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On a marché sur la Terre. Essai sur les voyage de Tintin
Masson Pierre
PU LYON
12,00 €
Épuisé
EAN :9782729709105
Tintin voyage tout autour de la Terre. Il parcourt le monde, d'abord en reporter et en justicier, avant de se faire chasseur de trésors, sous les mers ou dans les montagnes. Ses voyages l'amènent à affronter la réalité sociale, à combattre des régimes politiques, et surtout à s'ouvrir peu à peu à la diversité des peuples : il devient ainsi le défenseur des opprimés, qu'ils soient Chinois, Incas, Noirs ou Tziganes. Plus tard, quand son enthousiasme conquérant déclinera, il voyagera encore pour s'efforcer de sauver un membre de la "famille", Tournesol, Tchang ou la Castafiore. Mais plus le voyage se fait contrainte ou piège, plus son sens s'approfondit. A travers les aventures de Tintin, Pierre Masson explore le contexte historique et idéologique des créations d'Hergé, ainsi que les diverses dimensions symboliques d'une certaine représentation du monde et d'une singulière quête de vérité.
Les deux premières parties de cet ouvrage correspondent à deux études distinctes: la première s'attache à montrer la structure et le fonctionnement d'un roman où Gide agence les multiples facettes de sa personnalité; ce faisant, ce n'est pas seulement le projet secret de l'auteur qui est éclairé, mais aussi les images et les mécanismes de son univers fictionnel. La deuxième procède à la mise au clair des enjeux intellectuels de ce roman où Gide a voulu rassembler non seulement sa conception de l'écriture romanesque, mais aussi ses réflexions d'ordre moral, social et même politique.
Je tire la barre, et laisse au lecteur le soin de l'opération; addition, soustraction, peu importe: j'estime que ce n'est pas à moi de la faire", note Gide, arrivant à la fin de la rédaction des Faux-Monnayeurs. Première oeuvre qu'il ne qualifie plus de "récit" ou de "sotie" et qui bouscule les règles romanesques de l'époque, elle est particulièrement difficile à résumer, tant les intrigues et les points de vue s'enchevêtrent. Dans cette nouvelle édition de l'essai paru en 1990, révisée et complétée par des annexes, Pierre Masson prend en charge "l'opération": il aide le lecteur à démêler les noeuds grâce à une analyse minutieuse de la structure du roman, de la foule des personnages et du symbolisme de la mise en scène. Eclairant également les allusions personnelles égrenées au fil du texte, il s'attache à révéler la singularité du regard gidien.
André Gide et Oscar Wilde : deux personnalités hors-normes. Il nous a semblé opportun, dans ce livre riche en textes et en photos, dont de très nombreuses en couleur, de replacer leur histoire dans un contexte appelé La Belle Epoque, avec ses nombreux salons littéraires, ses cafés, ses revues, ses auteurs et ses artistes, peintres, caricaturistes, créateurs de mode. Nous voyons comment cette courte période, étrangement faste pour la liberté d'expression, a permis l'éclosion de tant de talents mais aussi les limites de la permissivité d'une société vertueuse envers ses saltimbanques. Certains d'entre eux l'ont payé au prix fort : ainsi Wilde, brisé par un procès et des années d'emprisonnement. D'autres, plus prudents, tel Gide, ont senti venir l'orage, et différé provisoirement l'affirmation de leurs goûts. Leurs oeuvres et leur mode de vie ont constitué un véritable laboratoire d'idées neuves, et une tentative pour faire sauter interdits et conformismes. Un travail toujours actuel. (Oscar Wilde sera à l'honneur au Petit Palais, à Paris, du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017).
Composée de 130 lettres échangées entre 1891 et 1934, cette correspondance retrace l'histoire d'une amitié de jeunesse prolongée dans l'âge mûr : celle de l'écrivain André Gide et du peintre Paul-Albert Laurens (1870-1934), fils du célèbre peintre d'histoire Jean-Paul Laurens. Au cours de leur voyage en Afrique du Nord en 1893-1894, épisode décisif longuement évoqué dans Si le grain ne meurt, et auquel les lettres ici rassemblées apportent quantité d'éclairages inédits. Laurens et Gide partagent leurs découvertes touristiques et sexuelles et nouent une relation fraternelle, au point d'en faire une des plus durables et profondes que Gide ait connues. Cette amitié est aussi un réseau : fils unique et bientôt orphelin, Gide a trouvé, avec Paul-Albert Laurens, son frère Pierre et leurs parents, une seconde famille ; il a rencontré enfin, avec eux, un milieu d'artistes et d'écrivains, qu'il n'a plus quitté.
Il y a 10 ans, le 23 janvier 2002, Pierre Bourdieu disparaissait.Intellectuel engagé, il portait une attention passionnée aumonde, non seulement comme objet d'étude mais aussi commechamp d'intervention citoyenne. Fondateur d'une théoriesociologique, adossée à des enquêtes de terrain qui ont faitdate (sur l'Algérie, sur l'école, sur la précarité, etc.) et fait delui le sociologue le plus cité et discuté au monde, il fut aussiun acteur infatigable des luttes contre le néo-libéralisme etcontre les formes les plus brutales de la mondialisation. De cescombats, dans lesquels il investissait l'exigence critique dusociologue, il a tiré des livres décisifs comme La Misère dumonde, des textes d'intervention incisifs (Sur la télévision,Contre-feux, etc.) et une collection d'ouvrages militants(Raisons d'agir) créée au lendemain du mouvement social dedécembre 1995. La présente initiation à la sociologie deBourdieu est le fruit de la collaboration d'un sociologue(Patrirk Champagne) et d'un historien (Olivier Christin), deuxchercheurs qui ont longtemps travaillé avec lui et avec le soucid'investir sur leurs terrains respectifs (la crise de l'agricultureet le journalisme pour l'un; l'histoire religieuse pour l'autre)quelques-uns des concepts et des outils critiques de son travailsociologique. Ils ont ici choisi d'en présenter les troisprincipaux: les concepts d'habitus, de capital et de champ, enplace dès les recherches de Bourdieu en Algérie (1958-1961),mais sans cesse repris et développés au fur et à mesure de sesenquêtes. De la théorie à l'enquête, de l'investigation àl'abstraction, la praxis de l'oeuvre définit une philosophierefondant les sciences sociales.