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Pour une politique d'éducation populaire
Mathieu Jean-Luc
LIBRE SOLIDAIRE
19,90 €
Épuisé
EAN :9782372632027
Au coeur de l'histoire de la France, l'éducation populaire a joué un rôle essentiel dans l'essor démocratique. Le Front populaire, en particulier, a marqué un tournant décisif en propulsant les mouvements d'éducation populaire au premier plan grâce à l'engagement inlassable de Léo Lagrange. Sous le gouvernement Blum, Lagrange est nommé sous-secrétaire d'Etat aux Sports et à l'Organisation des loisirs, créant ainsi pour la première fois un ministère dédié à ces domaines. A la Libération, Jean Guéhenno, chargé d'organiser la direction de la Culture populaire et des Mouvements de jeunesse, élabore un projet d'action culturelle et artistique visant à "fabriquer" des citoyens, projet qui malheureusement a vite tourné court et il démissionne en 1945. L'éducation populaire fait coexister des finalités d'action sociale avec des activités sportives et ludiques, considérées comme un moyen de favoriser I'"empouvoirement" que certains, en France, dénomment aussi "pouvoir d'agir". Ce néologisme trouve ses racines dans le concept anglo-saxon d'empowerment ; visant au renforcement des aptitudes des individus à prendre en main leur vie, il est au coeur de l'éducation populaire. Face à l'urgence démocratique et à la montée des extrêmes, il est crucial de raviver cette tradition dans un pays où toute volonté nationale d'en faire une politique publique a disparu. Aujourd'hui, il ne reste en France que les lambeaux d'une administration et les crédits budgétaires que les milliers d'associations s'échinent à obtenir pour perpétuer cette ambition passée. Ce livre ouvre de multiples voies aux forces déterminées à relever le flambeau d'une grande politique d'éducation populaire en réseau, basée sur la co-construction.
Le problème néo-calédonien va enfin se résoudre. Ce livre analyse les politiques menées depuis une quarantaine d'années, avec une permanence que font clairement apparaître, derrière les querelles politiques de façade surjouées, des mesures concrètes, puissamment aidées par les finances de l'Etat. Les lecteurs retrouveront les accents et les débats qui ont marqué diverses époques : les "propositions" d'Edgard Pisani aussi bien que les mesures concrètes de l'époque Pons- Chirac. Ils comprendront aussi à quoi a abouti le référendum national du 6 novembre 1988 initié par Michel Rocard, et les enjeux de la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean- Marie Tjibaou. Trente ans après, nous y sommes. Les habitants de ce territoire, colonisé il y a 165 ans, vont donc se prononcer, le 4 novembre 2018, pour ou contre son indépendance. La question ne serait pas posée en ces termes clivants si la réponse n'était pas déjà connue. Si une incertitude existait, la date du référendum d'autodétermination, sans cesse repoussée, l'aurait été une fois encore. Jean-Luc Mathieu, qui a déjà consacré un livre à l'opération de "départementalisation" de Mayotte, analyse l'histoire néo- calédonienne des dernières décennies, pour comprendre si ce fut celle d'une décolonisation, réclamée par les uns, ou celle d'une néo-colonisation "en douceur", voulue par d'autres.
L Union européenne n est que l état d organisation, temporairement instable, atteint par des États d Europe au cours d un cheminement qui a débuté au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et qui se poursuit dans les soubresauts d un monde dominé par un capitalisme techniciste et libéral.Quelles sont les étapes de cette évolution, les instruments juridiques, les objectifs économiques et politiques de la mécanique communautaire? Cet ouvrage se propose d aider le lecteur à déchiffrer, derrière les textes, les réalisations, les projets et les échecs, les forces à l uvre donnant un sens à une histoire qui ne se réduit pas au droit. Biographie de l'auteur Jean-Luc Mathieu est conseiller maître à la Cour des comptes.
Quelques années après avoir décortiqué l'extrême faiblesse des politiques de "santé publique" en France, l'auteur élargit considérablement le spectre de ses analyses à l'ensemble des facettes du "système de santé" français. Il analyse toutes les tentatives de réformes, depuis un quart de siècle, en commençant par celle du gouvernement d'Alain Juppé, en 1996, combattue par les syndicats des personnels soignants et largement abandonnée. L'étude porte ensuite sur la succession de diagnostics pertinents des défauts du "système de santé" et les écueils sur lesquels la plupart des réformes préconisées se sont brisées. Les conséquences sont évidentes : les "déserts médicaux" et l'engorgement des "urgences hospitalières" sont les plus connues. Le "scalpel" de l'auteur va jusqu'à l'identification des causes, bien connues mais toujours irréformables. En 2018, la Haute Autorité de Santé estimait que, si des réformes avaient été faites au lieu d'être systématiquement écartées, la "dépense courante de santé" pourrait chaque année être de 50 milliards inférieure, avec une amélioration de la qualité des soins et une diminution de l'iniquité du système. Et le Président Macron déclarait la même année : "Nous devons restructurer le système pour les 50 années à venir" plaidant pour "un système qui doit mieux prévenir, être centré sur le patient es sur la qualité des soins." Sur cette lancée, totalement abandonnée depuis 2019, l'auteur décrit ce que serait enfin un "service public de prévention et de soins", si bénéfique à la population, et comment tenter de susciter son adhésion pour briser toutes les résistances.
