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Le temps des italiens
Maspero François
SEUIL
13,40 €
Épuisé
EAN :9782020209090
Elle descendit plusieurs fois à sa plage, par des sentiers détournés. C'est là que le lieutenant Mario vint la rejoindre, une fin d'après-midi au coucher du soleil. Il s'accroupit à son côté, le regard fixé comme elle sur la mer et l'horizon borné par les îles". Alors il se mit à parler. Il dit que c'était terminé, que Virgile allait revenir. Mais qu'Alice, Barbara et leurs parents avaient été retrouvés par les Français au moment où ils essayaient de passer en Italie. Elle ne les reverrait probablement jamais. Mais elle devait absolument se souvenir de leur nom. Il le répéta plusieurs fois et l'écrivit sur une feuille arrachée de son carnet. Il fallait, dit-il encore, il fallait qu'il y ait au moins une personne qui se souvienne d'elles. Il fallait absolument qu'elle, Lise, se souvienne toujours d'elles. A ce moment-là, il passa comme autrefois sa main dans les cheveux de Lise. Il dit qu'ils avaient beaucoup repoussé depuis le jour de son arrivée, qu'elle était décidément déjà une jeune fille, et elle ne sentit aucune ironie dans sa voix. " Puis il dit qu'il allait partir, lui aussi. Dans le froid ? demanda Lise. Il répondit que oui, dans le froid. Il parla encore longtemps. Il ne la regardait pas. Il fixait toujours la ligne des îles, à l'horizon. Lise aussi. Mais la nuit tombait, et sa vue se brouillait".
Résumé : " Elle descendit plusieurs fois à sa plage, par des sentiers détournés. C'est là que le lieutenant Mario vint la rejoindre. Il se mit à parler. Alice, Barbara et leurs parents avaient été retrouvés par les Français au moment où ils essayaient de passer en Italie. Elle ne les reverrait probablement jamais ; Mais elle devait absolument se souvenir de leur nom. Il le repéra plusieurs fois et l'écrivit sur une feuille arrachée de son carnet. Il fallait, dit-il encore, il fallait qu'il y ait au moins une personne qui se souvienne d'elles. Il fallait absolument qu'elle, Lise, se souvienne toujours d'elles. Puis il dit qu'il allait partir, lui aussi. Dans le froid ? demande Lise. Il répondit que oui, dans le froid. Il parla encore longtemps. Il ne la regardait pas. "
Ils se racontent des histoires, ceux qui se bercent de l'illusion que les maisons ont une âme à elles. Si les maisons en ont une, c'est seulement celle que forme l'ensemble des âmes de ceux qui les habitent. Jamais elles ne pourront parler à des intrus sans mémoire de la chaleur que leur communiquaient les vivants d'alors, de l'écho des voix au sein de leurs murs, des odeurs de cuisine et de fleurs, du vent de la mer qui faisait claquer les volets. L'âme des maisons, la vraie, ne survit que dans le souvenir de ceux qui y ont vécu." Un homme se souvient. Son enfance dans une maison proche d'un port du Nord d'où l'on voyait les falaises d'Angleterre, à l'époque de la bourgeoisie sûre d'elle-même et des espoirs du Front populaire. Et l'enfance de sa fille, dans une île de l'Atlantique battue par les vagues où se mêlaient histoire et légendes, et qu'elle aimait au point de rêver qu'elle y était née. Entre les deux, la guerre, les destructions, la mort d'êtres chers, toujours vivants dans la mémoire du père que la fille interroge obstinément. Et dans le défilé des saisons, contre vents et marée, François Maspero dit la vie, le bonheur fragile, l'amour partagé de la mer et de la terre charnelles.
Lise, Manuel, Gilles et Luc sont des amis de longue date : ils sont tous quatre grands reporters, mais ont aussi un passé commun de militants politiques. Manuel et Lise ont travaillé longtemps en tandem à l'étranger, lui pour la presse écrite, elle pour la radio. Puis Lise s'est mise à voyager en compagnie de Gilles, photographe, tandis que Manuel continuait seul, sans perdre de vue ses deux amis. Quant à Luc, il a d'abord été imprimeur, avant de tout lâcher pour devenir lui aussi journaliste. Et c'est par une connaissance commune que Manuel, Gilles et Lise l'ont rencontré.Nés dans les années 1925-1930, ils se sont tous plus ou moins engagés dans les luttes révolutionnaires des années 1960. Certains sont revenus de leurs idéaux. D'autres y croient encore. Demeure en tout cas chez eux l'espoir d'un monde meilleur.Au fil des quatorze textes qui composent ce livre, le lecteur reconstitue ces vies données en pointillés. Croisant la grande histoire, celle de la guerre, des tragédies, des traumatismes et celle du quotidien dans son écoulement inexorable et dérisoire, l'auteur du Vol de la mésange convoque les personnages de ses oeuvres précédentes dans une fresque en forme de mosaïque, comme une autobiographie disséminée.
Gerda Taro a longtemps été la grande oubliée du photo reportage. Dans les milieux de la photo et dans ceux liés aux recherches sur la Guerre d'Espagne, elle est surtout connue comme la compagne de Robert Capa, morte écrasée par un char sur le front de Brunete alors qu'elle n'avait que vingt-sept ans. C'est la première femme photo-reporter tuée au combat. Ses photos pour les journaux français de l'époque : Regards, Vu et Ce Soir, sont signées pour la plupart Capa et Taro. Après sa mort, elles portent le copyright Robert Capa. Pendant une cinquantaine d'années, elles restent oubliées dans les archives du fonds Capa et de l'International Center of Photography de New York, dirigé par le jeune frère de Capa, Cornell Capa. Ce n'est qu'au milieu des années quatre-vingt dix que le travail de recherche d'une allemande, Irme Schaber, les tire de l'oubli en même temps que leur auteur, Gerda Taro.Figure emblématique du courage, de la liberté, de la beauté, il n'est pas étonnant que sa personnalité ait séduit François Maspero qui lui rend ici un magnifique hommage où se mêlent données biographiques et essai sur les milieux intellectuels, politiques et artistiques des années trente. Le livre aboutit en fait à une réflexion sur le rôle du photo-reportage dans le changement de l'information. En effet, ce que souligne Maspero à travers les figures ô combien séduisantes de Gerda Taro et de Robert Capa, c'est que l'utilisation du Leica et du Rolleiflex et de la télétransmission a permis de saisir l'actualité sur le vif.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.