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Les ennemis des philosophes. L'antiphilosophie au temps des Lumières
Masseau Didier
ALBIN MICHEL
31,40 €
Épuisé
EAN :9782226116635
Les adversaires de Voltaire et de Diderot ont longtemps été considérés comme des esprits rétrogrades voire médiocres. Récusant cette vision manichéenne, Didier Masseau procède à une analyse socio-historique sans exclusive des milieux intellectuels de la France des Lumières et montre comment les stratégies de carrière révèlent des positions instables et des tensions multiples. Sous le terme général d'antiphilosophie se cache en fait une multitude de courants (jansénistes, jésuites, apologistes...) ayant pour seul point commun la haine des philosophes, ces derniers étant accusés de monopoliser les lieux du pouvoir intellectuel et d'imposer une pensée unique. Mais la principale motivation des antiphilosophes est sans conteste la défense du christianisme : il s'agit, en effet, de rappeler l'existence de Dieu, notion fortement remise en question par les idées nouvelles. Pour être entendus et trouver des lecteurs, les adversaires des philosophes doivent, à leur tour, recourir aux genres littéraires à la mode : dictionnaire, dialogue, roman, théâtre. L'histoire culturelle de la deuxième moitié du XVIIIe siècle est faite de chevauchements, d'interférences, de tensions et de contradictions entre des courants de pensée, même si, à la veille de la Révolution, les philosophes des Lumières finissent par l'emporter parce qu'ils ont su créer l'espace culturel qu'ils ont investi en même temps.
Goulemot Jean-Marie ; Magnan André ; Masseau Didie
Révision générale par André Magnan4e de couverture : Voltaire, un classique ? Tous scellés levés, entre les élans de la mémoire et les surprises de l'oubli, l'inventaire convient à Voltaire, qui aimait à dresser listes et catalogues. Voltaire en 1368 articles originaux, classés de A à Z, signés des meilleurs spécialistes, pour le relire ou le découvrir au travers de ses oeuvres, des thèmes de sa philosophie, de ses amours, de ses ennemis, des lieux qui ont compté pour lui... Voltaire aussi en de nombreuses citations, empruntées à ses oeuvres souvent peu connues ou difficilement accessibles, à ses contemporains, à sa postérité. "Un dictionnaire sans citations, disait-il, est un squelette."L'Inventaire Voltaire compose un portrait neuf, déjouant toute image figée, de ce "grand libérateur de l'esprit" qui toucha à la satire, du conte philosophique à l'essai historique et à la "facétie", de l'écrit polémique à la correspondance. Voltaire, un contemporain !
Peu de femmes artistes ont connu une renommée aussi éclatante que celle d'Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842). Douée de charme, de beauté et d'esprit, considérée comme une portraitiste de talent alors qu'elle n'a que vingt ans, elle répond aux attentes de la société aristocratique qui se reconnaît dans l'image qu'elle lui prête. Marie-Antoinette la choisit pour peintre officiel. Elisabeth poursuit ainsi sa fulgurante carrière en France jusqu'à la Révolution. Très liée à la noblesse de cour, elle juge plus prudent d'émigrer dès 1789. Elle parcourt alors l'Europe jusqu'en Russie. Partout où elle passe, elle est reçue et fêtée dans la meilleure société. Les commandes affluent. A son retour en France, en 1800, elle découvre un monde nouveau dans lequel elle demeurera une nostalgique de l'Ancien Régime, dont elle était l'une des égéries. Cependant, jusqu'à sa mort, en 1842, elle poursuit son oeuvre et tente de main-tenir les habitudes de la vie mondaine d'autrefois.
Résumé : Les dernières années de l'Ancien Régime en France voient la multiplication des fêtes, publiques ou privées. Les fêtes royales et princières d'abord, se perpétuent dans le faste et le spectaculaire, moyen pour la monarchie d'affirmer un pouvoir en butte à des critiques multiples. Quant aux fêtes privées données chez les nobles et les financiers, elles sont de plus en plus extravagantes. Elles se déroulent souvent dans les folies, ces résidences élégantes et luxueuses répondant aux caprices de leurs propriétaires. Fuyant le sérieux philosophique pourtant en vogue, des sociétés affectionnent des scènes de travestissement et pratiquent à l'envi l'art du canular, de la supercherie et de la mystification. On assiste à des jeux parfois dangereux pouvant même basculer dans la transgression. Une telle frénésie devient le moyen de fuir une réalité qu'on ne peut ou qu'on ne veut percevoir, et dissimule aussi une inquiétude sourde. La hantise du chaos affecte certains esprits, alors même que l'idée de progrès est devenue un lieu commun du discours philosophique. En faisant revivre, à travers ces fêtes mémorables les derniers feux de l'Ancien Régime, Didier Masseau montre toute l'ambivalence de la société française à la veille de la Révolution.
Goulemot Jean-Marie ; Masseau Didier ; Tatin-Gouri
Résumé : Parce qu'elle s'est voulue à l'écoute des problèmes de son temps, la littérature du XVIIIe siècle représente un lieu de réflexion unique dans notre histoire culturelle. Ce vocabulaire propose des notions clés comme bonheur, liberté, nature, raison, vérité. Il donne aussi les moyens d'analyser les innovations littéraires et les emplois détournés de formes anciennes mises au service de la pédagogie des Lumières. D'almanach à ville en passant par bon sauvage, éducation, goût, matérialisme, physiocratie, sensibilité, aucun domaine n'a été négligé : genres littéraires, esthétique, philosophie, politique, science, religion, institutions culturelles... On choisira de lire en autodidacte, de A à Z, ou en braconnier, en sautant d'un lieu à l'autre, sans rime mais non sans raison. On tentera de reconstituer des chaînes et des réseaux, de repérer les conflits et les tensions de l'époque pour en mesurer la singularité et la richesse. Ecriture et pensée constituent les continents propres à chaque siècle : que ce livre facilite la reconnaissance d'un monde complexe où littérature et philosophie ne cessent de se confondre.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,