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Gide et Laurens. Correspondance, 1891-1934
Masson Pierre ; Wittmann Jean-Michel ; Gide André
PU LYON
20,00 €
Épuisé
EAN :9782729708948
Composée de 130 lettres échangées entre 1891 et 1934, cette correspondance retrace l'histoire d'une amitié de jeunesse prolongée dans l'âge mûr : celle de l'écrivain André Gide et du peintre Paul-Albert Laurens (1870-1934), fils du célèbre peintre d'histoire Jean-Paul Laurens. Au cours de leur voyage en Afrique du Nord en 1893-1894, épisode décisif longuement évoqué dans Si le grain ne meurt, et auquel les lettres ici rassemblées apportent quantité d'éclairages inédits. Laurens et Gide partagent leurs découvertes touristiques et sexuelles et nouent une relation fraternelle, au point d'en faire une des plus durables et profondes que Gide ait connues. Cette amitié est aussi un réseau : fils unique et bientôt orphelin, Gide a trouvé, avec Paul-Albert Laurens, son frère Pierre et leurs parents, une seconde famille ; il a rencontré enfin, avec eux, un milieu d'artistes et d'écrivains, qu'il n'a plus quitté.
Ce manuel est un guide des pratiques fondamentales pour l'application de la méthode biodynamique. Il est destiné aux agriculteurs professionnels qui souhaitent débuter ou progresser dans cette voie, Les jardiniers y trouveront aussi de précieux conseils. Il décrit la manière d'employer les préparations à pulvériser, le compostage biodynamique, les pralins, les badigeons, l'usage des différentes tisanes et extraits végétaux comme protecteurs ou stimulants de la vie du sol et des plantes, etc. Des chapitres spécifiques sont consacrés aux semences, aux engrais verts, aux grandes cultures, à l'élevage, au maraîchage, à l'arboriculture et à la viticulture. En plus des aspects pratiques, le lecteur trouvera au fil du texte des éléments de fond qui caractérisent cette agriculture. L'urgence de la situation planétaire et Ici responsabilité de l'agriculture dans la modification des écosystèmes ainsi que le changement climatique annoncé donneront une importance grandissante à l'agriculture biodynamique. Celle-ci possède de nombreux atouts pour produire des aliments de qualité en développant la fertilité des sols et en favorisant des systèmes agricoles diversifiés, autonomes et durables.
Masson Pierre ; Monoyez Olivier ; Masson Geneviève
Si l'intérêt de Gide pour les peintres se maintint tout au long de sa vie, il prit des formes variées dont le présent volume, dans le prolongement des publications documentant ses liens avec Maurice Denis, les Van Rysselberghe ou les Bussy, permet de saisir la diversité, à défaut d'en embrasser la totalité. Il permet surtout d'apprécier l'évolution du rapport de Gide avec les peintres, à mesure que son oeuvre se développait et que sa figure de "contemporain capital" s'affirmait. La valeur expressive de la peinture figurative n'a jamais cessé d'émouvoir et d'intéresser André Gide, qui y voyait l'une des voies privilégiées pour mettre au jour des vérités seulement pressenties par l'âme et les sens dans leur confrontation au réel. Ce corpus inédit, qui éclaire l'amitié qui liait André Gide à des artistes comme Odilon Redon ou le fresquiste René Piot, donne aussi l'occasion de mettre en lumière le soutien de l'écrivain, familier des galeries et des salons, à ses contemporains, notamment par l'achat de leurs oeuvres. Ce volume réunit des échanges épistolaires entre André Gide et Mariano Andreu, Eduard Bargheer, Jacques-Emile Blanche, André Bourdil, Albert Brabo, Maurice Brianchon, Raoul Dufy, André Dunoyer de Segonzac, René Iché, Louis Jou, Marie Laurencin, Imre Pérely, René Piot, Odilon Redon, William Rothenstein, Walter Sickert, Paul Signac, Emmanuel Viérin.
