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De la variation
MASSIN
GALLIMARD
12,40 €
Épuisé
EAN :9782070758487
A partir de l'anecdote célèbre du roi Frédéric II proposant à la flûte un thème qui sera à l'origine de L'Offrande musicale, l'auteur esquisse une histoire de la variation en musique, de Frescobaldi à Boucourechliev. Or si l'improvisation, qui est indissociable de la variation, est vieille comme le monde, puisqu'elle précède l'établissement des canons artistiques, elle a pris un développement considérable avec l'apparition, au XVIIe siècle, de la basse continue : désormais, les possibilités de combiner la structure horizontale de la mélodie avec celle, verticale, de l'harmonie (auxquelles s'ajoute le rythme) peuvent être multipliées à l'infini. La variation est un dialogue permanent entre l'identité et l'altérité - c'est le même et l'autre, le combat des contraires, la dualité de l'apollinien et du dionysiaque, de l'apparence et de la réalité, l'opposition platonicienne entre la voix et les souffles, l'opposition philosophique de l'âme et du corps. Dans la variation, chaque transformation ou métamorphose du sujet comporte son renouvellement, au point que, pour Schönberg, c'est le commentaire qui devient le sujet, et non le contraire. Aussi, la variation pourrait-elle être la tentation de retourner à l'envers des modèles existants. Et si c'étaient les variations qui faisaient exister le thème ? Mais l'auteur ne limite pas ses investigations aux différentes formes que prend la variation dans la musique. Il aborde également le domaine des arts plastiques, par exemple en mettant en parallèle la démarche de Hokusai avec le mont Fuji et celle de Cézanne avec la montagne Sainte-Victoire ; de la littérature, avec Joyce, Ponge, Proust ou Queneau ; de la musique de film, du free-jazz et de la techno, de la chorégraphie, de la mode, de la composition des parfums ou de l'assemblage du vin de Champagne. Il est question aussi dans cet essai des Ménechmes, de l'ange et du démon, qui sont peut-être les variantes du même personnage à l'instar du Dr Jekyll et de Mr. Hyde. Ou encore du ciel avec ses nuages, de la mer avec ses vagues, immobiles et changeants comme des musiques de Monteverdi. Enfin, la variation serait-elle la condition du style ?
Résumé : Les célébrités de la rue prend pour cadre des endroits de la capitale comme le Pont-Neuf ou le Palais-Royal, qui composent de véritables villes en miniature. Des charlatans débitent leurs drogues et leurs lazzi sur des tréteaux dressés en plein vent, devant un public de bourgeois et de seigneurs, de grandes dames et de grisettes, de laquais et d'écoliers, d'oisifs et de mendiants, ou de boutiquiers en goguette. On voit passer aussi, bien sûr, des petits marchands ou des colporteurs, qui formaient déjà l'univers des Cris de la ville. Mais ce nouveau livre s'attache à décrire une faune toute particulière et non moins nombreuse sans doute. Dans cette multitude bigarrée, on trouve aussi bien des batteurs de pavé, des prédicateurs en plein vent, des racoleurs (ces "vendeurs de chair humaine" qui recrutaient pour les armées du roi), que des représentants de la jeunesse dorée ou des viveurs dandys à la Lord Seymour. On côtoie des rimeurs burlesques, des bossus facétieux, des ermites insolents ou d'orgueilleux va-nu-pieds ; on croise de faux égyptologues et des inventeurs de religions, des apôtres de phalanstère et des chiffonniers philosophes ; on aperçoit le neveu de Rameau ou la silhouette de noctambules comme Restif de la Bretonne ; on fait enfin la connaissance de personnages fantasques ou extravagants, voire énigmatiques.
Résumé : Qu'est-ce qui fait courir Petit-Prince, ce jeune héros du Branle des voleurs, d'un roman à l'autre, dans Paris ou sur les grands chemins, de bouge en château, ou de prison en couvent ? Toujours prêt au risque et à l'aventure et à travers d'incessantes métamorphoses, Petit-Prince défend vaillamment la forteresse des brigands, sert un chevalier amoureux de onze mille vierges et est épris lui-même de deux femmes qui ne sont pas insensibles à son charme et à sa jeunesse. Il mène le train endiablé de cette chronique romanesque qui nous fait découvrir le mode épique et truculent de la France de Louis XIII où l'on vivait dangereusement. Et le moindre attrait de ce nouveau roman aux rebondissements multiples n'est sans doute pas de nous restituer la langue populaire de l'époque, parfois crue, souvent obscène, mais toujours surprenante.
