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La poétique du discontinu dans les romans d'Eric Chevillard
Marzouki Abbes
L'HARMATTAN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782343237923
S'inscrivant dans le cadre d'une littérature qui proclame le renouveau, l'écriture de Chevillard procède à la mise en scène de la discontinuité et aux jeux entre la norme et la distorsion, entre le retour et le détour, avec et contre le roman. A travers le décryptage de la mise en scène esthétique de la discontinuité, le présent travail vise la sollicitation et l'interprétation des différentes manifestations de la rupture et de la dislocation, génératrices de l'éclatement de la narration, de l'écriture digressive et métaleptique, et de la complexité de la lecture. Renforcés par la portée ludique et comique, ainsi que par l'abolition des frontières entre le fictif et le réel, avec ses clichés et ses stéréotypes, de tels procédés se révèlent au service de la vision ironique et critique qui contre-attaque ce que Chevillard appelle le "bon vieux roman" .
Ahmed Marzouki était sous-lieutenant au moment de son arrestation. Son témoignage débute avant-même le coup d'état manqué de juillet 1971 et s'achève sur son apprentissage renouvelé de la vie au dehors après sa libération, dans un Maroc encore aux prises avec certaines pratiques très peu démocratiques. Mais l'essentiel bien sûr reste le quotidien des prisonniers de Tazmamart. Avec une remarquable distance, sans haine ni acharnement, Ahmed Marzouki retrace les journées sans espoir de ces hommes condamnés à vivre l'innommable.
Cet ouvrage à deux mains est le fruit d'une fréquentation assidue de l'oeuvre d'Albert Memmi et d'une double proximité personnelle avec l'écrivain. Ses chapitres éclairent chaque pan de l'oeuvre littéraire, chaque ouvrage étant analysé par l'un ou l'autre des auteurs ou soumis à leur double investigation de façon à proposer au lecteur une vue précise de l'itinéraire littéraire de Memmi, fondé, comme son itinéraire d'essayiste et de sociologue, sur les notions d'identité/altérité et tournant constamment autour des rapports de l'individu et des communautés auxquelles il appartient ou dont il tente de se détacher. Préfacé par Albert Memmi et suivi d'un entretien avec cet auteur, l'ouvrage est un essai sur l'écrivain et son oeuvre littéraire de même qu'un hommage scientifique que lui rendent deux universitaires de son pays natal, ce pays qui n'a jamais cessé d'habiter son imaginaire et de nourrir sa création.
Il était rare que les deux jeunes filles se retrouvassent seules car tous les êtres, y compris les chats de la maisonnée, recherchaient la compagnie de Diana, mais chaque fois que cela advenait, Gamra sentait une plénitude absolue la submerger, une sorte de satisfaction d'exister dont elle grapillait les précieuses secondes avec voracité. C'était étrange car, s'il lui arrivait d'apprécier les autres ou si elle pouvait même porter une certaine affection pour certains d'entre eux, elle ne s'était jamais sentie aussi heureuse qu'en présence de Diana. Elle savait bien sûr que les deux n'appartenaient pas au même milieu et pourtant quelque chose de mystérieux lui dictait que l'Italienne lui était si proche qu'elle pouvait la considérer comme son égale. C'était vrai que toutes deux avaient le même âge mais c'était là, semble-t-il, le seul point commun entre elles ; elles n'étaient proches ni par le tempérament - retenue chez Gamra et exubérance chez Diana -, ni par leur physique - qui offrait des différences marquées, voire des points opposés, et encore moins par leur condition sociale et familiale ; entre les deux, une alchimie féminine avait pris, voilà tout ! "
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.