Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la variation
MASSIN
GALLIMARD
12,40 €
Épuisé
EAN :9782070758487
A partir de l'anecdote célèbre du roi Frédéric II proposant à la flûte un thème qui sera à l'origine de L'Offrande musicale, l'auteur esquisse une histoire de la variation en musique, de Frescobaldi à Boucourechliev. Or si l'improvisation, qui est indissociable de la variation, est vieille comme le monde, puisqu'elle précède l'établissement des canons artistiques, elle a pris un développement considérable avec l'apparition, au XVIIe siècle, de la basse continue : désormais, les possibilités de combiner la structure horizontale de la mélodie avec celle, verticale, de l'harmonie (auxquelles s'ajoute le rythme) peuvent être multipliées à l'infini. La variation est un dialogue permanent entre l'identité et l'altérité - c'est le même et l'autre, le combat des contraires, la dualité de l'apollinien et du dionysiaque, de l'apparence et de la réalité, l'opposition platonicienne entre la voix et les souffles, l'opposition philosophique de l'âme et du corps. Dans la variation, chaque transformation ou métamorphose du sujet comporte son renouvellement, au point que, pour Schönberg, c'est le commentaire qui devient le sujet, et non le contraire. Aussi, la variation pourrait-elle être la tentation de retourner à l'envers des modèles existants. Et si c'étaient les variations qui faisaient exister le thème ? Mais l'auteur ne limite pas ses investigations aux différentes formes que prend la variation dans la musique. Il aborde également le domaine des arts plastiques, par exemple en mettant en parallèle la démarche de Hokusai avec le mont Fuji et celle de Cézanne avec la montagne Sainte-Victoire ; de la littérature, avec Joyce, Ponge, Proust ou Queneau ; de la musique de film, du free-jazz et de la techno, de la chorégraphie, de la mode, de la composition des parfums ou de l'assemblage du vin de Champagne. Il est question aussi dans cet essai des Ménechmes, de l'ange et du démon, qui sont peut-être les variantes du même personnage à l'instar du Dr Jekyll et de Mr. Hyde. Ou encore du ciel avec ses nuages, de la mer avec ses vagues, immobiles et changeants comme des musiques de Monteverdi. Enfin, la variation serait-elle la condition du style ?
Résumé : Massin, figure majeure du graphisme et de la typographie dont les ?uvres sont exposées dans le monde entier, se livre dans ces Mémoires qui s'étendent des années 30 au début du XXIe siècle à une prouesse stylistique étonnante : faire éclater le puzzle de son existence et en donner les fragments en désordre. Et c'est un régal d'histoires courtes, drolatiques, absurdes ou tragiques qui sont autant de portraits d'écrivains et d'artistes dont Doisneau, Aragon, Ionesco, Malraux, Queneau, Céline ou Genet qu'il croque par le détail insolite, tendre et amusé. Massin jongle avec son enfance en Beauce, sa jeunesse bohême à Paris, le milieu de l'édition et celui de l'art en homme pressé, en chroniqueur inspiré, curieux et toujours en éveil.
La guerre de 1914-1918, dont on célèbre le centenaire, a mis aux prises 60 millions de soldats dans le monde, dont 9 millions sont morts et 20 millions blessés. A la Triple Entente, qui comprenait la France, le Royaume-Uni et la Russie (sans compter leurs puissances coloniales et les dominions, et sans parler de la Belgique et de la Serbie, envahies), vinrent s'ajouter, au long des combats, le Japon, l'Italie, le Portugal, la Roumanie, enfin les Etats-Unis d'Amérique. Pour leur part, les Empires Centraux étaient faits de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie, puis de l'Empire ottoman et de la Bulgarie. Le fil conducteur de notre ouvrage, plus que la chronologie (dont il est néanmoins fait mention), c'est, au jour le jour et du matin au soir, la vie du soldat. Une existence qui, après quelques mois de combats au corps à corps hérités d'une autre guerre, se passe sous terre, dans la tranchée, dans la boue et avec la vermine. C'est surtout, en dehors de quelques assauts qui durent peu mais font nombre de victimes, l'inaction, qu'on tue en jouant aux cartes, en se racontant des histoires ou en fabriquant des objets avec ce qu'on a sous la main, bois ou métal. Réalisé à partir d'une documentation iconographique riche de 20 000 photos, dont plus de 6 000 sont de source allemande ce qui est rare, cet ouvrage, avec plus de 400 illustrations, installe, en vis-à-vis, les camps adverses. C'est la guerre vue des deux côtés : dans les pages paires, le camp des Alliés ; dans les pages impaires, les Prussiens et les Austro-Hongrois. Libre de tout parti-pris, ce livre propose une façon nouvelle et originale de raconter une guerre qui s'est inscrite dans la mémoire collective des peuples.
Massin nous livre ici, avec une documentation sans faille mais aussi avec poésie et humour, des images des métamorphoses incessantes de notre alphabet.
