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La gauche et les cités. Enquête sur un rendez-vous manqué, 3e édition
Masclet Olivier ; Leclerc Patrice
LA DECOUVERTE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782348064739
Il y a vingt ans, l'élection présidentielle du 21 avril 2002 révélait le fossé entre la gauche et les électeurs des classes populaires. Dans les banlieues, le divorce était entériné : plus que l'élévation des scores du Front national, la montée de l'abstention et le désintérêt à l'égard de la politique institutionnelle sont devenus la norme. Pourquoi cette rupture entre la gauche et les cités ? A rebours des analyses misérabilistes sur les quartiers populaires, Olivier Masclet montre que, dans les cités, se produit et se renouvelle un certain rapport à la politique. Des porte-parole, souvent issus de l'immigration, continuent d'émerger, susceptibles d'incarner pour la jeunesse de ces quartiers un modèle de mobilisation et de promotion collectives par l'action politique. L'auteur s'interroge dès lors sur l'exclusion progressive de ces "militants de cité" , du champ politique local. Cet ouvrage révèle les conditions du rendez-vous manqué entre la gauche municipale et les cités : les quartiers économiquement déshérités le sont aussi politiquement. Alors que cette désaffection ne cesse de se confirmer, Olivier Masclet reprend son analyse, souligne les persistances de certains blocages et éclaire quelques évolutions notoires.
Il est question dans ce livre de ces femmes et de ces hommes, employées ou ouvriers, qui vivent des revenus de leur travail et s'efforcent de "s'en sortir par eux-mêmes. Ces travailleurs représentent, aujourd'hui encore, un groupe social stable et important. Beaucoup plus qu'autrefois, ils entrent en interaction directe avec les membres des classes moyennes et supérieures, comme clients ou professionnels de services (garde d'enfants, santé, éducation, commerce, sécurisé, transports publics, etc.). Par leurs aspirations, leur fréquentation plus longue du système scolaire, leur accès à la consommation, ils se rapprochent des catégories moyennes ; en même temps, ils demeurent éloignés du capital culturel, leurs ressources économiques restent incertaines et leur travail, peu payé es peu considéré, est toujours subalterne. Par des portraits de couples et de familles, résidant dans des espaces aussi bien ruraux qu'urbains, de générations et d'âges différents, ce livre éclaire ce que signifie "s'en sortir" ou plus exactement "s'en sortir à peu près" dans la société française actuelle. A rebours des discours convenus sur la a France périphérique" ou sur le "déclassement des classes moyennes", il donne à voir les conditions d'existence de ces classes populaires, stables mais fragiles, leurs pratiques à la fois publiques (travail, sociabilités, engagements bénévoles, rapport à la politique et aux institutions) et privées (économie domestique, apports de genre et entre générations, loisirs individuels et "temps pour soi"). Cette série de 21 portraits montre comment ces femmes et ces hommes travaillent à "être comme tout le monde", c'est-à-dire à éviter la relégation parmi les "assistés" et à s'affirmer comme membres à part entière de ce que Robert Castel appelait la "société des semblables". Elle fait comprendre leurs aspirations autant que leurs déceptions et leurs griefs, la manière dont ils s'efforcent de jouer le jeu d'un ordre social qui pourtant leur fait peu crédit.
La sociologie des classes populaires a connu depuis deux décennies un regain que l'atonie des années 1980-1990 ne laissait pas présager Le dossier que présentent Lise Bernard, Olivier Mesclet et Olivier Schwartz, fruit de la recherche ANR intitulée "Le populaire aujourd'hui"(2014-2018), se consacre aux classes populaires médianes ou stabilisées et propose une sociologie de leurs styles de vie. Thomas Amossé y défriche de nouvelles manières de délimiter les classes moyennes, en étudiant notamment les écarts entre ménages ruraux et ménages urbains, ménages monoparentaux et biparentaux. Claire-Lise Dubost et Lucas Tranchant analysent les mobilités professionnelles des ouvriers et des employés, dont ils décèlent cinq types. Thomas Amassé et Marie Cartier se penchent sur les consommations conteuses, comme les voyages lointains, désormais accessibles a ces ménages mais a de strictes conditions. Tristan Poullaouec montre que les parents peu diplômés ou ayant abandonné leurs études s'investissent fortement dans la scolarité de leurs enfants. En " varia a, Thomas Dounies livre une ethnographie des classes d'éducation civique au lycée et constate qu'étrangement, cette discipline entretient la distance des élèves avec la politique et leur sentiment d'incompétence en ce domaine.
Masclef Olivier ; Gallon François ; Glaisner Johan
Résumé : Aujourd'hui, un constat s'impose : la motivation, l'engagement et l'implication des salariés semblent s'effriter dans le monde du travail. Face à une véritable crise de l'engagement, les enjeux managériaux ont évolué. La priorité ne réside plus seulement dans la stratégie ou l'organisation, mais dans la capacité à mobiliser les collaborateurs et à raviver leur implication. Comment redonner du sens au travail ? Comment motiver et réengager les salariés autour du projet d'entreprise ? L'Entreprise du travail vivant propose une vision du management profondément respectueuse de la réalité en entreprise. Cette approche valorise la richesse et la complexité de la vie au travail et incite à ne pas seulement considérer la personne comme un facteur de production mû par des processus mécaniques. Lorsque l'entreprise néglige cette réalité, elle devient un terreau d'insatisfaction, d'ennui, de frustration et, inévitablement, d'inefficacité. Fruit de huit années de recherche menées parla chaire "Entreprise du travail vivant", cet ouvrage donne des pistes concrètes pour instaurer un management capable de réengager durablement.
Résumé : II n'existe pas un domaine de la vie où le don n'a pas apporté une vision nouvelle : économie, entreprise, éthique, santé, numérique... Mais pour comprendre le don, peut-on ignorer les travaux de Mauss qui, maintenant encore, possèdent une étonnante force explicative ? Mauss met le don au coeur même du social. Pour lui, le don est une force de mélange entre les personnes et les groupes. Ce que l'on sait moins, c'est que Mauss, cofondateur de L'Humanité avec Jaurès, avait fait du don un projet politique. Il désirait "revenir à de l'archaïque" pour créer une société plus juste. Ce livre explique dans un langage accessible comment Mauss pensait le don. Il montre que la modernité s'est éloignée du don archaïque et que Mauss, plutôt qu'un retour à l'archaïque, aurait dû penser une évolution du don. Ce livre invite à le relire pour redécouvrir son véritable apport : non pas le donner-recevoir-rendre mais la nécessité du mélange dans la distinction et une anthropologie fondée sur le recevoir.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !