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De l'informe aux configurations psychiques. (Dé)peindre les processus
Matot Jean-Paul
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343254500
Les perspectives théoriques ouvertes par les deux ouvrages précédents, L'Homme décontenancé (2019) et Le Soi- Disséminé (2020), sont reprises ici sous le double éclairage de la clinique et de la création picturale. L'écoute de patients confrontés aux limites entre l'informe et le chaos, dans les zones incertaines où se mêlent le transitionnel et l'hallucinatoire, la confiance et la persécution, fait surgir les reflets d'oeuvres qui ont tenté de dépasser le visible, la forme, la Figure, pour accéder à l'arrière-fond de l'humain, l'origine du vivant au plus près de l'inanimé. Entre l'objet et l'informe, la peinture du 20e siècle, précédant souvent la psychanalyse, a cherché à rendre visibles, dans ces espaces médiaux où les choses ne sont pas des choses, la matière vivante commune qui n'a pas forme humaine mais dans laquelle nous nous retrouvons néanmoins.
Un sentiment se répand : celui d'une humanité avançant sans réagir vers une catastrophe écologique globale qui va compromettre la vie sur terre. Une question se pose : comment comprendre la déconnexion entre ces sentiments de désespoir et d'impuissance, et la poursuite de modes de vie paraissant les ignorer ? La psychanalyse a introduit dans la première moitié du XX siècle, dans les sociétés occidentales, l'idée d'un Inconscient agissant. Elle a développé quelques moyens d'en modifier les effets dans les souffrances des individus. A-t-elle quelque chose à dire à propos de cette apathie ? Apparemment, pas vraiment. Les réponses, en effet, la dépassent, comme chaque champ de savoir considéré isolément. Le décontenancement de l'Homme se découvre à l'occasion de cette prise de conscience diffuse. Cet essai, s'appuyant sur les développements les plus marquants de la psychanalyse, et sur quelques recadrages apportés par d'autres champs de connaissances, questionne les limites de la topique freudienne et la non-problématisation du statut de la réalité "extérieure".
Harpman Jacqueline ; Matot Jean-Paul ; Minazio Nic
Chez Jacqueline Harpman, les parcours de la romancière et de la psychanalyste procèdent d'une pensée cohérente: l'expérience clinique n'a pas contaminé son oeuvre littéraire; elle l'a nourrie, tout comme sa propre histoire et son propre inconscient. Qui mieux qu'elle même pourrait nous aider à démêler l'écheveau de sa pensée? C'est ce qu'elle nous propose ici à travers quelques textes qui ont jalonné sa réflexion: la plupart sont inédits; ils n'avaient jamais été rassemblés. Alors, à tous ses lecteurs passionnés, il reste à découvrir l'importance du premier chapitre de la Recherche de Proust (et à se souvenir que tiens, tiens, l'héroïne d'Orlanda en avait fait le sujet de sa thèse !), l'ennui suscité par Dan Brown, les relations ambiguës entre " je " et le narrateur, l'individu et son double, les personnages d'Oedipe et d'Antigone, et bien sûr aussi l'engagement pour la cause des femmes... Bref à décrypter les liens entre création littéraire et psychanalyse... des pistes qui permettront sans doute d'explorer bien d'autres textes !
La « remise en jeu » psychanalytique que propose cet ouvrage préfacé par B. Golse rend accessibles à un large public professionnel les concepts innovants développés par R. Roussillon qui, au fil de ses travaux sur la paradoxalité et la symbolisation primaire, propose le paradigme du jeu comme fondement dune théorie psychanalytique élargie des dispositifs symbolisants. Les temps forts de ses théorisations, retracés en introduction par J.-P. Matot, sont repris et développés par Roussillon dans les chapitres quil consacre à la réflexivité, aux souffrances narcissiques identitaires et aux cadres thérapeutiques, prolongés par la discussion des trois présentations cliniques de cliniciens chevronnés, et par la conclusion de M.-F. Dispaux. Le lecteur, pris au jeu dun va-et-vient entre théorie et clinique, est ainsi amené à une « remise en jeu » qui est celle des réponses que chaque clinicien peut apporter à la souffrance de ses patients.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.