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Cahiers africains : Afrika Studies N° 80/2012 : Conjonctures congolaises. Chroniques et analyses de
Marysse Stefaan ; Omasombo Tshonda Jean
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296970342
2011, l'an V de la Troisième République congolaise, est une année qui s'annonçait cruciale. Ce fut, en effet, celle de la première échéance pour le renouvellement des mandats électifs à la présidence et au Parlement national. Les élections de 2006 avaient pu être jugées globalement crédibles. L'enjeu était dès lors la confirmation de l'entrée du pays dans un processus de démocratisation. On ne peut encore à cet égard prononcer le verdict final, mais on s'accorde pour reconnaître comme seul véritable mérite aux élections de 2011 celui d'avoir été tenues : leurs résultats font l'objet d'une large contestation, et elles ont débouché sur de nouvelles et graves incertitudes politiques. Cet ouvrage n'a pas l'ambition systématique d'un annuaire, mais fournit différents éclairages et soulève différentes interrogations sur la situation de la RDC à ce moment de son histoire. Il s'ouvre par deux articles consacrés aux évolutions politiques de l'année, en particulier à la tenue des élections. Plusieurs contributions constituent ensuite des " bilans d'étape " d'aspects fondamentaux des développements économiques et sociaux du pays, faisant intervenir ses rapports avec l'extérieur. Ces bilans, qu'il s'agisse de l'allégement de la dette, de la réforme du secteur minier ou des investissements dans l'électricité et les infrastructures, montrent combien la reconstruction du pays reste fragile et surtout ne s'attaque pas efficacement à la pauvreté. Des dossiers sont consacrés à des questions particulières : celle des relations complexes et tendues, en même temps que cruciales, avec le voisin angolais, celle des multiples conflictualités armées qui persistent ou ont surgi dans la période de l'" après-guerre " suivant les accords de paix de 2003. Enfin, le livre comprend des analyses critiques d'importants ouvrages récents, qui proposent des grilles d'interprétation des réalités congolaises.
La toile de fond de ce volume est la question de la profondeur ou de la superficialité du changement qui se manifeste en République démocratique du Congo depuis plus d'une décennie. Certaines ruptures avec le passé sont manifestes, mais l'enracinement profond des comportements clientélistes dans le domaine politique est de nature à fragiliser les avancées. C'est surtout dans le champ économique, mais aussi dans ceux de la gouvernance qui sous-tendent ces transformations économiques, que les changements sont réels. Le pays a renoué, après trois décennies d'implosion du secteur formel, avec une croissance économique avérée et soutenue. Une autre première depuis l'indépendance est la stabilité du taux de change depuis plus de sept ans sur un marché des changes libre. En effet, si elle constitue un indicateur que le pays ne s'appauvrit plus par rapport à l'étranger, cela signifie aussi que l'entrée de devises est en équilibre avec les sorties. Et c'est en cela qu'on touche aux caractéristiques du modèle de croissance. Le moteur de cette croissance retrouvée est le secteur minier en pleine effervescence ayant attiré des entreprises internationales de tous bords et origines. Cette nouvelle convoitise internationale a été le résultat de la libéralisation de l'économie sous l'égide des institutions financières internationales. Ce modèle a été repris par les instances politiques nationales en élaborant un nouveau code minier et en souscrivant, non sans résistances diverses, à de nouveaux instruments accompagnant cette transformation comme, par exemple, l'Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE). De plus, des progrès ont été accomplis ailleurs. Les réformes dans la paie des salariés de l'Etat, appuyées par l'UE, via l'introduction du paiement électronique, ont fait grincer des dents maints bénéficiaires dans les filières de paiements manuels des salaires. D'autres secteurs économiques, dans la communication et la construction, entre autres, ont pris de l'ampleur. Tout cela a fait rebondir le secteur formel dans et autour des grands centres urbains et industriels. Cependant, ces progrès atteignent fort peu le reste de la société, qui demeure encore souvent enclavée et dépourvue de bonnes