La société française, bloquée dans d'archaïques structures, s'est condamnée à laisser la plupart de ses territoires évoluer "au fil de l'eau". Les conditions d'une autre évolution, pour éviter par exemple la constitution de ghettos, étaient connues mais n'ont jamais été voulues. Le succès relatif des Parcs Naturels Régionaux montre pourtant que des politiques déterminées sont toujours possibles et génératrices d'équilibres, témoignages de ce que peut faire une République volontaristes. Est-il trop tard ? On peut inverser certaines tendances mais on peut pas ressusciter ce que l'on a laissé mourir.
Latouche Serge ; Jouventin Pierre ; Pasquinet Jean
Cet évènement nous permet sans doute de réfléchir à notre condition et à nos contradictions? Il aura fallu que cela nous touche de manière plus spectaculaire dans notre quotidien pour que l'ensemble de la population se rende compte des méfaits de notre système sociétal alors que le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité, l'exploitation des matières premières, le mépris pour les populations fragiles et bien d'autres calamités ont suscité si peu d'écho. Par contre il est inquiétant que cet état de confinement s'appuie sur la mise en place d'un appareil législatif liberticide dont on ne sait s'il ne va pas perdurer dans notre droit commun? Si nous retrouvons notre vie d'avant, sommes-nous sûrs de changer de paradigme, est-ce que cette société de consommation repartira de plus belle, motivée par la frustration de n'avoir pu consommer ! Les différents textes réunis dans cet ouvrage nous ouvrent des pistes pour réfléchir à ce que nous voulons pour nos vies et surtout pour celles des générations futures qui, de plus en plus, nous mettent face à nos responsabilités.
L'espèce humaine n'a pas inventé la domination masculine : elle l'a transformée. Pourquoi, après tout, y a-t-il conflit entre les sexes ? Et quels sont les ressorts des résistances féminines, conduisant à la mise en échec de la domination masculine chez certaines espèces animales... et chez certaines sociétés humaines ? Ces questions fondatrices, l'auteur propose de les repenser d'abord par la comparaison entre les différentes espèces animales. Il expose ensuite comment les transformations du conflit entre les sexes ont été un facteur de diversification dans l'évolution biologique Ce livre nous invite, entre autres, à renouveler l'analyse du patriarcat et la réflexion sur la possibilité de voies alternatives. Il prend également acte de deux refondations intellectuelles et politiques du féminisme, intervenues à la fin du XXe siècle, souvent mal comprises, parfois ignorées dans le champ intellectuel francophone : l'écoféminisme et la réflexion sur le care. C'est en suivant la trame des liens profonds qui existent entre ces deux courants de pensée que cet ouvrage explore la puissance critique et créative du féminisme.
L'attribution des Jeux olympiques à Paris en 2024 n'a pas soulevé l'enthousiasme de la population francilienne, et pour cause ! Ces Jeux olympiques ont toutes les caractéristiques d'un grand projet inutile et imposé. Décidés de manière antidémocratique, soutenus par une campagne médiatique effrénée qui les présente comme une chance pour la France, ils seront sans nul doute ? comme l'ont été la plupart des éditions précédentes ? non seulement ruineux, mais aussi socialement et écologiquement désastreux. Ils feront la promotion d'un sport dévoyé par l'argent, par le dopage, et favoriseront les sponsors des grandes marques commerciales. De plus, les équipements envisagés dans l'aménagement du Grand Paris vont privilégier ceux qui serviront aux JO, au détriment des besoins des habitants de la région parisienne... Cet ouvrage fait une analyse argumentée et fouillée de l'événement pour dénoncer l'ampleur d'une gabegie qui débouchera sur un véritable scandale.
Ce dictionnaire buissonnier revisite par ordre alphabétique, dans une visée modérément encyclopédique, les mots et les notions relevant de l'état de santé de notre planète : son pouls, la courbe de ses températures, sa radio pulmonaire, son bilan carbone et cardiaque, les détails de sa coloscopie, ses déficits immunitaires, ses états de sévices, ses confitures et ses déconfitures... Parfois, devant la gravité de certains maux ou de certains mots, l'auteur avance des solutions qui sortent des sentiers battus et frisent l'impertinence clinique. Certains trouveront ces antidotes sagaces, d'autres légèrement tirés par les cheveux. Le fond est sérieux et documenté, la forme est ludique, humoristique, parfois iconoclaste. Les solutions proposées ouvrent à la réflexion. L'écologie est souvent traitée sur un mode grave, ici elle est explorée d'une autre manière, l'idée étant que chacun prenne la pleine mesure de la conjoncture et réfléchisse dans la bonne humeur au moyen de s'impliquer personnellement, par des actions individuelles ou des initiatives collectives, dans la sauvegarde de ce qui nous est le plus cher au monde.