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Paris occulte. Alchimistes de l'ombre, spirites inspirés, mages sulfureux, traqueurs de fantômes et
Matot Bertrand
PARIGRAMME
19,90 €
Épuisé
EAN :9782373950731
?Si Paris a toujours dialogué avec les forces de l'esprit, c'est au milieu du XIXe siècle que la fascination pour les sciences occultes prend une ampleur inédite. Dans les salons de la bonne société et jusqu'au palais des Tuileries - où Napoléon III tente d'entrer en contact avec son oncle -, on fait danser les tables pour communiquer avec l'au-delà et les fantômes. Tandis que les alchimistes s'enferment dans leurs cabinets, écrivains ésotériques, artistes médiums, photographes spirites, magnétiseurs et féministes spiritualistes se passionnent pour le surnaturel. Parallèlement, des savants émérites auscultent des spectres dans leurs laboratoires et des personnages étranges s'adonnent à des messes noires. De la Grande Guerre à l'Occupation, la vogue occultiste s'enrichit d'un cortège de personnalités extraordinaires mues par un désir de magie et de mysticisme. Les visions des mages continuent de prospérer dans la littérature, l'art, la presse et la politique : astrologues, voyantes, fakirs, devins et oracles deviennent les gourous des temps modernes.
Résumé : Dans les replis secrets de Paris, des revenants vagabonderaient depuis quelque deux mille ans. A chaque âge ses fantômes. Si la Lutèce gallo-romaine s'efforce de les contenir à distance, le Moyen Age voit s'élancer de macabres farandoles à chaque épisode de peste noire. La sarabande des esprits ne faiblit pas durant l'âge classique ni même au siècle des Lumières. Sous la Révolution, la guillotine tournant à plein régime n'aide pas au repos éternel ; des âmes contrariées mandatent leur fantôme pour le faire savoir. Au XIXe siècle, le chamboulement des grands travaux haussmanniens dérange spectres et farfadets. L'heure est aux esprits qu'on voit partout. Quelques années et une guerre mondiale plus tard, les légions de jeunes gens tombés au front laissent derrière elles une armée de vivants avides de communiquer avec les disparus. Des intermédiaires ne manquent pas de se proposer. Les savants s'en mêlent et parfois s'emmêlent dans le paranormal tandis que la magie du cinéma donne corps à ce qu'on ne peut voir dans la vie ordinaire. L'âge des fantômes est-il aujourd'hui révolu ? Il semblerait que non...
Ce livre propose un modèle du fonctionnement psychique basé sur trois principes. La place centrale attribuée au non-différencié, à l'informe, et aux fonctionnements transitionnels qui en sont le prolongement, comme source vivante de l'adaptabilité de notre psyché aux évolutions du phénomène humain. Un principe de co-émergence, à partir de ce fond non-différencié, du psychisme et de son environnement, l'un ne pouvant se penser séparément de l'autre. Et une succession de ces co-émergences produisant une pluralité de configurations psychiques et de différenciations dedans/dehors qui constituent le Soi Disséminé. Cette pluralité des configurations psychiques individuelles rend compte des différents niveaux de réalité qui sont accessibles à l'humain, et donc aussi du développement de ses capacités créatives et adaptatives. Celles-ci génèrent cependant de la complexité et de l'instabilité auxquelles répondent les différentes modalités de la destructivité, visant à la réduction des différences et des turbulences. Ce modèle, qui se fonde sur les théories psychanalytiques mais propose une révision topique substantielle, permet, à un niveau collectif et sociétal, de mettre en lien l'auto-destruction écosystémique et la complexification du monde. Et, au niveau des traitements psychanalytiques, il invite à porter davantage d'attention à la fonction générative des fonctionnements peu différenciés, et à la fluidité des passages entre des configurations psychiques et des niveaux de réalité différents.
La « remise en jeu » psychanalytique que propose cet ouvrage préfacé par B. Golse rend accessibles à un large public professionnel les concepts innovants développés par R. Roussillon qui, au fil de ses travaux sur la paradoxalité et la symbolisation primaire, propose le paradigme du jeu comme fondement dune théorie psychanalytique élargie des dispositifs symbolisants. Les temps forts de ses théorisations, retracés en introduction par J.-P. Matot, sont repris et développés par Roussillon dans les chapitres quil consacre à la réflexivité, aux souffrances narcissiques identitaires et aux cadres thérapeutiques, prolongés par la discussion des trois présentations cliniques de cliniciens chevronnés, et par la conclusion de M.-F. Dispaux. Le lecteur, pris au jeu dun va-et-vient entre théorie et clinique, est ainsi amené à une « remise en jeu » qui est celle des réponses que chaque clinicien peut apporter à la souffrance de ses patients.