Le 21 novembre 1912, la Nouvelle Revue française (NRF) décide de ne pas publier Du côté de chez Swann, alors intitulé Le Temps perdu, de Marcel Proust. Ils sont six à diriger la revue, mais c'est André Gide qui portera la responsabilité de cette décision, une "impardonnable erreur" qu'il regrettera jusqu'à la fin de sa vie. Dès lors, Gide apparaîtra comme l'ennemi de Proust, et avec lui d'une certaine littérature. En s'appuyant sur la correspondance échangée par les deux hommes, Pierre Masson, l'un des plus grands spécialistes d'André Gide, apporte un nouvel éclairage à cet épisode célèbre de l'histoire littéraire et démontre que leur dialogue fut riche, bien que compliqué. Car si Gide et Proust vouaient tous deux un culte à l'art, ils ne concevaient pas la littérature de la même manière, le premier la voyant comme une mission, le second comme une manière de donner forme à sa vie. Car si l'un et l'autre vivaient leur homosexualité de manière cachée, ils n'envisageaient pas de la dévoiler au même rythme et Proust, d'une certaine façon, semblait incarner tout ce que Gide souhaitait refouler. C'est donc à une conversation (parfois heurtée) entre deux figures capitales de la littérature du xxe siècle que Pierre Masson nous invite à participer, où l'on croisera également Fiodor Dostoïeski, Oscar Wilde ou Gabriele d'Annunzio, le tout dans un style d'une limpidité et d'une élégance rares.
André Gide et Oscar Wilde : deux personnalités hors-normes. Il nous a semblé opportun, dans ce livre riche en textes et en photos, dont de très nombreuses en couleur, de replacer leur histoire dans un contexte appelé La Belle Epoque, avec ses nombreux salons littéraires, ses cafés, ses revues, ses auteurs et ses artistes, peintres, caricaturistes, créateurs de mode. Nous voyons comment cette courte période, étrangement faste pour la liberté d'expression, a permis l'éclosion de tant de talents mais aussi les limites de la permissivité d'une société vertueuse envers ses saltimbanques. Certains d'entre eux l'ont payé au prix fort : ainsi Wilde, brisé par un procès et des années d'emprisonnement. D'autres, plus prudents, tel Gide, ont senti venir l'orage, et différé provisoirement l'affirmation de leurs goûts. Leurs oeuvres et leur mode de vie ont constitué un véritable laboratoire d'idées neuves, et une tentative pour faire sauter interdits et conformismes. Un travail toujours actuel. (Oscar Wilde sera à l'honneur au Petit Palais, à Paris, du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017).
Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir proposé à ses élèves d'étudier des caricatures du prophète Mahomet, fut étudiant à l'université Lumière Lyon 2 et à l'université Jean Moulin Lyon 3. En 1995, dans le cadre de sa maîtrise, il soutenait un mémoire de recherche consacré à l'usage et à la symbolique de la couleur noire dans la société française de 1815 à 1995, s'appuyant principalement sur des sources littéraires et picturales. A l'initiative de Christophe Capuano, les Presses universitaires de Lyon ont décidé de publier ce texte afin de faire entendre la voix d'un apprenti historien doté d'une forte culture littéraire, d'une réflexion à la fois fine et audacieuse, enfin d'une grande sensibilité aux images. Ce texte présente également l'intérêt d'apporter un témoignage sur la manière dont l'université formait les futurs historiens et enseignants en histoire il y a 25 ans. Christophe Capuano et Olivier Faure y ont ajouté une préface et les compléments scientifiques et bibliographiques indispensables. Mais, comme le souligne l'avant-propos rédigé conjointement par Nathalie Dompnier, présidente de l'Université Lumière Lyon 2, et Eric Carpano, président de l'Université Jean Moulin Lyon 3, cet ouvrage constitue avant tout un hommage rendu à un enseignant assassiné dans le cadre de ses fonctions, par deux institutions qui ont contribué à sa formation intellectuelle.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces " jardins secrets " à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre principalement que l'extra-conjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels. Avec une préface de Philippe Combessie, professeur de sociologie à l'Université Paris Ouest, spécialiste de la déviance, de la répression, du contrôle social et des comportements sexuels.