Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Colombey-les-Deux-Eglises et la mémoire du général de Gaulle
Massary Xavier de ; Mora Alexandre ; Thomas Patric
LIEUX DITS
7,00 €
Épuisé
EAN :9782362190407
COLOMBEY-LES-DEUX-ÉGLISESET LA MÉMOIRE DU GÉNÉRAL DE GAULLE«Cette partie de la Champagne est toute imprégnée de calme: vastes, frustes et tristes horizons; bois, prés, cultures et friches mélancoliques; relief d'anciennes montagnes très usées et résignées; villages tranquilles et peu fortunés, dont rien depuis des millénaires, n'a changé l'âme, ni la place».Charles de Gaulle, in Mémoires de guerre, le SalutAPERÇU HISTORIQUERien ne prédisposait Colombey-les-Deux-Églises à devenir un jour un des villages les plus célèbres de France. Il n'est situé sur aucun axe stratégique, mais seulement sur le tronçon Bar-sur-Aube / Chaumont de la route Paris / Bâle, qui n'a jamais constitué à proprement parler un corridor d'invasion. Aucune grande bataille ne s'est déroulée à ses abords, même si Jeanne d'Arc ne passa pas bien loin en 1429 pour se rendre auprès du dauphin afin le faire sacrer roi de France, et même si Colombey fut en février 1814 sur le passage des troupes qui allaient livrer la campagne de France. Colombey ne possède ni église de pèlerinage, ni château fort dont les ruines romantiques auraient pu donner lieu à des mentions dans les guides touristiques.Colombey est un village rural comme la France en compte des milliers, resté relativement en marge de la modernité, un village emblématique de la France profonde, un village sans histoire, ou plutôt dont l'histoire se confond avec celle de tous ses semblables, du moins jusqu'à l'épopée gaullienne.Quelques mots de géographieColombey-les-Deux-Églises se trouve à vol d'oiseau à 200 kilomètres de Paris, à équidistance de la capitale et des frontières de l'est, ce qui a sans doute pesé en 1934 dans le choix du lieutenant-colonel de Gaulle d'y établir sa maison de campagne, sa base arrière familiale, serait-on tenté de dire, le militaire de carrière étant condamné au quotidien à l'errance de la vie de garnison. Au nord, Verdun n'est qu'à 120 kilomètres et, au sud-est, le camp retranché de Langres, mis en place après la défaite de 1870, élément clé de la ligne de défense du général Séré de Rivières, n'est qu'à 50 kilomètres.Le village de Colombey est situé dans la partie est de la couronne géologique qui forme le Bassin parisien, sur le vaste arc de cercle des plateaux calcaires que les géographes nomment le Barrois. Le plateau calcaire y atteint 30 mètres d'épaisseur, entrecoupé de bancs d'argile, ce qui n'est pas sans influence sur la répartition de l'habitat en raison de la difficulté d'atteindre les nappes phréatiques. À Colombey, un banc d'argile détermine, en contrebas du village, un niveau de sources qui eut un rôle direct sur l'implantation de la future Boisserie. L'altitude où se trouve le village - 360 mètres - indique bien que l'on est sur le plateau mais, au nord-ouest, la colline boisée qui allait être surmontée en 1972 de la croix de Lorraine est appelée «la Montagne», car elle frôle les 400 mètres, ce qui en fait le point le plus élevé lorsque l'on vient de l'ouest ou du nord. Au Moyen Âge, le site fut remarqué pour ses qualités défensives et un château y fut établi par les puissants seigneurs de Vignory. Colombey est situé sur un interfluve séparant la vallée de l'Aube, à l'ouest, de celle de la Biaise, affluent de la Marne, à l'est. (...)
Avec l'ère industrielle, des pollutions d'une nature nouvelle et d'une ampleur sans précédent font leur apparition: gaz acides, dioxyde de carbone et métaux lourds relâchés dans l'atmosphère par centaines de tonnes, pollution généralisée des rivières alimentant les villes en eau... Comment les contemporains perçoivent-ils et réagissent-ils à ces "nuisances" que l'on n'appelle pas encore "pollution"? C'est la question à laquelle Geneviève Massard-Guilbaud répond dans ce livre. La législation de 1810 sur les établissements polluants, adoptée sous la pression des plus grands industriels du pays et pionnière en son genre dans le monde industrialisé, ne cherche pas à protéger la santé publique ni un environnement qui n'est pas encore pensé mais, tout au contraire, à protéger l'activité industrielle en régulant les relations entre propriété industrielle et propriété foncière ou immobilière. Retirant à la justice civile le droit de fermer les entreprises polluantes, elle place celles-ci sous la protection de la justice administrative. Cette législation sert de fil conducteur à cet ouvrage, qui montre comment elle est mise en oeuvre sur le terrain pendant plus d'un siècle. A la croisée de l'histoire politique, sociale, industrielle et urbaine, l'ouvrage montre le poids considérable des ingénieurs de l'Etat face à des spécialistes d'hygiène publique relégués aux seconds rôles, la force du credo dans le progrès technique et la difficulté, pour les populations, à imposer un droit à la santé publique face à un industrialisme omniprésent.
