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Le sang du capricorne Tome 1 : Zé
Mathieu Bernard
GALLIMARD
14,70 €
Épuisé
EAN :9782070747689
Narigudo (en français : gros nez, ou gros pif) prétend que le c?ur de la fille retrouvée morte au Gato Cor de Rosa, un bordel de la périphérie de Brasilia, a lâché à cause d'une surdose de coke et d'alcool, mais Carmelita, qui se tape le ménage, qui ramasse les carcasses de poulet qu'on retrouve parfois dans les piaules après une séance un peu corsée, est certaine que la petite a été assassinée. La nuit où elle est morte, après avoir longtemps crié, une voiture noire stationnait sur le parking du Gato : une limousine aux plaques estampillées d'un macaron officiel. Zé, le jeune flic tout juste débarqué du bus de Sâo Paulo pour sa première enquête, est convaincu, lui aussi, qu'on a flingué la malheureuse, une de ces adolescentes qui, dans les villages de l'intérieur, tournent autour des bars, des carrioles à pipoca, comme des phalènes hypnotisées par la lumière des lampes à butane. Tout le monde sait... mais le delegado Barreto, à l'envergure de b?uf, aux iris d'un bleu diaphane, presque blanc, soutient que Narigudo, le légiste, dit vrai. Dans cette ville abstraite, posée comme une île au milieu du Planalto désertique, Zé est seul pour mener l'enquête, seul avec Carmelita dont le visage porte, tatouées dans la chair, les avanies d'une existence de chien, Carmelita qui, sous sa blouse en nylon, cache des seins sublimes et des hanches assez galbées pour allumer la mèche du désir qui pendouille au ventre des hommes.
Barreto, vieux flic corrompu, usé au service des puissants, pleure et ne peut plus dormir. Devenu riche au prix de deux meurtres et d'une énième trahison, il quitte Brasilia, ses gosses et la grosse Zulma qui lui servait de maîtresse. Il prend la route des marais immenses du Pantanal, aux confins du Brésil, entre Argentine et Paraguay, où tout se trafique et se vend. A la même heure, à Sao Paulo, le capitaine Otelo court après sa jeunesse foudroyée par la dictature. L'image d'Iris, vue pour la dernière fois couverte de sang dans les locaux de la police politique de l'armée, le hante. C'était au temps de la guérilla mais le pays a-t-il vraiment changé? Zé, tiré de la rue, éduqué comme son propre fils et devenu enquêteur, ne donne plus de nouvelles... Otelo a trop de métier pour ne pas s'inquiéter. A son tour, il va prendre la route sans fin...
Résumé : " A le sentir trembler on a l'impression qu'il rabote laborieusement sa route sur la surface irrégulière de l'Océan. " Voilà le personnage central de ce roman : un cargo très ordinaire en route vers Valparaiso. Ici décrit comme une réalité organique, il est le lieu clos où vont se côtoyer des solitudes en transit. Les souvenirs, les expériences singulières s'échangent au sein d'un rituel quotidien rythmé par les escales, l'errance dans des ports, leur cortège de paumés et de putains. Et puis la traversée s'achève. Le port. Mais était-ce bien le but du voyage ? " Quitter le bateau, c'est retourner dans le froid, s'occuper à nouveau d'affaires, d'amour, se tourmenter... " Ce roman n'est pas un livre de voyage mais le récit d'une expérience, celle de la mer, la proximité des hommes entre eux et ce huis clos qui unit ceux que la mer désire...
On a tué l'homme qu'elle aimait. Ivre de chagrin, Carmelita quitte Brasilia et se jette dans la folie grouillante de Rio comme on se fiche à l'eau. Son fils aîné de seize ans l'accompagne. Lorsqu'ils descendent du bus, ils ont le sentiment de débarquer dans un ailleurs indéfinissable. La ville est immense, violente, imprévisible et dévore ses enfants. Logés dans le bidonville qui domine le vieux pénitencier où pourrissent des milliers de détenus dont on entend les voix comme autant d'âmes damnées, Carmelita et Emerson comprennent que pour survivre il leur faudra mettre les mains dans la boue noire du crime. Carmelita est mêlée à un sequestro tandis qu'Emerson est enrôlé dans la guerre qui déchire les orgas criminelles des favelas... Une superbe tragédie carioca, un livre inoubliable.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.