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Naissance de la critique moderne. La littérature selon Eliot et Valéry, 1889-1945
Marx William
PU ARTOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782910663810
Au tournant du XIXe et du XXe siècle se produisit une révolution dans notre rapport à la littérature, avec la perte du sentiment de la transparence du langage, autrement dit, de la croyance selon laquelle celui-ci pourrait faire accéder directement au réel. Cette modification de la sensibilité allait provoquer une crise sans précédent de la critique littéraire et favoriser l'émergence d'une réflexion de type formaliste, dont le New Criticism anglo-saxon et la Nouvelle Critique française peuvent apparaître, chacun en son temps et à sa façon, comme les plus fameux exemples. Tel est le processus que ce livre s'attache à décrire en une histoire comparée de la critique littéraire française et anglo-saxonne entre 1889 et 1945, à travers le prisme des deux plus illustres figures d'écrivains critiques de l'époque : Paul Valéry et TS Eliot. En analysant la quadruple crise alors traversée par la critique littéraire (crises de l'objet, des valeurs, de la fonction et du discours critiques) et en mettant en évidence les singuliers réseaux d'influence unissant la critique anglo-saxonne à la critique française, c'est tout un contexte philosophique, littéraire et institutionnel que cette étude réussit à mettre en place : succès du bergsonisme, mouvement de renaissance classique, querelle de la poésie pure, transformations de la critique universitaire, dépassement du symbolisme et avènement du modernisme. Par ailleurs, cet ouvrage apporte une contribution décisive à la compréhension des critiques éliotienne et valéryenne, dont il révèle les mécanismes essentiels : thèses majeures, partis pris esthétiques fondamentaux, choix d'écriture, fonction des images. En ressuscitant des pans entiers de l'histoire de la critique littéraire de la première moitié du XXe siècle, ce livre ne propose rien de moins qu'une archéologie internationale de la critique moderne.
Le sexe est chose mentale. Il colore notre vision du monde, il transforme la connaissance que nous en avons, et même il la crée. La sexualité implique un rapport particulier au vrai, au beau, au bien, autrement dit, un savoir, une esthétique, une éthique, une politique. Or, quand le désir change, la vision du monde en est changée. Que sait un gai sur le monde ? Quelle expérience en a-t-il ? Qu'en ignore-t-il ? Trois mille ans de littérature occidentale ont exploré l'intellect hétérosexuel et la vision du monde qui l'accompagne. Il est temps d'explorer une autre face, celle du savoir gai, celle de l'étrangement. Il ne sera pas seulement question de drague, de fantasmes, de pornographie et de taille du pénis, mais aussi de Platon, Vélasquez, Proust, Oshima et Cat Stevens, des chauffeurs de taxi, des colonies de vacances, du mariage pour tous et de la longévité des chats et des baleines bleues. De la vie sexuelle de Jésus, également. Bref, de la vie tout court. Lecteur, tu en apprendras ici beaucoup sur l'homosexualité, sur l'hétérosexualité, mais d'abord et surtout sur toi-même. Tu es l'objet de ce livre, toi et ta sexualité.
Marx William ; Kaufmann Vincent ; Mattiussi Lauren
L'évolution de la littérature, des arts en général est le plus souvent envisagée comme une succession de ruptures, chacune définissant une école ou un mouvement. Peut-être devient-il important de s'interroger sur la face cachée de ces ruptures, des continuités, de la tradition, des avant et arrière-gardes qui s'inscrivent dans les marges de cette évolution. Cet ouvrage collectif (issu d'un colloque les 16 et 17 mai 2003, Université de Lyon III) a pour ambition de renouveler notre perception de l'histoire littéraire et artistique du XXe siècle. Face cachée de la "modernité" l'arrière-garde pourrait aussi en être la clef en ouvrant de nouvelles perspectives. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Ils l'ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres - ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et de sociologues, de rois, d'empereurs et même de présidents. De Platon à Nicolas Sarkozy, ce livre fournit toutes les pièces de ce procès ahurissant, fait le portrait d'une incroyable galerie de grotesques et de ridicules, et retrace à sa manière une autre histoire de la littérature occidentale depuis les origines, pleine de bruit et de fureur, de haine, d'hypocrisie et d'ignorance, avec ses querelles et ses combats, ses défaites et ses triomphes, ses stratèges, ses traîtres et ses héros. Avec la haine de la littérature se révèle la face cachée de l'histoire de la littérature - celle qui lui donne peut-être son sens véritable.
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.