Massary Xavier de ; Thomas Patrice ; Wissenberg Ch
Résumé : Situé aux confins de la Champagne et de la Bourgogne, le bourg de Châteauvillain est lové dans une boucle de l'Aujon, un des nombreux petits cours d'eau nés dans le plateau de Langres voisin. C'est lui aussi qui fournit la roche calcaire aux veines blondes donnant ses formes et ses couleurs aux constructions locales. Son histoire riche et agitée a légué à Châteauvillain les vestiges d'un puissant château-fort, une ceinture de murailles urbaines et de tours, mais aussi une église et un hôtel de ville dont la beauté classique est l'expression de la puissance et du rôle social du duc de Penthièvre, propriétaire des lieux avant la Révolution. De ce passé princier demeure également la vaste forêt d'Arc-Châteauvillain, qui alimentait autrefois les forges et hauts-fourneaux en combustible, et offre aujourd'hui aux promeneurs les centaines de kilomètres de ses chemins forestiers. A la jonction du bourg et de la forêt, le parc aux daims est un des plus anciens et des plus vastes parcs de chasse de l'est de la France. La préservation de son patrimoine bâti a permis à Châteauvillain d'être une des premières communes de la région à recevoir le label "Petites cités de caractère", tandis que les qualités de son patrimoine naturel lui ont valu d'intégrer le futur parc national des forêts de Champagne et Bourgogne.
Résumé : Arc en Barrois et les neuf villages qui l'entourent sont situés aux confins de la Champagne et de la Bourgogne. Un ouvrage qui illustre les bâtiments emblématiques du canton. Moulins et fermes ne sont pas oubliés et constituent une part originale du patrimoine.
Résumé : Situé à l'est du Chablais, le canton d'Abondance présente des paysages variés. Ses six communes se répartissent le long de la Dranse d'Abondance. Cette rivière et ses affluents creusent des vallées plus ou moins larges entre des massifs d'altitude modérée, qui, parfois se dressent en falaise, parfois s'élèvent en pente plus douce. Les lacs, témoins des anciens glaciers, attirent aujourd'hui touristes et pêcheurs. L'abbaye Notre-Dame-de-l'Assomption est le travail architectural de cette région. La sévérité de ses lignes est tempérée par l'harmonie de son cloître et la douceur des peintures murales qu'il abrite. Le relatif isolement du canton y a préservé un art original qui s'exprime dans les peintures et les statues populaires que conservent églises et chapelles. L'économie agro-pastorale marque l'activité du canton. La vache de la race d'Abondance est réputée, les fromages de la vallée sont connus depuis le Moyen Age. L'habitat s'est organisé en fonction de la cohabitation des hommes et des bêtes sous un climat rigoureux. A côté du vaste chalet chablaisien, se développent des formes de construction diverses, en bois ou en pierre, chalets permanents égayés de balcons aux motifs divers, chalets d'alpage souvent regroupés en hameaux sur les hauteurs.
Un métier exercé par près d?un million de personnes! Véritable pivot dans l?entreprise, la secrétaireporte différentes « casquettes », illustrées dans cet ouvrage par six portraits. Les questionsessentielles sont posées: quelle carrière envisager, où exercer, comment concilier vieprofessionnelle et vie privée
Monnet Thierry ; Pabois Marc ; Dessert Eric ; Reff
Résumé : Le Beaufortain, situé à vingt kilomètres au nord-est d'Albertville, constitue un "pays" par son unité géographique, son histoire, sa culture, son potentiel économique et sa dimension humaine. C'est une région de forêts et d'élevage qui a su préserver son environnement et la qualité d'une architecture, disséminée dans le paysage, parfaitement bien adaptée au relief et au climat. Oratoires et croix de chemin, églises et chapelles rurales, encore riches de leur mobilier, ponctuent l'espace comme autant de signes religieux d'un enracinement des hommes dans ce terroir. Le Beaufortain a toujours su évoluer. Depuis le Moyen Age, il a développé une économie agro-pastorale fondée sur une étroite relation entre culture et élevage. Dès 1772, avec quelques années d'avance sur la Révolution française, il s'est affranchi de ses droits féodaux. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, il réagit aux nouvelles données économiques, en créant la coopérative laitière du Beaufortain. Bénéficiant d'un climat favorable qui lui assure fraîcheur et humidité en été, neige abondante en hiver, le pays a utilisé ces deux atouts pour favoriser le tourisme estival et hivernal. II a su enfin tirer parti de son exceptionnel réseau hydraulique en construisant de grands barrages qui sont autant de remarquables ouvrages d'art.
