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DES LIENS ET DES TRANSFERTS ENTRE GENERATIONS
MASSON ANDRE
EHESS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782713222283
Faut-il envisager les rapports entre générations en termes de lutte ou de coopération ? Quelles sont les motivations des transmissions patrimoniales au sein des familles ? L'État providence doit-il axer ses priorités sur le début ou la fin de la vie, sur l'éducation ou sur la retraite ? Cet ouvrage consacré à l'économie du lien intergénérationnel en donne une vue d'ensemble selon trois volets : l'État, la famille, les interactions entre famille et État. Les politiques doivent-elles renforcer le lien intergénérationnel, en faisant par exemple en sorte que des retraites élevées contribuent à la réussite des jeunes en difficulté ? Ou, au contraire, dénoncer les dérives que connaîtrait un pacte générationnel de l'après-guerre mal adapté aux évolutions actuelles, quitte à privilégier d'autres logiques sociales, fondées soit sur la liberté et la responsabilité des individus, soit sur l'égalité citoyenne ? Au-delà des clivages idéologiques, André Masson éclaire, en tant qu'économiste, les enjeux des réformes à mener dans notre pays confronté au vieillissement et au déséquilibre entre les âges, et analyse les perspectives d'avenir de notre État providence.
Prix Renaudot 1964. Ce roman a pour personnage principal le mur de Berlin, longtemps surnommé le mur de la honte. « Sachez qu'il y a maintenant en cette ville-là deux moitiés bien distinctes, l'une d'ombre et l'autre de lumière, et que les avis se partagent sur la question de savoir en laquelle il fait bon vivre. Et c'est la moitié de lumière qui est séparée de tout autre domaine et maintenue là, en suspens sur un vide très sombre : c'est une sorte de regard, qui n'a d'ailleurs rien à voir. Ou un fronton tout lumineux, qui n'est porté par rien et tient en l'air. Ou le front d'un visage qui n'est plus là, ou encore, ce qui est au-dedans du front, ou à l'envers des sourcils, et qui serait coupé de tout le reste, et ne communiquerait plus par le dedans, mais par la surface ou par en haut seulement. Et sachez bien que j'ai vécu là et que si vous en parlez ici devant, vous ne savez pas d'où je viens vraiment, ni de quoi je parle quand je parle tout haut en dormant, mais il est vrai que tu ne m'entends plus parler et rêver, et que je peux rêver tout bas aussi bien, maintenant. »
Qui n'a jamais rêvé de vivre dans un village perché sur le plateau d'une île ? Or, ses habitants vont être confrontés à un terrible cyclone. Face à la nature indomptable qui réveille le pire et le meilleur de notre propre nature, survivre tient de la chance, du hasard ou de l'exploit. Et les alliances et les promesses d'un monde meilleur tiendront-elles après la tempête ? En mêlant la tragédie d'une catastrophe naturelle et le souffle épique des westerns, Un temps pour mourir met en scène le combat acharné des hommes face à la puissance des éléments. Mais une fois ce défi passé, un plus grand les attend : veillez à ce que l'ouragan ne s'invite pas dans les âmes. Car les passions humaines ont parfois la violence des tornades.
Leiris Michel ; Masson André ; Miró Joan ; Yvert L
Revue de presse Avec Glossaire j'y serre mes gloses, Michel Leiris propose ce qu'il nomme une «espèce de lexique» et, par ordre alphabétique, aligne des définitions en rafale qui ont vertu de catapultes mentales...
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.