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Y a-t-il une langue maternelle ? Ce que disent les écritures francophones
Mathieu-Job Martine
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037020123
Les écrivains francophones habitent de moins en moins des identités nationales stables. Les appréhender par le biais exclusif des appartenances culturelles est donc insatisfaisant et fait trop souvent perdre de vue la qualité même de leurs oeuvres, leur "tremblement" intime. On risque surtout d'occulter ce que leur écriture dévoile de façon exemplaire : une création littéraire repose sur le rapport sensible, imaginaire, que tout auteur noue à la langue. La prévalence du sensible, exacerbée dans les oeuvres qui s'engendrent entre deux langues, offre un effet loupe qui permet de réévaluer des notions et des représentations rarement contestées. Y a-t-il une langue dont on puisse dire qu'elle est naturellement et immuablement maternelle ? Y a-t-il des appropriations différentes d'une langue selon qu'elle relève d'une tradition familiale ou d'une acquisition personnelle ? Autant de réponses singulières dans les textes, mais qui toutes imposent cette mise en question.
Camus Albert ; Bénisti Jean-pierre ; Mathieu-Job M
Voici une cinquantaine de lettres d'Albert Camus à des proches d'Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Aux lettres et fac-similés sont associées, comme autant de traces d'un univers sensible et partagé, des reproductions d'oeuvres de Louis Bénisti, de photographies et d'autres documents. A la faveur de ce dialogue amical, intellectuel et artistique, Camus exprime son idée et sa pédagogie de la philosophie ou ses exigences et scrupules d'éditeur. Surtout, il se livre en toute confiance et simplicité. Confronté à la maladie et aux difficultés de sa vie affective, il aborde la carrière littéraire à la fois inquiet et empli d'espoir, jusqu'à l'arrivée du tourbillon de la célébrité. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l'écrivain. Elle éclaire aussi l'effervescence créatrice d'une jeune génération dans l'Algérie des années 1930.
On a lu, on lit, on lira Le Fils du pauvre, ce récit que Mouloud Feraoun commence à écrire dès 1939 mais n'achève qu'en 1948 et ne réussit à publier qu'en 1950. Au fil du demi-siècle d'existence des littératures du Maghreb, ou plus largement encore des littératures francophones - entendues comme littératures en français produites par des écrivains dont l'univers créatif se déploie en plusieurs langues et plusieurs cultures - l'oeuvre a acquis un statut de classique. La reconnaissance de la critique, qui contribue aussi pour sa part à légitimer le nouveau champ littéraire maghrébin, se double d'une reconnaissance de l'institution scolaire ou universitaire qui, fréquemment, place en avant ce texte de pionnier, mais au titre discutable de témoignage ethnographique. Cet ouvrage se propose de contribuer à une lecture plus littéraire de l'oeuvre, qui mette en perspective son histoire et sa poétique, et cherche de ce fait à comprendre comment et pourquoi, en dépit de la pseudo-simplicité dont elle a souvent trop vite été taxée, elle est l'emblème d'une certaine littérature francophone.
Dans le sillage de L'Autre et ses représentations dans la culture arabo-musulmane, publié dans la même collection, cet ouvrage prolonge les réflexions engagées autour des perceptions de l'altérité dans le monde arabo-musulman et, plus spécifiquement, de sa relation avec l'Occident. S'ils admettent le rôle primordial joué par les travaux d'Edward Said dans la constitution d'un discours orientaliste, les chercheurs oeuvrant dans le champ des études postcoloniales en discutent certains aspects, en particulier leur tendance à l'anhistoricité et à l'opposition frontale essentialisant Orient et Occident. A partir des notions d'hybridité, d'ambivalence ou de processus de subjectivisation proposées par Homi Bhabha, les articles de ce volume sapent nombre de stéréotypes simplificateurs en explorant dans la nuance la complexité de cette relation et des images qu'elle a générées. Les études mettent en perspective les fluctuations des représentations selon l'époque et la (dé)localisation des points de vue ; elles montrent l'impossibilité de s'en tenir à une vision dualiste figée du fait du dynamisme et du nombre des interactions mobilisées. Plusieurs des auteurs émettent enfin des propositions pour évaluer en termes renouvelés l'interdépendance entre Orient et Occident. Les contributions, d'autant plus stimulantes qu'elles émanent de chercheurs issus de pays et de champs disciplinaires différents, déconstruisent donc antagonismes et cloisonnements stériles et privilégient l'élaboration d'un dialogue ouvert.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.