Massin est parti à l'écoute des villes. Son ouvrage, superbe et truculent, est le fruit d'un an de recherches à la Bibliothèque nationale. On le dévore comme une bande dessinée (Janick Jossin, L'Express). Un passionnant ouvrage qui reconstitue l'ambiance de la ville d'hier.Un livre qui s'écoute... Grâce à Massin et à son livre, qui crie et qui chante, la mémoire des rues ne disparaîtra pas. Il était temps (Michel Caffier, L'Est Républicain). Cette histoire s'étend sur cinq siècles. Elle nous fait entrer de plain-pied dans la ville de notre mémoire (Le Figaro). C'est non seulement à une somptueuse reconstitution du passé par de très belles illustrations que nous convie Massin, mais à un véritable historique de la vie de la cité (Laure Adler, L'Encyclopcedia Universalis). Cela se lit comme un reportage... C'est une promenade bien vivante dans le passé (Le Soir de Bruxelles). Massin a su avec grand art fleurir un dossier iconographique déjà étonnant à lui seul par sa variété, ou mieux, le farcir d'anecdotes qui, l'air de rien, disent tout (Jean-Paul Morel, Le Matin). Quel pittoresque, quel grouillement ! Massin a fait un travail d'enchanteur (Jours de France). Un album somptueusement illustré (Nicole Zand, Le Monde). Admirable et gai (Le Point). Eblouissant. Massin ne se contente pas de rassembler de belles images : il les met en texte (L'Humanité). Une savoureuse histoire de la mode, du costume et des métiers. En même temps qu'un monument d'art graphique, par ce maître incontesté qu'est Massin (Lui). Sur la question, on sera obligé d'utiliser le Mas-sin (Gazette des Beaux-Arts). C'est l'un des plus beaux livres que j'aie vus et lus et qui sait apprendre bien des choses au lecteur, par le texte comme par l'image (Jean-Jacques Brochier, Le Magazine littéraire).
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Reprenant l'idée centrale de son premier ouvrage, Le discours musical, où il montrait que la musique des XVIIème et XVIIIème siècles est une véritable langue que le musicien et l'auditeur d'aujourd'hui se doivent de rapprendre s'ils veulent comprendre ce que nous "dit" cette musique, Nikolaus Harnoncourt l'approfondit ici en abordant les trois compositeurs qui depuis trente ans sont au centre de sa carrière - Monteverdi, Bach et Mozart - et dont il nous donne des interprétations incontestablement novatrices, qui bouleversent toutes nos conceptions musicales héritées du romantisme. Lorsqu'on sait que la musique des siècles passés nous parle, il s'établit entre elle et le musicien du XXème siècle, à l'image de certaines oeuvres (la Passion selon saint Matthieu, les Vêpres de la Vierge) ou de certaines formes (le concerto), un véritable dialogue, qui, loin de tout souci de reconstitution archéologique, est bien une façon nouvelle, active, pourrait-on dire, de penser, de jouer et d'entendre aujourd'hui la musique d'hier.
Pilhofer Michael ; Day Holly ; Jollet Jean-Clément
Résumé : Apprenez une nouvelle langue, la musique ! Expliqué de façon ludique, le solfège n'est pas si compliqué ! Laissez-vous guider et écoutez le CD dès que l'auteur vous y invite. D'abord, prenez le rythme : découvrez les notes et apprenez à compter les temps d'une mesure. Puis laissez-vous aller à fredonner la mélodie : clé de-sol, clé de fa, altérations et intervalles... L'harmonie viendra alors d'elle-même : tonalités majeures et mineures, accords et cadences compléteront vos connaissances. Enfin, la quatrième partie décodera pour vous les grands genres musicaux et les principales formes, de la sonate au rock. Découvrez comment : Lire le nom des notes et déchiffrer une partition ; Garder une pulsation régulière ; Maîtriser les gammes majeures et mineures ; Construire des accords et des cadences ; Reconnaître les genres musicaux et les principales formes instrumentales et vocales.
Lire la musique est un guide analytique complet pour découvrir la notation musicale et les principes de base de la théorie qui gouverne les sept notes et leurs infinies combinations. A partir des informations les plus élémentaires et avec un langage adapté aux débutants également, cet ouvrage offre des notions précises et concises sur le rythme, la tonalité, les gammes, les clés, les intervalles, les pauses et les accords, ainsi que sur tous les signes et les symboles utilisés sur la portée. En outre, l'auteur accompagne ses explications d'exemples musicaux, nombre desquels sont téléchargeables aussi sous forme de pistes audio sur le lien indiqué à l'intérieur du guide : un vaste répertoire de styles et d'instruments différents (du piano au saxophone en passant per la guitare éléctrique et les percussions) étudié pour garantir - à travers l'écoute - une assimilation efficace de tous les concepts exposés. Que vous soyez des néophytes poussés par la curiosité, que vous ayez envie d'apprendre à jouer d'un instrument, de composer vos mélodies ou simplement de perfectionner vos connaissances musicales, ce guide vous conduira, pas à pas, vers la maîtrise du langage fascinant de la musique.
Résumé : Pierre Boulez, compositeur, a toujours su conjuguer en lui-même le poète des sons et le praticien se dotant des tables de la loi musicale pour les briser dès que possible. A divers moments de son itinéraire de créateur, il a éprouvé la nécessité d'écrire comme pour soumettre à l'épreuve du verbe ses intuitions étayées d'analyses parfois méticuleuses avant d'aller au-delà d'elles en composant. Ce livre rassemble des conférences données à Darmstadt au début des années 60 alors que Boulez élabore Pli selon Pli. Elles correspondent à ce qu'écrivait naguère de Boulez son ami Michel Foucault : "L'essentiel pour lui était là : penser la pratique au plus près de ses nécessités internes sans se plier, comme si elles étaient de souveraines exigences, à aucunes d'elles. Quel est donc le rôle de la pensée dans ce qu'on fait si elle ne doit être ni simple savoir-faire ni pure théorie ? Boulez le montrait : donner la force de rompre les règles dans l'acte même qui les fait jouer."