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Histoire de la pollution industrielle. France, 1789-1914
Massard-Guilbaud Geneviève
EHESS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782713222375
Avec l'ère industrielle, des pollutions d'une nature nouvelle et d'une ampleur sans précédent font leur apparition: gaz acides, dioxyde de carbone et métaux lourds relâchés dans l'atmosphère par centaines de tonnes, pollution généralisée des rivières alimentant les villes en eau... Comment les contemporains perçoivent-ils et réagissent-ils à ces "nuisances" que l'on n'appelle pas encore "pollution"? C'est la question à laquelle Geneviève Massard-Guilbaud répond dans ce livre. La législation de 1810 sur les établissements polluants, adoptée sous la pression des plus grands industriels du pays et pionnière en son genre dans le monde industrialisé, ne cherche pas à protéger la santé publique ni un environnement qui n'est pas encore pensé mais, tout au contraire, à protéger l'activité industrielle en régulant les relations entre propriété industrielle et propriété foncière ou immobilière. Retirant à la justice civile le droit de fermer les entreprises polluantes, elle place celles-ci sous la protection de la justice administrative. Cette législation sert de fil conducteur à cet ouvrage, qui montre comment elle est mise en oeuvre sur le terrain pendant plus d'un siècle. A la croisée de l'histoire politique, sociale, industrielle et urbaine, l'ouvrage montre le poids considérable des ingénieurs de l'Etat face à des spécialistes d'hygiène publique relégués aux seconds rôles, la force du credo dans le progrès technique et la difficulté, pour les populations, à imposer un droit à la santé publique face à un industrialisme omniprésent.
Léa, médecin à Genève, voit son quotidien bouleversé par un message de son amie Alma, marquant le début d'une quête inattendue. Rongée par la fatigue et un mariage brisé, elle accepte de partir au Burkina Faso, reprenant la mission humanitaire qu'Alma ne peut plus assurer. Là-bas, confrontée à la dure réalité du dispensaire et des orphelins, elle découvre la résilience, l'injustice et l'espoir. Sa rencontre avec Téné, une enfant à la santé fragile, agit comme un électrochoc. Ce voyage devient bien plus qu'un engagement humanitaire : c'est une reconstruction intérieure. Léa se redéfinit, entre perte, amitié et renaissance.
Pilier de la joaillerie moderne dans les années 20, Paul Brandt a exercé aux côtés des plus grands noms tels que Fouquet, Templier ou encore Sandoz. Né à la Chaux-de-Fonds en Suisse, il s'installe très jeune à Paris où il poursuit une formation éclectique (joaillier, peintre, sculpteur, graveur en médailles et sur pierres fines, émailleur...). Séduit par les arts appliqués, il se spécialise dans la création de médailles, puis de bijoux. D'abord dans un style Art nouveau, puis Art déco, il participe aux différents événements artistiques qui animent la capitale. Membre du jury, mais aussi participant de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925, il est présenté comme un des acteurs de la "transformation complète" et acquiert une renommée internationale. Paul Brandt pense ses bijoux comme des oeuvres d'art et théorise leur présentation à l'occasion de scénographies avant-gardistes pour lesquelles il collabore avec les plus grands architectes modernes de l'époque tels qu'Eric Bagge et Djo-Bourgeois. A partir des années 1930, il revient à un art plus "industriel" et étend son activité à la décoration intérieure. Cette première monographie illustre le talent de cet artiste majeur, tant dans la joaillerie que dans le domaine des arts décoratifs français et international. Retraçant l'ensemble de son parcours, elle montre l'étendue des compétences de Paul Brandt, dans le domaine du bijou, mais aussi dans les domaines de la médaille, de la décoration et de l'aménagement intérieur. Elle s'appuie sur un travail de recherche inédit et illustré par un important corpus de 350 documents iconographiques tiré de sources journalistiques, muséales ou issues d'archives publiques ou privées. Si son nom se fait discret dans l'actualité, il est aujourd'hui l'un des plus respectés et recherchés parmi les marchands et les spécialistes de la joaillerie moderne, comme en témoigne l'engouement pour ses créations sur le marché de l'art.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".