Massin est parti à l'écoute des villes. Son ouvrage, superbe et truculent, est le fruit d'un an de recherches à la Bibliothèque nationale. On le dévore comme une bande dessinée (Janick Jossin, L'Express). Un passionnant ouvrage qui reconstitue l'ambiance de la ville d'hier.Un livre qui s'écoute... Grâce à Massin et à son livre, qui crie et qui chante, la mémoire des rues ne disparaîtra pas. Il était temps (Michel Caffier, L'Est Républicain). Cette histoire s'étend sur cinq siècles. Elle nous fait entrer de plain-pied dans la ville de notre mémoire (Le Figaro). C'est non seulement à une somptueuse reconstitution du passé par de très belles illustrations que nous convie Massin, mais à un véritable historique de la vie de la cité (Laure Adler, L'Encyclopcedia Universalis). Cela se lit comme un reportage... C'est une promenade bien vivante dans le passé (Le Soir de Bruxelles). Massin a su avec grand art fleurir un dossier iconographique déjà étonnant à lui seul par sa variété, ou mieux, le farcir d'anecdotes qui, l'air de rien, disent tout (Jean-Paul Morel, Le Matin). Quel pittoresque, quel grouillement ! Massin a fait un travail d'enchanteur (Jours de France). Un album somptueusement illustré (Nicole Zand, Le Monde). Admirable et gai (Le Point). Eblouissant. Massin ne se contente pas de rassembler de belles images : il les met en texte (L'Humanité). Une savoureuse histoire de la mode, du costume et des métiers. En même temps qu'un monument d'art graphique, par ce maître incontesté qu'est Massin (Lui). Sur la question, on sera obligé d'utiliser le Mas-sin (Gazette des Beaux-Arts). C'est l'un des plus beaux livres que j'aie vus et lus et qui sait apprendre bien des choses au lecteur, par le texte comme par l'image (Jean-Jacques Brochier, Le Magazine littéraire).
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Quand la musique était rare, sa convocation était bouleversante comme sa séduction vertigineuse. Quand la convocation est incessante, la musique repousse. Le silence est devenu le vertige moderne. Son extase. J'interroge les liens qu'entretient la musique avec la souffrance sonore."
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Ecoutez ! Dans ce nouveau livre, Peter Brook, dramaturge et metteur en scène de renommée mondiale, livre un ensemble de réflexions très personnelles sur le son et la musique - de l'influence surprenante qu'ont eue les spectacles de Broadway sur son célèbre Songe d'une nuit d'été à l'attrait des applaudissements, jusqu'à cet espace ultime de vide qu'est le silence. Le livre est parsemé d'anecdotes sur la vie de l'auteur et de souvenirs de ses réalisations à l'opéra, au théâtre et au cinéma. Peter Brook parle de ses productions les plus remarquables et de ses rapports avec des personnalités comme Truman Capote, Laurence Olivier et Vivien Leigh, avec lesquelles il a travaillé. Il évoque aussi des styles musicaux et des cultures du monde entier. A l'écoute déploie tout le talent et l'acuité de Brook, avec l'esprit et la finesse d'analyse qu'on lui connaît. On y retrouve la veine de ses écrits précédents, sur Shakespeare, et aussi sur le langage et le sens dans Du bout des lèvres.
Résumé : Pierre Boulez, compositeur, a toujours su conjuguer en lui-même le poète des sons et le praticien se dotant des tables de la loi musicale pour les briser dès que possible. A divers moments de son itinéraire de créateur, il a éprouvé la nécessité d'écrire comme pour soumettre à l'épreuve du verbe ses intuitions étayées d'analyses parfois méticuleuses avant d'aller au-delà d'elles en composant. Ce livre rassemble des conférences données à Darmstadt au début des années 60 alors que Boulez élabore Pli selon Pli. Elles correspondent à ce qu'écrivait naguère de Boulez son ami Michel Foucault : "L'essentiel pour lui était là : penser la pratique au plus près de ses nécessités internes sans se plier, comme si elles étaient de souveraines exigences, à aucunes d'elles. Quel est donc le rôle de la pensée dans ce qu'on fait si elle ne doit être ni simple savoir-faire ni pure théorie ? Boulez le montrait : donner la force de rompre les règles dans l'acte même qui les fait jouer."