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Cahiers africains : Afrika Studies N° 82/2013 : Conjonctures congolaises 2012. Politique, secteur mi
Marysse Stefaan ; Omasombo Tshonda Jean
L'HARMATTAN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782343004655
2012, première année d'une nouvelle législature qui, politiquement et du point de vue sécuritaire, s'est écoulée sous un ciel orageux. Le président avait été proclamé vainqueur d'élections fortement contestées. Ni l'opposition intérieure ni la communauté internationale n'ont cependant pu ou voulu obtenir la remise en cause des résultats : l'opposition parce qu'elle est faible, divisée et incohérente ; la communauté internationale parce qu'elle estimait probablement qu'en l'absence d'une solution politique crédible, ses pressions mettraient davantage en péril la situation sécuritaire, mais aussi parce qu'elle n'a plus les moyens de faire prévaloir ses vues. Le Gouvernement issu des élections a écarté des "poids lourds" du passé, et comprend un certain nombre de technocrates et de personnalités moins connues. La primature et les ministères économiques ont été confiés à des hommes susceptibles d'amadouer les institutions financières internationales. Cela n'a cependant pas empêché le FMI de bloquer l'aide financière, à cause de la faible transparence des transactions portant sur les actifs miniers, un domaine toujours contrôlé, en dernière instance, par la sphère présidentielle. Si dans le domaine économique des avancées ont néanmoins pu être enregistrées, ce n'est pas le cas de la situation sécuritaire à l'Est. Face à de nouvelles dissidences, le Gouvernement et l'armée se sont, une fois de plus, révélés impuissants. La fragile situation politique et sécuritaire occulte et compromet des tendances d'évolution qui, à certaines conditions, pourraient marquer un tournant dans la reconstruction de l'Etat et le redressement du pays. La majeure partie de cet ouvrage est de ce fait consacrée à la question de la gestion des ressources naturelles dans le secteur des mines, des hydrocarbures, de la forêt. Le secteur minier connaît un développement spectaculaire au Katanga du fait surtout de l'intervention d'entreprises étrangères utilisant beaucoup de capital et peu de main-d'oeuvre. A l'Est prédomine une exploitation artisanale fortement perturbée par la situation sécuritaire. Le secteur des hydrocarbures est le moins créateur d'emplois, mais la principale source de recettes pour l'Etat. C'est la gestion de la forêt tropicale qui connaît le moins d'avancées et produit le plus de dégâts. Le talon d'Achille de l'économie politique congolaise reste la qualité de gouvernante. Le Gouvernement sera-t-il capable de relever enfin ce défi ?
Marysse Stefaan ; Reyntjens Filip ; Vandeginste St
Par l'analyse de différents thèmes d'actualité dans les domaines politique, social et économique, cet Annuaire offre des clés pour une lecture de l'évolution de la région des Grands Lacs en 2010 et au premier trimestre 2011.
Marysse Stefaan ; Reyntjens Filip ; Vandeginste St
La nature transfrontalière des conflits dans la région s'est une nouvelle fois affirmée. En effet, l'opération conjointe " Umoja Wetu ", menée au début 2009 par les armées rwandaise et congolaise au Nord-Kivu, a eu pour résultat paradoxal que Kigali a neutralisé son allié, le CNDP de Laurent Nkunda, mais pas son adversaire, les FDLR. L'action rwandaise doit être vue dans le contexte de l'irritation croissante de ses bailleurs face à la façon dont le Rwanda continue de déstabiliser la RDC. Son appui à des insurgés persiste, y compris au Sud-Kivu, et il continue de refuser tout dialogue avec les FDLR. A l'intérieur du Rwanda, la mal gouvernance politique a continué. Ainsi, les élections législatives de septembre 2008 ont été une vaste fraude, les opinions dissidentes sont réprimées par la pénalisation du " divisionnisme " et de l'" idéologie du génocide ", la justice est biaisée et les écarts entre riches et pauvres se creusent encore davantage. Plus d'un an avant les scrutins de 2010, le Burundi est en campagne électorale permanente et le pays balance entre le dialogue, l'autoritarisme et la violence. Même si le dernier mouvement rebelle, les FNL, a troqué la lutte militaire pour le combat politique, la logique milicienne n'a pas disparu. En RDC, l'Etat continue d'avoir du mal à se reconstruire, notamment en termes de contrôle territorial, de fiscalité publique et de gestion de l'économie. Plus encore qu'au Burundi, la gouvernance est défaillante et l'Annuaire offre un nombre d'exemples de faiblesses dans le domaine des ressources naturelles. Cet Annuaire offre des clés de lecture de l'évolution de la région des grands lacs en 2008 et au premier trimestre de 2009. Dans une première partie, sont analysés des thèmes d'actualité dans les domaines politique, social et économique. Une seconde partie présente les organigrammes des institutions au Burundi, au Rwanda et dans les deux Kivu.
