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Tazmamart. Cellule 10
Marzouki Ahmed
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070419913
Tazmamart n'existe pas". C'est ce qu'ont prétendu pendant près de vingt ans les autorités marocaines. Et pourtant. Après dix-huit ans de détention, quand s'ouvrent les portes de cette prison d'un autre âge, vingt-huit détenus survivants sortent de l'enfer. Ahmed Marzouki, qui a occupé la cellule dix de ce mouroir, témoigne. Au début des années soixante-dix, 58 officiers et sous-officiers impliqués, à leur corps défendant, dans deux tentatives de coup d'État, sont enfermés à Tazmamart. Détenus dans des conditions inhumaines, à la merci d'un directeur et de gardiens sadiques, torturés et laissés à l'agonie, à la folie et à la mort, seuls 28 survivront. C'est un récit douloureux, atroce, à la limite du soutenable. Comment l'Homme peut-il infliger pareil traitement à ses semblables ? Comment peut-on survivre à de telles conditions de vie, "amputé de sa jeunesse", de tout espoir ? Telles sont les questions qui surgissent à la lecture de ce livre. Point de haine ni de volonté de revanche pourtant dans les propos d'Ahmed Marzouki. Mais le témoignage d'un homme contre l'indifférence et l'oubli, pour qu'un tel supplice ne se reproduise pas. --Maya Kandel
Qu'il soit thème, mode d'écriture ou attitude devant la norme, le jeu habite bien des oeuvres littéraires et s'y révèle aussi actif et souvent méconnu qu'il l'est dans la vie. En prenant appui sur des oeuvres appartenant à des littératures, des genres et des périodes historiques différentes, ce volume soumet la présence du jeu dans la littérature aux formes mouvantes de leurs interactions, comme aux paradoxes de la notion. Dérèglement fondé sur des règles, gratuité n'excluant pas l'intentionnalité, parodie et célébration, fantaisie et subversion, déguisement et dévoilement sont ainsi interrogés. Ce volume apporte ainsi, en outre, une modeste contribution à la théorie générale de la littérature comme à la poétique. Il le fait en explorant des oeuvres ordinairement perçues comme marquées par le ludisme (Perec, Queneau, Corbière, Cervantès, Villon, Salah Garmadi, Prévert, Hoffmann, etc.) mais aussi d'autres, souvent considérées à tort comme éloignées de cette préoccupation : les récits tristaniens, Guilleragues, Lorand Gaspar, Guillevic, Albert Memmi, les romantiques français, les écrivains antillais, Claudel, Richepin, Jaccottet ou d'autres. Un des fondamentaux du fait littéraire se trouve ainsi mis en lumière.
Au soir du quatrième jour, un détenu, qui ne partait plus depuis longtemps, cria soudain : " Faraj est là ! " Tous les camarades qui pouvaient encore tenir debout s'approchèrent du trou de leur lucarne, le souffle coupé, pour assister au retour de ce petit pigeon, étrange et têtu, qui n'admettait pas que sa place fût avec les vivants, mais voulait revenir avec nous, les morts-vivants. Il allait et venait sur le grillage, et tentait maladroitement d'entrer. Il me regardait pour me demander de l'aide ; personne ne pouvait rien faire, mais nous avions tous le cœur serré d'émotion... Faraj se laissa tomber tout entier dans le trou du grillage et atterrit devant la cellule n°10, la cellule de son enfance, tellement exténué qu'il échoua plusieurs fois avant de se poser sur la main que je lui tendais. Lorsqu'il y parvint, les détenus les plus proches de ma cellule purent m'entendre pleurer à chaudes larmes. Pendant longtemps les autorités marocaines ont nié l'existence du bagne de Tazmamart situé en plein désert dans le Sud du pays. Pourtant, cinquante-huit officiers et sous-officiers, fantassins ou aviateurs, y furent enfermés pour avoir été impliqués, à leur corps défendant, dans les deux tentatives de coup d'État de juillet 1971 (Skhirat) et août 1972 (attaque contre l'avion du roi). Après dix-huit ans de détention dans des conditions inhumaines, quand s'ouvrent les portes de Tazmamart, vingt-huit d'entre eux avaient survécu. Celui qui occupait la cellule 10, Ahmed Marzouki, témoigne au nom de tous, disparus et survivants.
Il était rare que les deux jeunes filles se retrouvassent seules car tous les êtres, y compris les chats de la maisonnée, recherchaient la compagnie de Diana, mais chaque fois que cela advenait, Gamra sentait une plénitude absolue la submerger, une sorte de satisfaction d'exister dont elle grapillait les précieuses secondes avec voracité. C'était étrange car, s'il lui arrivait d'apprécier les autres ou si elle pouvait même porter une certaine affection pour certains d'entre eux, elle ne s'était jamais sentie aussi heureuse qu'en présence de Diana. Elle savait bien sûr que les deux n'appartenaient pas au même milieu et pourtant quelque chose de mystérieux lui dictait que l'Italienne lui était si proche qu'elle pouvait la considérer comme son égale. C'était vrai que toutes deux avaient le même âge mais c'était là, semble-t-il, le seul point commun entre elles ; elles n'étaient proches ni par le tempérament - retenue chez Gamra et exubérance chez Diana -, ni par leur physique - qui offrait des différences marquées, voire des points opposés, et encore moins par leur condition sociale et familiale ; entre les deux, une alchimie féminine avait pris, voilà tout ! "
S'inscrivant dans le cadre d'une littérature qui proclame le renouveau, l'écriture de Chevillard procède à la mise en scène de la discontinuité et aux jeux entre la norme et la distorsion, entre le retour et le détour, avec et contre le roman. A travers le décryptage de la mise en scène esthétique de la discontinuité, le présent travail vise la sollicitation et l'interprétation des différentes manifestations de la rupture et de la dislocation, génératrices de l'éclatement de la narration, de l'écriture digressive et métaleptique, et de la complexité de la lecture. Renforcés par la portée ludique et comique, ainsi que par l'abolition des frontières entre le fictif et le réel, avec ses clichés et ses stéréotypes, de tels procédés se révèlent au service de la vision ironique et critique qui contre-attaque ce que Chevillard appelle le "bon vieux roman" .
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"