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N° 117
Mattei Edouard
JOELLE LOSFELD
18,20 €
Épuisé
EAN :9782070787036
L'enfance pour un gamin, entre 1930 et 1943, c'est d'abord la Touraine où il est confié à une nourrice, dans un petit village où tout semble simple, aimable et facile : l'éveil. C'est ensuite Paris, sa démesure, son mouvement incessant, ses mirages, c'est la communale, le cinéma de quartier, les music-halls avec les voix de Fréhel, Damia, Trenet, la brasserie du dimanche, les balades sur les Grands Boulevards, le long du canal Saint-Martin, les premiers bobos : la vie de famille. C'est en 1940 la drôle de guerre, les slogans, les peurs, l'exode : le Mal à découvert. C'est enfin après le divorce des parents, sous la garde espérée de Dieu, le collège dans la Marne où il est le n° 117, les rigueurs de l'internat, les exigences de la sainteté, les doutes : la solitude. L'enfance, c'est aussi les séparations, les ruptures, les interrogations sur l'amour et sur les êtres qui l'entourent, adorés, redoutés, mystérieux avec leurs vérités et leurs mensonges : son apprentissage.
Résumé : Le pythagorisme ne se réduit pas à un mouvement historique qui serait la source oubliée de la science moderne. Par son souci d'unifier les lois de l'univers à partir d'une mathématique pure, il constitue un mode de pensée qui reste vivace chez les hommes de science ; d'une façon parallèle, son intuition que les êtres de la nature jouent sur le clavier des analogies, en une mystérieuse correspondance qui fascinera Baudelaire, Balzac, Nerval ou Mallarmé, conserve sa fécondité pour la majorité des artistes. A travers la figure fascinante de Pythagore, Jean-François Mattéi donne à comprendre cette mutation unique qui, il y a vingt-cinq siècles, fit basculer la Grèce d'un mode de pensée religieux à un mode de pensée rationnel.
Le 26 décembre 2004, les vagues du tsunami ravagent les côtes d'Asie du Sud-Est et emportent avec elles plus de 200 000 personnes, enfants etadultes. Une déferlante planétaire de générosité s'élève aussitôt pour secourir les victimes et exorciser ces images de cauchemar qui inondentnos écrans. Une formidable mobilisation humanitaire commence. Près d'un an plus tard, elle est loin d'être achevée. Si cette tragédie a frappé les esprits, elle a aussi très vite soulevé débats et polémiques. Qu'ont fait les associations humanitaires avec les dons du tsunami? Sont-elles capables de remplir le contrat moral que des millions de personnes ont signé avec elles? Comment sont-elles contrôlées? Au-delà de la question de l'utilisation de l'argent, c'est le sens même de l'action humanitaire qui est enjeu. On assimile aujourd'hui la cause humanitaire à l'action d'urgence, alors qu'elle donne sa pleine mesure dans les effets durables qu'elle produit. Comme si l'on pouvait se contenter de sauver quelqu'un de la noyade pour ensuite l'abandonner sur la berge. Ce livre est un plaidoyer pour une vision plus ample de l'action humanitaire, dans l'Asie de l'après-tsunami comme à nos portes. Il soutient aussi une conviction: les plus fragiles d'entre nous ne sont pas condamnés à être les damnés de la terre.
Whitehead affirmait que la tradition philosophique de l'Occident était une série de notes au bas d'une page de Platon... Cet ouvrage, interprétation inédite de la pensée platonicienne, tente d'établir comment le disciple de Socrate a fondé la philosophie en articulant le logos dialectique et l'hypothèse des Idées (eidos). Une même structure de pensée, présente aussi bien dans les récits mythiques que dans les discussions scientifiques, se dégage ainsi des dialogues pour évoquer la formation de l'âme et l'ordre du monde (cosmos), la loi qui gouverne la cité (nomos) et l'enseignement moral du mythe (muthos), du récit de la caverne à la légende de l'Atlantide.
Résumé : "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement", et pourtant, rien de plus énervant qu'une copie que l'on peine à rédiger... ou à déchiffrer ! Vous avez du mal à exprimer vos idées, à organiser un brouillon, à maîtriser les règles de ponctuation ? Rassurez-vous, cela s'apprend ! Ce "Mémo" pensé et rédigé par une professeur de lettres vous propose 21 sujets et exercices corrigés : commentaire de texte, rapport de stage, analyse de l'image, introduction et conclusion, et bien d'autres encore. Grâce à des exemples concrets et de précieux conseils, apprenez les règles à respecter et découvrez les recettes qui retiendront l'attention de votre lecteur.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
Dans une Floride appartenant à un futur proche, un "meilleur des mondes" à la fois sombre et extrêmement vivant - finalement assez peu différent du nôtre -, quelques personnes âgées habitent dans les caravanes d'un village pour retraités. Parmi eux Vincent Margiotta et son épouse Lillian, un couple de septuagénaires qui ne cessent de se quereller depuis que cette dernière a décrété vouloir vivre seule. Ils reçoivent la visite de Denise, leur petite-fille, et de son ami Tink qui vont emmener Vince et l'une de ses amantes, Vola Byrd, dans un voyage vers Key West, pour tenter d'escroquer des trafiquants de drogue... Joe Ashby Porter invite le lecteur dans un feu d'artifice où l'on croise les figures d'Hemingway et de Gertrude Stein, de Fidel Castro, ou encore de Winnie Mandela. Dans ce roman plein d'humour, la vie, l'amour et la mort sont étroitement mêlés.
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante, étouffante, que fait sur l'âme de l'adolescent qu'il est encore le monde affreux qu'est le nôtre. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, , vrai, sans faiblesse, sans complaisance, fait vivre intensément grâce à une intrigue très simple : Etienne et Marcel, deux tres jeunes gens de Belleville, sont tous les deux épris, d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, Ieur timidité, leur inexpérience de la vie compliquée d'un manque total d'illusion, leur sensualité qui se cherche, les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte, après des tentatives amoureuses décevantes, trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible, mais ce n'est là que l'apparence d'une heureuse conclusion. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère