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André Gide et Marcel Proust. A la recherche de l'amitié
Masson Pierre
PU LYON
18,00 €
Épuisé
EAN :9782729712143
Le 21 novembre 1912, la Nouvelle Revue française (NRF) décide de ne pas publier Du côté de chez Swann, alors intitulé Le Temps perdu, de Marcel Proust. Ils sont six à diriger la revue, mais c'est André Gide qui portera la responsabilité de cette décision, une "impardonnable erreur" qu'il regrettera jusqu'à la fin de sa vie. Dès lors, Gide apparaîtra comme l'ennemi de Proust, et avec lui d'une certaine littérature. En s'appuyant sur la correspondance échangée par les deux hommes, Pierre Masson, l'un des plus grands spécialistes d'André Gide, apporte un nouvel éclairage à cet épisode célèbre de l'histoire littéraire et démontre que leur dialogue fut riche, bien que compliqué. Car si Gide et Proust vouaient tous deux un culte à l'art, ils ne concevaient pas la littérature de la même manière, le premier la voyant comme une mission, le second comme une manière de donner forme à sa vie. Car si l'un et l'autre vivaient leur homosexualité de manière cachée, ils n'envisageaient pas de la dévoiler au même rythme et Proust, d'une certaine façon, semblait incarner tout ce que Gide souhaitait refouler. C'est donc à une conversation (parfois heurtée) entre deux figures capitales de la littérature du xxe siècle que Pierre Masson nous invite à participer, où l'on croisera également Fiodor Dostoïeski, Oscar Wilde ou Gabriele d'Annunzio, le tout dans un style d'une limpidité et d'une élégance rares.
Tintin voyage tout autour de la Terre. Il parcourt le monde, d'abord en reporter et en justicier, avant de se faire chasseur de trésors, sous les mers ou dans les montagnes. Ses voyages l'amènent à affronter la réalité sociale, à combattre des régimes politiques, et surtout à s'ouvrir peu à peu à la diversité des peuples : il devient ainsi le défenseur des opprimés, qu'ils soient Chinois, Incas, Noirs ou Tziganes. Plus tard, quand son enthousiasme conquérant déclinera, il voyagera encore pour s'efforcer de sauver un membre de la "famille", Tournesol, Tchang ou la Castafiore. Mais plus le voyage se fait contrainte ou piège, plus son sens s'approfondit. A travers les aventures de Tintin, Pierre Masson explore le contexte historique et idéologique des créations d'Hergé, ainsi que les diverses dimensions symboliques d'une certaine représentation du monde et d'une singulière quête de vérité.
Masson Pierre ; Monoyez Olivier ; Masson Geneviève
Si l'intérêt de Gide pour les peintres se maintint tout au long de sa vie, il prit des formes variées dont le présent volume, dans le prolongement des publications documentant ses liens avec Maurice Denis, les Van Rysselberghe ou les Bussy, permet de saisir la diversité, à défaut d'en embrasser la totalité. Il permet surtout d'apprécier l'évolution du rapport de Gide avec les peintres, à mesure que son oeuvre se développait et que sa figure de "contemporain capital" s'affirmait. La valeur expressive de la peinture figurative n'a jamais cessé d'émouvoir et d'intéresser André Gide, qui y voyait l'une des voies privilégiées pour mettre au jour des vérités seulement pressenties par l'âme et les sens dans leur confrontation au réel. Ce corpus inédit, qui éclaire l'amitié qui liait André Gide à des artistes comme Odilon Redon ou le fresquiste René Piot, donne aussi l'occasion de mettre en lumière le soutien de l'écrivain, familier des galeries et des salons, à ses contemporains, notamment par l'achat de leurs oeuvres. Ce volume réunit des échanges épistolaires entre André Gide et Mariano Andreu, Eduard Bargheer, Jacques-Emile Blanche, André Bourdil, Albert Brabo, Maurice Brianchon, Raoul Dufy, André Dunoyer de Segonzac, René Iché, Louis Jou, Marie Laurencin, Imre Pérely, René Piot, Odilon Redon, William Rothenstein, Walter Sickert, Paul Signac, Emmanuel Viérin.
Composée de près de 150 lettres échangées entre 1928 et 1950, cette correspondance s'est développée principalement à partir de 1943, date à laquelle Jean Armouche, ayant conquis à Tunis l'amitié de Gide devient l'un de ses interlocuteurs privilégiés. Une première période permet surtout de faire connaissance avec Amrouche, ce Kabyle qui vient à Gide sans rien renier de sa culture, et qui espère même la développer au contact de l'influence française. La seconde période (120 lettres entre 1943 et 1950) constitue un document d'histoire littéraire, dans la mesure où la fondation de l'Arche en 1943 va d'abord unir les efforts des deux hommes à Alger, puis entraîner Amrouche dans le maquis éditorial parisien. L'autre grande affaire de ces relations est la préparation, puis la réalisation des entretiens radiophoniques, Amrouche inventant un genre qui allait être sa plus belle réussite. De façon plus discrète se révèle une dimension historique : après les démêlés de Gide avec les communistes, c'est Amrouche qui se trouve de plus en plus écartelé entre son amour de la culture française et sa fidélité à ses origines. Au total, c'est un dialogue complet qui s'établit, donnant à la figure du dernier Gide un éclairage nouveau en la replaçant dans l'atmosphère de l'après-guerre.
Cette introduction expose les éléments d'une théorie sémiotique qui nous paraissent indispensables et suffisants. En effet, si l'on veut construire rigoureusement des modèles pour l'analyse d'un texte, dès qu'on a pu reconnaître un élément pertinent (un rôle actantiel, une performance, ou un parcours figuratif, ou une valeur sémantique), il faut voir comment il peut, dans la théorie, s'articuler à d'autres éléments pertinents (appartenant au même niveau de description) et selon quelles relations. Il est nécessaire pour cela d'avoir une vue globale de la théorie qui règle ces niveaux et ces relations. Nous pensons que cet ouvrage le permettra suffisamment, les exercices pratiques sont d'ailleurs là pour montrer ce rapport entre les textes analysés et les éléments théoriques.