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Céret, un siècle de paysages sublimés. 1909-2009
Matamoros Joséphine
GALLIMARD
45,70 €
Épuisé
EAN :9782070125913
Au début du XXe siècle, Céret est une petite ville à l'urbanisation très dense, aux rues étroites, structurées par de hautes maisons bien intégrées dans le paysage. À proximité, le petit port de pêche de Collioure, devenu le haut lieu du Fauvisme en accueillant dès 1905 Matisse et Derain. En 1910, trois artistes font de la ville un foyer de l'avant-garde cubiste: Manuel Martinez Hugué (dit Manolo), Déodat de Séverac et Frank Burty Haviland. Ils seront suivis par bien d'autres, venus de Montmartre et du Bateau-Lavoir: Picasso dès 1911, puis Braque, Juan Gris, Max Jacob, Auguste Herbin, Picabia. A la fin de l'été 1911, Picasso y travaille de concert avec Braque. Juan Gris rejoint Picasso en 1913 et revient en 1921-1922, peignant de magnifiques paysages des collines du col de Boussells et du mont Canigou. Pinchus Krémègne partagera sa vie entre Paris et Céret de son arrivée dans la ville en 1918 jusqu'à sa mort en 1981. Soutine, son condisciple à l'école des beaux-arts de Vilnius, le rejoint de 1919 jusqu'à 1922. Les toiles qu'il réalise à Céret sont marquées par un style violent, expressif et intense. Céret est aussi un lieu d'asile des artistes et des intellectuels parisiens, comme, Jean Cassou, Cocteau, Marc Saint-Saëns, Raoul Dufy et Albert Marquet, qui y trouvent refuge en 1940. C'est ce passage des artistes les plus importants, du début du XXe siècle aux représentants de la création contemporaine, que cet ouvrage se propose de raconter au fil des paysages.
Revue de presse Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition présentée à Céret, musée d'Art moderne, du 12 juin au 19 septembre 2004, et à Roubaix, La Piscine-musée d'art et d'industrie André Diligent, du 9 octobre 2004 au 9 janvier 2005.
Résumé : Dans les années 1800-1840 domine l'idée que les lectrices ne s'approprieraient pas correctement les livres. Leur accès au savoir est limité, sous peine de mettre en péril l'équilibre entre les sexes. Contre ces préjugés, Isabelle Matamoros nous plonge au plus près du quotidien des lectrices et de leurs pratiques. Elle propose non une histoire des représentations et des discours sur la lecture des femmes, mais une histoire genrée de la lecture avec les femmes. Que lisaient-elles ? Quel sens donnaient-elles à leurs lectures ? Ce qui rapproche les femmes qui composent la biographie chorale de ce livre c'est qu'elles lisent. Un peu, beaucoup ; dans leur jeunesse ou tout au long de leur vie ; de manière hésitante ou plus experte ; des romans, de l'histoire ou de la philosophie ; seules, par-dessus l'épaule d'un frère ou d'uni père, entre femmes, ou en société. Si les récits des femmes ici convoqués témoignent du poids des normes, ils laissent surtout transparaître de nombreux usages du livre : se distraire, s'échapper du quotidien, débattre, apprendre, enseigner, ou agir en politique. Et surtout, dans une France corsetée par le Code civil, le désir de s'émanciper.
Cohen Déborah ; Gay Vincent ; Matamoros Isabelle ;
Comment devient-on sujet politique ? Comment ce processus s'alimente-t-il des conflits sociaux ? Comment les individus se transforment-ils au gré de leur politisation ? Depuis une vingtaine d'années. les sciences sociales explorent ces questions d'un regard nouveau, à l'aide du concept de subjectivation politique. Sociologues, anthropologues, historiens et politistes testent ce concept philosophique sur leurs terrains : des pratiques militantes, religieuses. éducatives. sexuelles, culturelles ou économiques sont lues au prisme des processus de subjectivation. Ce livre en constitue la première synthèse scientifique. Il interroge les enquêtes et les sources, les méthodologies et les méthodes de recherche auxquelles ouvre l'analyse de la subjectivation politique. Celle-ci met enjeu une pluralité de processus de désidentification et de réidentification qui invalident la naturalité supposée du sujet (social, politique, racial, sexuel). Les trajectoires de subjectivation politique évoquées au fil du livre concernent des parcours d'individus, de groupes, de collectifs situés en marge des normes dominantes. Qu'elles soient genrées. racisées, religieuses, économiques, militantes ou partisanes, les identités assignées ou revendiquées par ces individus sont minoritaires. En documentant empiriquement leur devenir sujet, les enquêtes réunies ici interrogent toute l'ambivalence des rapports de domination et les possibilités d'émancipation qui se jouent en leur sein. Ce faisant, elles déplacent le regard sur le politique : souvent réduit à sa dimension professionnelle ou institutionnelle. il est appréhendé de manière plus phénoménologique comme horizon de l'agir en commun.
Happé par la lumière du midi et ne voulant plus subir les contraintes d'aucune théorie, Matisse arrive le 16 mai 1905, pour passer l'été, dans le petit port catalan de Collioure. Là, racontera-t-il plus tard, "travaillant devant un paysage exaltant, je ne songeais qu'à faire chanter mes couleurs, sans tenir compte de toutes les règles et les interdictions". Le jeune Derain le rejoint au début de juillet. Une solide amitié se noue entre les deux hommes, engendrant une collaboration picturale d'une rare fécondité. A la fin de l'été, les deux artistes ont énormément produit. De ces quelques semaines d'intense activité naissent d'éclatants chefs-d'oeuvre dont la violence et l'aspect parfois inachevé vont dérouter le public parisien. C'est le début du fauvisme, qui marquera le XXe siècle. L'exposition "Matisse-Derain: Collioure 1905, un été fauve" rassemble les oeuvres faites à Collioure et parfois terminées à Paris. Les problèmes de la couleur pure sont primordiaux dans la construction du tableau et la libération des artistes face au sujet. Les oeuvres réalisées par Matisse et Derain à Collioure sont réunies et confrontées pour la première fois aux paysages encore intacts aujourd'hui, créant ainsi un événement à la fois plastique et culturel. Un travail de recherche approfondi a été effectué pour l'attribution des oeuvres à Collioure. Par ailleurs, leur confrontation avec les photographies de l'époque démontre l'importance du sujet et du site de Collioure.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.