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Andre Masson Drawings
Masson André
HERMANN
154,90 €
Épuisé
EAN :9782705672645
Prix Renaudot 1964. Ce roman a pour personnage principal le mur de Berlin, longtemps surnommé le mur de la honte. « Sachez qu'il y a maintenant en cette ville-là deux moitiés bien distinctes, l'une d'ombre et l'autre de lumière, et que les avis se partagent sur la question de savoir en laquelle il fait bon vivre. Et c'est la moitié de lumière qui est séparée de tout autre domaine et maintenue là, en suspens sur un vide très sombre : c'est une sorte de regard, qui n'a d'ailleurs rien à voir. Ou un fronton tout lumineux, qui n'est porté par rien et tient en l'air. Ou le front d'un visage qui n'est plus là, ou encore, ce qui est au-dedans du front, ou à l'envers des sourcils, et qui serait coupé de tout le reste, et ne communiquerait plus par le dedans, mais par la surface ou par en haut seulement. Et sachez bien que j'ai vécu là et que si vous en parlez ici devant, vous ne savez pas d'où je viens vraiment, ni de quoi je parle quand je parle tout haut en dormant, mais il est vrai que tu ne m'entends plus parler et rêver, et que je peux rêver tout bas aussi bien, maintenant. »
Résumé : Dans nos sociétés modernes, l'héritage n'est plus réservé aux riches. Transmettre est devenu une norme socio-culturelle au sein des classes moyennes. D'où ce paradoxe en France : l'impôt sur la fortune (ex-ISF) demeure l'impôt le plus populaire tandis que les droits de succession y sont l'impôt le plus impopulaire. Alors faut-il supprimer les droits de succession comme c'est le cas dans d'autres pays européens ? Ou faut-il au contraire les augmenter fortement alors que les inégalités ne cessent de se creuser, et que l'héritage est une composante majeure de l'enrichissement individuel ? Mais n'est-il pas illusoire de penser que la taxation de l'héritage, souvent bien tardive du fait de l'allongement de l'espérance de vie, serait le remède miracle aux inégalités ? Alors, taxer l'héritage ou taxer la fortune courante ? Pour répondre de manière précise et argumentée à ces différentes questions, André Masson a conçu son livre comme un vade mecum destiné à des citoyens qui participeraient à une convention citoyenne sur l'héritage. Fondé sur des données statistiques récentes, concernant notamment le montant des flux annuels de donation et d'héritage, il explore toutes les dimensions du sujet, des polémiques du XIXe siècle sur l'abolition de l'héritage (Marx était contre ! ) à ses différents aspects familiaux, de l'efficacité de l'impôt successoral à son éventuelle réforme. Une bible !
Faut-il envisager les rapports entre générations en termes de lutte ou de coopération ? Quelles sont les motivations des transmissions patrimoniales au sein des familles ? L'État providence doit-il axer ses priorités sur le début ou la fin de la vie, sur l'éducation ou sur la retraite ? Cet ouvrage consacré à l'économie du lien intergénérationnel en donne une vue d'ensemble selon trois volets : l'État, la famille, les interactions entre famille et État. Les politiques doivent-elles renforcer le lien intergénérationnel, en faisant par exemple en sorte que des retraites élevées contribuent à la réussite des jeunes en difficulté ? Ou, au contraire, dénoncer les dérives que connaîtrait un pacte générationnel de l'après-guerre mal adapté aux évolutions actuelles, quitte à privilégier d'autres logiques sociales, fondées soit sur la liberté et la responsabilité des individus, soit sur l'égalité citoyenne ? Au-delà des clivages idéologiques, André Masson éclaire, en tant qu'économiste, les enjeux des réformes à mener dans notre pays confronté au vieillissement et au déséquilibre entre les âges, et analyse les perspectives d'avenir de notre État providence.
On l'a appelé " l'homme-plume " lors de sa première exposition de dessins, en 1924. C'est le poète Georges Limbour qui l'avait ainsi baptisé en souvenir de Paolo di Dono, surnommé " l'oiseau ", et aussi à cause des beaux oiseaux qui peuplaient certaines de ses oeuvres. L'homme-plume s'est envolé en 1987, à l'âge de 93 ans. Ce fut l'un des artistes les plus cultivés de sa génération. Fin connaisseur de poésie, de musique et d'art, intarrissable sur l'art des grands maîtres du passé, il portait un regard curieux et amical sur d'innombrables sujets et sa conversation, où perçaient la générosité et la bonté, était des plus enrichaissantes. A lire cette anthologie, on mesurera l'étendue du savoir d'André Masson. On en retiendra surtout les tensions : en deçà comme au-delà du surréalisme, l'artiste se cherche à travers l'histoire d'une culture. Son parcours se situe dans les contradictions mêmes de l'humanisme contemporain et atteste de son statut d'artiste.
Qui n'a jamais rêvé de vivre dans un village perché sur le plateau d'une île ? Or, ses habitants vont être confrontés à un terrible cyclone. Face à la nature indomptable qui réveille le pire et le meilleur de notre propre nature, survivre tient de la chance, du hasard ou de l'exploit. Et les alliances et les promesses d'un monde meilleur tiendront-elles après la tempête ? En mêlant la tragédie d'une catastrophe naturelle et le souffle épique des westerns, Un temps pour mourir met en scène le combat acharné des hommes face à la puissance des éléments. Mais une fois ce défi passé, un plus grand les attend : veillez à ce que l'ouragan ne s'invite pas dans les âmes. Car les passions humaines ont parfois la violence des tornades.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.