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Le sang du capricorne Tome 2 : Otelo
Mathieu Bernard
GALLIMARD
19,35 €
Épuisé
EAN :9782070749188
Il fait encore nuit sur le plateau central. Barreto ne peut pas dormir : sa vie de flic usé à servir les puissants, la petite maison qu'il habite avec Lene et les gosses, dans la banlieue de Brasilla, sa maîtresse, la grosse Zulma qui s'arrange comme l'as de pique, l'insupportent. Il entasse le magot qu'il vient de voler, au prix de deux meurtres, dans le coffre de sa Bronco et il prend la route de l'Ouest qui conduit vers les marais immenses du Pantanal, vers la Bolivie, le Paraguay et l'Argentine : ces confins du pays où tout s'échange, tout se vend, tout se trafique. Il est riche désormais. Il rêve de ce dont rêvent les types comme lui, à envergure de b?uf, qui ont toujours vécu dans la gêne. A la même heure, sous les frondaisons du parc Ibirapuéra où s'attarde la nuit suffocante de São Paulo, le capitaine Otelo court, comme chaque jour. Il court après sa jeunesse foudroyée par la dictature, il court après le souvenir d'Iris qu'il a vue, pour la dernière fois, couverte de sang dans les locaux du DOI-CODI, la police de l'armée qui luttait contre la guérilla. Il se fait du souci. Pourquoi Zé, le jeune homme qu'il a tiré de la rue, qu'il a éduqué comme s'il était son fils et qui a été nommé enquêteur à Brasilla ne lui donne-t-il pas de ses nouvelles ?
Résumé : Narigudo (en français : gros nez, ou gros pif) prétend que le c?ur de la fille retrouvée morte au Gato Cor de Rosa, un bordel de la périphérie de Brasilia, a lâché à cause d'une surdose de coke et d'alcool, mais Carmelita, qui se tape le ménage, qui ramasse les carcasses de poulet qu'on retrouve parfois dans les piaules après une séance un peu corsée, est certaine que la petite a été assassinée. La nuit où elle est morte, après avoir longtemps crié, une voiture noire stationnait sur le parking du Gato : une limousine aux plaques estampillées d'un macaron officiel. Zé, le jeune flic tout juste débarqué du bus de Sâo Paulo pour sa première enquête, est convaincu, lui aussi, qu'on a flingué la malheureuse, une de ces adolescentes qui, dans les villages de l'intérieur, tournent autour des bars, des carrioles à pipoca, comme des phalènes hypnotisées par la lumière des lampes à butane. Tout le monde sait... mais le delegado Barreto, à l'envergure de b?uf, aux iris d'un bleu diaphane, presque blanc, soutient que Narigudo, le légiste, dit vrai. Dans cette ville abstraite, posée comme une île au milieu du Planalto désertique, Zé est seul pour mener l'enquête, seul avec Carmelita dont le visage porte, tatouées dans la chair, les avanies d'une existence de chien, Carmelita qui, sous sa blouse en nylon, cache des seins sublimes et des hanches assez galbées pour allumer la mèche du désir qui pendouille au ventre des hommes.
Résumé : Merlin a fait une tête d'électrisé en me voyant pénétrer dans son bureau ! J'ai compris que quelque chose clochait. J'ai baissé les yeux et, entre le bas du meuble et la moquette, j'ai aperçu un pied : un pied de femme aux ongles cramoisis. Avec toutes ces cochonneries électroniques qui guettent, qui se tiennent prêtes, de jour comme de nuit, à vous aboyer leurs messages à la gueule, avec les innombrables Brutus qui hantent les couloirs, le poignard dégainé, il faut de la tripe pour baiser au bureau. Même si on est le boss de la boîte !
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.