des deux zones, de ceux qui irriguent les terroirs et sont lus, chaque jour, par des millions de lecteurs, y puisent le coeur de leur information. D'abord nationaliste, puis ouvertement collaborationniste, enfin franchement hitlérienne, c'est l'un des plus formidables outils de propagande au service de la collaboration avec les nazis. Ne négligeant aucune source, exploitant la cartographie et s'appuyant sur un solide appareil critique, ce livre, complet et précis, apporte un éclairage inédit sur les "¬années noires¬" et l'histoire de la presse. Gérard Bonet est journaliste honoraire et docteur en histoire. Il travaille sur l'histoire de la presse des XIXe et XXe siècles.
Aware, vous avez dit Aware ? Bingo ! Alors bienvenue dans le merveilleux monde de Jean-Claude V.D., le mythique et populaire art-martien qui a toujours un avis sur tout. Plus qu'un langage, c'est une véritable philosophie de conteur que déballe avec fraîcheur notre héros devant son autre. Unique. Délicieuse... Avec cet ouvrage, vous allez enfin pouvoir laper à grandes gorgées les savoureuses pensées de notre ami belge. Zygomatiques... et TOC : pimentez vos soirées, bluffez vos amis, et surtout... RÉGALEZ-VOUS !