La toile de fond de ce volume est la question de la profondeur ou de la superficialité du changement qui se manifeste en République démocratique du Congo depuis plus d'une décennie. Certaines ruptures avec le passé sont manifestes, mais l'enracinement profond des comportements clientélistes dans le domaine politique est de nature à fragiliser les avancées. C'est surtout dans le champ économique, mais aussi dans ceux de la gouvernance qui sous-tendent ces transformations économiques, que les changements sont réels. Le pays a renoué, après trois décennies d'implosion du secteur formel, avec une croissance économique avérée et soutenue. Une autre première depuis l'indépendance est la stabilité du taux de change depuis plus de sept ans sur un marché des changes libre. En effet, si elle constitue un indicateur que le pays ne s'appauvrit plus par rapport à l'étranger, cela signifie aussi que l'entrée de devises est en équilibre avec les sorties. Et c'est en cela qu'on touche aux caractéristiques du modèle de croissance. Le moteur de cette croissance retrouvée est le secteur minier en pleine effervescence ayant attiré des entreprises internationales de tous bords et origines. Cette nouvelle convoitise internationale a été le résultat de la libéralisation de l'économie sous l'égide des institutions financières internationales. Ce modèle a été repris par les instances politiques nationales en élaborant un nouveau code minier et en souscrivant, non sans résistances diverses, à de nouveaux instruments accompagnant cette transformation comme, par exemple, l'Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE). De plus, des progrès ont été accomplis ailleurs. Les réformes dans la paie des salariés de l'Etat, appuyées par l'UE, via l'introduction du paiement électronique, ont fait grincer des dents maints bénéficiaires dans les filières de paiements manuels des salaires. D'autres secteurs économiques, dans la communication et la construction, entre autres, ont pris de l'ampleur. Tout cela a fait rebondir le secteur formel dans et autour des grands centres urbains et industriels. Cependant, ces progrès atteignent fort peu le reste de la société, qui demeure encore souvent enclavée et dépourvue de bonnes communications, d'approvisionnement en énergie et d'autres infrastructures publiques. C'est en cela que réside la fragilité du nouveau modèle de croissance. Elle est restée tributaire de la demande étrangère en ressources naturelles avec trop peu de retombées sociales à l'intérieur du pays. Une donnée centrale qui montre à la fois le succès et les limites du renouveau économique est celle de l'emploi. Si, au début du millénaire, à peine 10 % de la population active avait accès au travail salarié (irrégulièrement et mal payé), l'essor économique a eu pour conséquence d'augmenter le nombre de salariés (plus régulièrement et mieux payés) à 30 % de la population active. Cet essor économique est-il durable et signifie-t-il une rupture permanente avec le passé ? La condition nécessaire pour pouvoir l'affirmer dépendra, comme cela a été amplement documenté et analysé pour maints pays d'Afrique et en RDC en particulier, de son évolution politique. Or celle-ci est justement ce qui pose problème. En effet, en 2014, les perspectives électorales et la fin de mandat de Joseph Kabila en 2016 ont fait la une de l'actualité. Cependant, aucune question essentielle n'a trouvé de réponse. La formation du gouvernement de large cohésion nationale annoncée en octobre 2013 n'est intervenue qu'en décembre 2014, mais l'événement avait déjà perdu sa signification réelle. Dès lors, les tensions, l'instabilité ont envahi la scène politique, créant à terme le risque de chaos.
Marysse Stefaan ; Reyntjens Filip ; Vandeginste St
2010 est une année électorale au Rwanda et au Burundi. Le Rwanda a l'habitude de la fraude électorale systématique et le FPR domine un paysage politique fermé ; on devait donc s'attendre à un scrutin présidentiel réglé d'avance. La période pré-électorale a toutefois été marquée par de fortes tensions : attentats à la grenade, émergence d'une opposition interne que le régime tente de briser à tout prix, et surtout remous au sein de l'armée, tels qu'attestés par le départ en exil ou l'arrestation de plusieurs généraux. Au Burundi, alors que les partis semblaient avoir trouvé une voie consensuelle pour la gestion d'un véritable marathon électoral, les tensions ont augmenté à l'approche des scrutins, le CNDD-FDD voulant renforcer sa position dominante au détriment des autres formations politiques. Eu cette année 2010 également, la ROC a pu faire quelques pas vers la reconstruction de l'Etat, mais le contrôle territorial demeure fragile, comme le montrent l'insécurité persistante à l'est, mais aussi les violences dans l'Equateur et les activités meurtrières de la LRA au nord-est. La stabilité régionale reste menacée par des mouvements transfrontaliers tant militaires que relevant d'une économie criminelle. En analysant des thèmes d'actualité dans les domaines politique; social et économique, cet Annuaire offre des clés pour une lecture de l'évolution de la région des grands lacs en 2009 et au premier trimestre de 2010.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.