Les perspectives théoriques ouvertes par les deux ouvrages précédents, L'Homme décontenancé (2019) et Le Soi- Disséminé (2020), sont reprises ici sous le double éclairage de la clinique et de la création picturale. L'écoute de patients confrontés aux limites entre l'informe et le chaos, dans les zones incertaines où se mêlent le transitionnel et l'hallucinatoire, la confiance et la persécution, fait surgir les reflets d'oeuvres qui ont tenté de dépasser le visible, la forme, la Figure, pour accéder à l'arrière-fond de l'humain, l'origine du vivant au plus près de l'inanimé. Entre l'objet et l'informe, la peinture du 20e siècle, précédant souvent la psychanalyse, a cherché à rendre visibles, dans ces espaces médiaux où les choses ne sont pas des choses, la matière vivante commune qui n'a pas forme humaine mais dans laquelle nous nous retrouvons néanmoins.
Le Paris de Patrick Modiano est une ville intérieure, à la fois précise et floue. Les époques s'y superposent, de la nuit de l'Occupation aux ombres des années 1960 et de la fin de la guerre d'Algérie. Dans ces décors brumeux évoluent des personnages en apesanteur, toujours en quête de quelque chose ou de quelqu'un, s'efforçant de brouiller les pistes en s'éloignant du centre pour trouver refuge dans des zones neutres, aux confins de la ville. Grand maître des illusions et des enquêtes inabouties, géomètre expert, Patrick Modiano fait de Paris un immense jeu de piste spatial et temporel : "La topographie d'une ville, c'est toute votre vie qui vous revient à la mémoire par couches successives, comme si vous pouviez déchiffrer les écritures superposées d'un palimpseste."
Un vêtement nouveau, révolutionnant les garde-robes, vient rarement de nulle part. Le pourpoint du gentilhomme de cour est emprunté au chevalier en armure, le talon est masculin avant de devenir un symbole de féminité, le pantalon des hommes de 1789 déclasse la culotte aristocratique, la redingote n'est autre que le riding coat d'Outre-Manche adapté à la vie urbaine, la marinière conquiert la terre ferme... Ainsi vont les vestiaires : un vêtement s'impose en même temps qu'il passe d'un sexe à un autre, d'un pays à son voisin, d'une classe ou d'une profession à toute la société. En se détachant de sa fonction première, il se charge de codes et devient éloquent. Dans ce jeu des adoptions et des transferts, Paris, capitale de la mode et plaque sensible de l'histoire, occupe une place toute particulière. Des uniformes militaires aux vêtements de travail, Soline Anthore Baptiste raconte l'histoire de ces étonnants détournements à travers soixante-dix pièces iconiques de la mode.
Godoy Philippe ; Leborgne Dominique ; Dérens Isabe
Où l'on s'égare dans le dédale des cités, villas et impasses entourant l'îlot de "La Campagne à Paris". Où l'on découvre les constructions Art nouveau d'Hector Guimard parsemant le quartier d'Auteuil. Où l'on s'imprègne du souvenir de George Sand, de Frédéric Chopin, d'Ary Scheffer et de Gustave Moreau, baignant le quartier de la Nouvelle Athènes. Où l'on admire, aux alentours du parc Monceau, les hôtels des Pereire, Rothschild, Camondo et Menier, grands banquiers et industriels du Second Empire. Paris s'offre volontiers à qui prend le temps d'y flâner. Il suffit bien souvent de s'aventurer dans une ruelle inconnue ou de pousser une porte pour faire des découvertes. Chemin faisant, un monument, le nom d'une rue, la forme d'une impasse ajoutent au plaisir de la promenade celui de se voir révéler l'histoire des lieux.
Romy, Michel, Yves et les autres... Né à Montrouge, Claude Sautet se décrivait en " pur Parisien ". Il s'établit d'ailleurs à la fin des années 1950 dans un vaste appartement de l'avenue des Gobelins et n'en bougea plus. Ce sédentaire n'a cependant cessé de cultiver les élans des êtres déracinés. Dans ses films comme dans sa vie, des grappes d'amis vont et viennent, s'écharpent ou se réconcilient dans l'habitacle d'une voiture, à la table d'un bistrot ou sous les frondaisons d'une maison de campagne francilienne. Des Choses de la vie à Nelly et M. Arnaud, en passant par Max et les Ferrailleurs, César et Rosalie ou Mado, c'est en portraitiste sensible que Claude Sautet filme les hommes blessés et les femmes libres, qui maquillent leurs désillusions sous la jovialité des grandes réunions de copains et des discussions de comptoir. Cet ouvrage rassemble des documents d'archives inédits et des entretiens avec Sandrine Bonnaire, Jean-Claude Carrière, Brigitte Fossey, Bernard Le Coq, Myriam Boyer...