communications, d'approvisionnement en énergie et d'autres infrastructures publiques. C'est en cela que réside la fragilité du nouveau modèle de croissance. Elle est restée tributaire de la demande étrangère en ressources naturelles avec trop peu de retombées sociales à l'intérieur du pays. Une donnée centrale qui montre à la fois le succès et les limites du renouveau économique est celle de l'emploi. Si, au début du millénaire, à peine 10 % de la population active avait accès au travail salarié (irrégulièrement et mal payé), l'essor économique a eu pour conséquence d'augmenter le nombre de salariés (plus régulièrement et mieux payés) à 30 % de la population active. Cet essor économique est-il durable et signifie-t-il une rupture permanente avec le passé ? La condition nécessaire pour pouvoir l'affirmer dépendra, comme cela a été amplement documenté et analysé pour maints pays d'Afrique et en RDC en particulier, de son évolution politique. Or celle-ci est justement ce qui pose problème. En effet, en 2014, les perspectives électorales et la fin de mandat de Joseph Kabila en 2016 ont fait la une de l'actualité. Cependant, aucune question essentielle n'a trouvé de réponse. La formation du gouvernement de large cohésion nationale annoncée en octobre 2013 n'est intervenue qu'en décembre 2014, mais l'événement avait déjà perdu sa signification réelle. Dès lors, les tensions, l'instabilité ont envahi la scène politique, créant à terme le risque de chaos.
2012, première année d'une nouvelle législature qui, politiquement et du point de vue sécuritaire, s'est écoulée sous un ciel orageux. Le président avait été proclamé vainqueur d'élections fortement contestées. Ni l'opposition intérieure ni la communauté internationale n'ont cependant pu ou voulu obtenir la remise en cause des résultats : l'opposition parce qu'elle est faible, divisée et incohérente ; la communauté internationale parce qu'elle estimait probablement qu'en l'absence d'une solution politique crédible, ses pressions mettraient davantage en péril la situation sécuritaire, mais aussi parce qu'elle n'a plus les moyens de faire prévaloir ses vues. Le Gouvernement issu des élections a écarté des "poids lourds" du passé, et comprend un certain nombre de technocrates et de personnalités moins connues. La primature et les ministères économiques ont été confiés à des hommes susceptibles d'amadouer les institutions financières internationales. Cela n'a cependant pas empêché le FMI de bloquer l'aide financière, à cause de la faible transparence des transactions portant sur les actifs miniers, un domaine toujours contrôlé, en dernière instance, par la sphère présidentielle. Si dans le domaine économique des avancées ont néanmoins pu être enregistrées, ce n'est pas le cas de la situation sécuritaire à l'Est. Face à de nouvelles dissidences, le Gouvernement et l'armée se sont, une fois de plus, révélés impuissants. La fragile situation politique et sécuritaire occulte et compromet des tendances d'évolution qui, à certaines conditions, pourraient marquer un tournant dans la reconstruction de l'Etat et le redressement du pays. La majeure partie de cet ouvrage est de ce fait consacrée à la question de la gestion des ressources naturelles dans le secteur des mines, des hydrocarbures, de la forêt. Le secteur minier connaît un développement spectaculaire au Katanga du fait surtout de l'intervention d'entreprises étrangères utilisant beaucoup de capital et peu de main-d'oeuvre. A l'Est prédomine une exploitation artisanale fortement perturbée par la situation sécuritaire. Le secteur des hydrocarbures est le moins créateur d'emplois, mais la principale source de recettes pour l'Etat. C'est la gestion de la forêt tropicale qui connaît le moins d'avancées et produit le plus de dégâts. Le talon d'Achille de l'économie politique congolaise reste la qualité de gouvernante. Le Gouvernement sera-t-il capable de relever enfin ce défi ?
Marysse Stefaan ; Reyntjens Filip ; Vandeginste St
Cet annuaire offre des clés de lecture de l'évolution de la région des grands lacs en 2006 et au premier trimestre de 2007 (RDC, Rwanda, Burundi). Dans une première partie, sont analysés des thèmes d'actualité dans les domaines politique, social et économique. Une seconde partie offre un ensemble de données factuelles : organigrammes des institutions et données macro-économiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.