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Dictateurs en sursis. Une voie démocratique pour le monde arabe
Marzouki Moncef - Geisser Vincent - Mamère Noël
ATELIER
18,68 €
Épuisé
EAN :9782708240476
Pour quelles raisons la démocratie est-elle si rare dans les pays arabes? Dans quel terreau s'enracine la dictature féroce que leurs dirigeants imposent à leurs citoyens? Ces questions radicales sont posées par Moncef Marzouki, le principal opposant au président Ben Ali qui règne sans partage sur la Tunisie depuis un quart de siècle. Contraint à l'exil en France depuis 2001, l'ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme témoigne, dans cet ouvrage, de la violation quotidienne des libertés dans son pays, y compris par l'usage de la torture. Interrogé par le politologue Vincent Geisser, il élargit son analyse à l'ensemble des pays arabes. En effet, si la Tunisie présente une sorte de modèle achevé de dictature insérée dans le marché mondial, les autres pays du Maghreb et du Machreq ne sont pas en reste. De l'Arabie Saoudite à l'Algérie en passant par l'Egypte et la Libye, les peuples sont encore et toujours muselés par une police et une armée omniprésentes. La corruption et les inégalités sociales sont endémiques, ce qui fait le lit de l'islamisme. Contre ceux qui ne se résignent pas à souhaiter l'avènement d'un despote éclairé dans les pays arabes, Moncef Marzouki plaide avec force pour un enracinement de la démocratie dans les traditions les plus ouvertes de la culture arabo-islamique. Ce livre, véritable cri d'espoir, est un appel à sortir du fatalisme dans lequel nous enferme le regard complice des puissances occidentales.
Moncef Marzouki, médecin neurologue et de santé publique, né en 1945 à Grombalia (Tunisie), s'est engagé dès 1979 dans la lutte pour la défense des droits humains, contre le régime d'Habib Bourguiba d'abord, puis, à partir de 1987, contre celui de Ben Ali. Constamment persécuté, il a été contraint à l'exil en France en 2001. À la chute de Ben Ali, en janvier 2011, il est revenu en Tunisie, dont il a été élu président de la République par l'Assemblée nationale constituante onze mois plus tard. Moncef Marzouki est notamment l'auteur de Arabes, si vous parliez (Lieu commun, 1987; Afrique Orient, 2012) et de Dictateurs en sursis. La revanche des peuples arabes (L'Atelier, 2009 et 2011).
Tazmamart n'existe pas". C'est ce qu'ont prétendu pendant près de vingt ans les autorités marocaines. Et pourtant. Après dix-huit ans de détention, quand s'ouvrent les portes de cette prison d'un autre âge, vingt-huit détenus survivants sortent de l'enfer. Ahmed Marzouki, qui a occupé la cellule dix de ce mouroir, témoigne. Au début des années soixante-dix, 58 officiers et sous-officiers impliqués, à leur corps défendant, dans deux tentatives de coup d'État, sont enfermés à Tazmamart. Détenus dans des conditions inhumaines, à la merci d'un directeur et de gardiens sadiques, torturés et laissés à l'agonie, à la folie et à la mort, seuls 28 survivront. C'est un récit douloureux, atroce, à la limite du soutenable. Comment l'Homme peut-il infliger pareil traitement à ses semblables ? Comment peut-on survivre à de telles conditions de vie, "amputé de sa jeunesse", de tout espoir ? Telles sont les questions qui surgissent à la lecture de ce livre. Point de haine ni de volonté de revanche pourtant dans les propos d'Ahmed Marzouki. Mais le témoignage d'un homme contre l'indifférence et l'oubli, pour qu'un tel supplice ne se reproduise pas. --Maya Kandel
Les politiques à court terme, le cynisme des décideurs occidentaux, loin de protéger l'Occident, vont aggraver ses difficultés, tant dans la gestion de l'émigration que dans celle du terrorisme. Au lieu de stabiliser le mal tant redouté aux frontières de l'empire, on ne fait que l'importer chez soi. Quelle aubaine pour l'extrême droite profondément anti-démocratique! La dérive sécuritaire, observée aux USA après le 11 septembre, la multiplication des lois restreignant et encadrant les libertés, ne sont-elles pas les conséquences directes de la crise politique qui sévit dans le monde arabe?. En sacrifiant les libertés des autres, les politiciens mettent e danger, même si c'est à long terme, la liberté dans leurs propres sociétés Ces décideurs comprendront-ils enfin que les premières lignes de défense de la Démocratie occidentale passent aussi par Alger, Rabat, Le Caire, Damas ou Tunis? Tout laisse à penser que le mal arabe est contagieux et que l'avortement de la démocratisation dans le Sud-Occident mettra à mal les acquis de la Démocratie dans le Nord-Occident.
Le consensus des experts. L'expertise des Etats des pays démocratiques en matière de conflits religieux s'oriente aujourd'hui vers l'énonciation de normes de conduites acceptables dans l'espace public. Qu'il soit universitaire ou théologien, l'expert sollicité évite les choix dictés par des considérations doctrinales. Son activité trouve une utilité en ce qu'elle autorise et fait cohabiter des pratiques opposées et des visions du monde contradictoires. Mais ce pragmatisme éclairé ne peut toujours suffire lorsque sont en jeu des choix éthiques qui relèvent du bien commun. Les think tanks américains et les comités des sages en Europe forment les principaux terrains de cette exploration des lieux de rencontre entre savoirs, confessions et gouvernements laïques. Inattendus pèlerinages. Les pèlerinages de Lourdes, de Saint-Jacques-de-Compostelle, de Fatima, de Jérusalem ou de La Mecque n'épuisent pas la richesse des situations et des formes prises par ce phénomène dans l'histoire passée et présente des sociétés humaines. Tous les pèlerinages se ressemblent, mais certains rassemblements se distinguent par leurs aspects inattendus, hybrides, presque iconoclastes. Il en est par exemple ainsi du pèlerinage islamo-chrétien des Sept Dormants en Bretagne, de l'Assemblée protestante du Musée du Désert dans les Cévennes ou de la Montée laïciste au Mur des Fédérés du cimetière du Père Lachaise. Participant de plusieurs champs d'expression du croire et de la mémoire, ces célébrations ont en commun de transgresser les limites entre les confessions dominantes et de bousculer leurs orthodoxies respectives. Elles rendent également visibles des porosités entre l'espace religieux et des répertoires d'action totalement laïcisés, sociaux et politiques.
Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité. On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II. Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des " périphéries " chères au pape François. Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile ? " l'événement le plus important du XXème siècle " selon De Gaulle ? comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement L'Eglise catholique. " Il faut ouvrir les fenêtres de L'Eglise " disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.