Résumé : De Simone Veil, on réduit trop souvent la biographie à quelques dates phares, dont, évidemment, celles du débat sur l'IVG, en 1974. De même de son image et des rares signes électifs qui l'incarnent aux yeux des Français : un chignon fidèle qu'elle n'acceptera de défaire qu'une seule fois en public, un immuable tailleur Chanel, dont ne varie que la couleur, un collier de perles porté sur une lavallière. A la différence sans doute des simplifications biographiques, cette austérité est délibérée. Elle est aussi comme la cuirasse d'une femme parvenue au sommet de l'Etat, soucieuse d'opposer à la curiosité du public et des journalistes une image qui n'offre aucune prise, aucune perspective personnelle. Tout au long de sa vie publique, Simone Veil a soigneusement protégé son intimité familiale et amicale. Antoine, son mari, apparaît parfois au cours de ses campagnes, mais toujours saisi comme une apparition " officielle " . De même de ses enfants, photographiés publiquement, par exemple au ministère de la Santé juste avant les débats sur l'avortement, autour d'une table qui réunit la ministre et son cabinet. Certes, depuis sa retraite politique, avec le succès de ses mémoires, l'entrée à l'Académie française, la multiplication des hommages de toutes natures, se sont multiplié les incursions médiatiques dans la sphère privée de celle qui est restée si longtemps une des personnalités préférées du public. Simone Veil ne s'y est jamais prêtée volontiers et, aujourd'hui, ses deux fils livrent au compte-gouttes les images des albums photos de leur mère. Une émission de télévision ici, un ou deux articles de journaux, un nombre d'images forcément limité. C'est donc pour la première fois qu'ils ont accepté que soient publiées autant de photographies pour la plupart inédites. Cet album fait comprendre quelles étaient les racines de ses engagements, les figures familières, parents, frère et soeurs, enfants et petits-enfants, amis, lieux aimés où elle se ressourçait. Commentés par ceux-là mêmes qui lui furent si chers, ses deux fils, Jean et Pierre François.
A 0 h 10, dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 1969, un communiqué du général de Gaulle sème la stupeur dans le monde entier : "Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi." Après onze années de pouvoir et sans attendre les résultats définitifs de son référendum sur la régionalisation (le " non " va l'emporter à 52 %), l'homme du 18 Juin se retire à Colombey-les-Deux-Eglises. Dix mois auparavant, pourtant, il surmontait la crise de mai 1968 par un coup de théâtre. Les Français lui donnaient une majorité " introuvable ". Alors pourquoi solliciter à nouveau leurs suffrages ? et cela, sur une réforme mal comprise ? Impossible rêve d'un Don Quichotte politique qui croit pouvoir, en instaurant la "Participation", retarder l'avènement d'un " nouveau monde moderne ", celui de l'entreprise, de la compétition capitaliste et du Club Med ? Désir de revanche sur son ancien Premier ministre, Georges Pompidou, devenu l'" homme fort " de la droite ? Ou suicide politique ? Du printemps 1968 au printemps 1969, c'est une véritable tragédie que nous fait vivre de l'intérieur Christine Clerc, entre un de Gaulle tour à tour autoritaire et désemparé, et son cher pays, la France. La tragédie d'un grand amour brisé.
« La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n?avaient ni argent ni vêtements à m?offrir, c?est une voisine qui m?a secourue avec une robe et des sous-vêtements. Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation. Il n?y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n?avaient pas pu emporter. Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée. J?y voyais un symbole. Nous n?avions rien à quoi nous raccrocher. Ma seur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer. »
Résumé : Elles sont trois soeurs : Madeleine, dite Milou, Denise et Simone Jacob, rescapées des camps de la mort. Rapatriées en mai 1945, Milou et Simone apprennent à Denise, déjà rentrée, que leur mère est morte d'épuisement. De leur père, André, et de leur frère Jean, elles espèrent des nouvelles. Déportés en Lituanie, ils ne reviendront jamais. Pour les soeurs Jacob, le retour est tragique. A la Libération, on fête les résistants, mais qui a envie d'écouter le récit des survivants ? Puis, en 1952, Milou meurt dans un accident de voiture. Denise et Simone restent les seules survivantes d'une famille décimée. Plus que jamais inséparables. A partir de ses souvenirs personnels et d'archives inédites, Dominique Missika éclaire la jeunesse des filles Jacob et raconte la difficulté de certains déportés à trouver une place dans la France de l'après-guerre.