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Cargo. Journal d'une traversée océaniques
Mathieu Bernard
JOELLE LOSFELD
5,10 €
Épuisé
EAN :9782070789603
A le sentir trembler on a l'impression qu'il rabote laborieusement sa route sur la surface irrégulière de l'Océan. " Voilà le personnage central de ce roman : un cargo très ordinaire en route vers Valparaiso. Ici décrit comme une réalité organique, il est le lieu clos où vont se côtoyer des solitudes en transit. Les souvenirs, les expériences singulières s'échangent au sein d'un rituel quotidien rythmé par les escales, l'errance dans des ports, leur cortège de paumés et de putains. Et puis la traversée s'achève. Le port. Mais était-ce bien le but du voyage ? " Quitter le bateau, c'est retourner dans le froid, s'occuper à nouveau d'affaires, d'amour, se tourmenter... " Ce roman n'est pas un livre de voyage mais le récit d'une expérience, celle de la mer, la proximité des hommes entre eux et ce huis clos qui unit ceux que la mer désire...
Résumé : Il fait encore nuit sur le plateau central. Barreto ne peut pas dormir : sa vie de flic usé à servir les puissants, la petite maison qu'il habite avec Lene et les gosses, dans la banlieue de Brasilla, sa maîtresse, la grosse Zulma qui s'arrange comme l'as de pique, l'insupportent. Il entasse le magot qu'il vient de voler, au prix de deux meurtres, dans le coffre de sa Bronco et il prend la route de l'Ouest qui conduit vers les marais immenses du Pantanal, vers la Bolivie, le Paraguay et l'Argentine : ces confins du pays où tout s'échange, tout se vend, tout se trafique. Il est riche désormais. Il rêve de ce dont rêvent les types comme lui, à envergure de b?uf, qui ont toujours vécu dans la gêne. A la même heure, sous les frondaisons du parc Ibirapuéra où s'attarde la nuit suffocante de São Paulo, le capitaine Otelo court, comme chaque jour. Il court après sa jeunesse foudroyée par la dictature, il court après le souvenir d'Iris qu'il a vue, pour la dernière fois, couverte de sang dans les locaux du DOI-CODI, la police de l'armée qui luttait contre la guérilla. Il se fait du souci. Pourquoi Zé, le jeune homme qu'il a tiré de la rue, qu'il a éduqué comme s'il était son fils et qui a été nommé enquêteur à Brasilla ne lui donne-t-il pas de ses nouvelles ?
Résumé : Sous un ciel en zigzag est un recueil en dix parties, un roman gigogne qui pourrait être sous-titré " portrait de l'artiste en voyou ". Vendeur de robes de mariées contrefaites puis de voitures d'occasion dont on ignore la provenance, chauffeur routier, le narrateur divague au gré d'un destin incertain dont il espère toujours qu'il lui apportera l'amour d'une femme et des enfants. La Providence finit par l'exaucer. Dans un train, un jour de canicule, il rencontre celle qui deviendra sa compagne. A l'opposé de lui, Isabelle est une intellectuelle de haute volée, souvent absente. Cette union, qui s'apparente à celle de la carpe et du lapin, finit par battre de l'aile et le " héros " s'en tire comme il peut plutôt mal que bien.
Barreto, vieux flic corrompu, usé au service des puissants, pleure et ne peut plus dormir. Devenu riche au prix de deux meurtres et d'une énième trahison, il quitte Brasilia, ses gosses et la grosse Zulma qui lui servait de maîtresse. Il prend la route des marais immenses du Pantanal, aux confins du Brésil, entre Argentine et Paraguay, où tout se trafique et se vend. A la même heure, à Sao Paulo, le capitaine Otelo court après sa jeunesse foudroyée par la dictature. L'image d'Iris, vue pour la dernière fois couverte de sang dans les locaux de la police politique de l'armée, le hante. C'était au temps de la guérilla mais le pays a-t-il vraiment changé? Zé, tiré de la rue, éduqué comme son propre fils et devenu enquêteur, ne donne plus de nouvelles... Otelo a trop de métier pour ne pas s'inquiéter. A son tour, il va prendre la route sans fin...
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.