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Le retour du tragique. Le théâtre espagnol face à la rénovation esthétique, Valle-Inclan, Alberti, G
Martinez Thomas Monique
PU RENNES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782753504585
Le tragique moderne ne revient pas simplement du côté où on l'attendait, par les portes de la farce, du grotesque et bien sûr de l'esperpento de Valle-Inclàn. Il ressurgit aussi dans des formes plus classiques (le drame rural de La Casa de Bernarda Alba de Garda Lorca) ou dans un genre traditionnel que l'auteur se plaît à réactiver pour mieux le transgresser (l'autosacramental de El Hombre deshabitado de Rafael Alberti). Ces productions théâtrales du début du XXe siècle, malgré leur diversité, obéissent à la même finalité : représenter, penser et dénoncer l'histoire contemporaine, afin d'offrir à la scène espagnole le miroir de sa propre réalité. Les auteurs de cet ouvrage ont choisi de s'intéresser à ces trois oeuvres de façon pragmatique et didactique. A partir de méthodes et d'exercices spécifiques aux concours français, l'équipe Roswita, avec la complicité de Claude le Bigot, a voulu balayer les grands thèmes et les scènes majeures de ces trois oeuvres... tout en donnant au lecteur les éléments clefs de l'analyse dramaturgique, encore largement méconnue.Les sept chercheuses de Roswita, qui enseignent dans plusieurs universités françaises, constituent un réseau national autour du théâtre actuel en langue espagnole. Elles sont associées au laboratoire toulousain Lettres, langages et arts. Elles ont créé la collection Hispania chez Lansman et publié plusieurs essais : Corps en scène, Le corps grotesque, Sexes en scène, Rideau ou fin de partie au théâtre, Transgressions et folies dans la dramaturgie féminine contemporaine. Elles ont aussi publié aux PUR Le théâtre contemporain espagnol approche méthodologique et analyses de textes (2006).
José Sanchis Sinisterra est le dramaturge phare de ces dernières années en Espagne, un praticien et un théoricien qui est devenu le maître à penser dans un pays où les jeunes générations manquent cruellement de modèles, même internationaux. Or, il n'y a aucun ouvrage de référence en espagnol ou en français sur son ?uvre. Monique Martinez présente, sans notes ni renvois bibliographiques, les ?uvres les plus importantes de José Sanchis Sinisterra (dont Ay, Carmela ! bien connue à travers le film de Carlos Saura) tandis que le dramaturge commente lui-même et complète ces analyses. Le tout dans une totale liberté et une profonde complicité ! Cet essai, publié en Espagne par la maison d'édition Naque, s'adresse au public français qui a aimé les pièces qu'il a pu voir les nombreuses Ay, Carmela !, Le retable del Dorado, Le siège de Leningrad, Les figurants. Il s'adresse aussi à tous ceux qui veulent découvrir un auteur aussi important que l'est en France Vinaver pour le théâtre espagnol contemporain.
Morales Gracia ; Martinez Thomas Monique ; Gobbé-M
Un homme déguenillé errant sans but dans un paysage apocalyptique. Il pousse devant lui un vieux chariot, où il transporte jalousement de précieux sacs remplis de terre. Cette terre, c'est une parcelle de son humanité, une humanité qui, autrement, serait condamnée au déracinement de l'exil. Tout au long de Un horizonte amarillo en los ojos, le personnage s'adresse à un invisible jeune homme rencontré le matin même. Son errance devient le motif d'une longue confession aux accents monologiques, mêlant illusions passées, peurs primaires et souvenirs d'enfance. Et peu à peu s'impose la figure obsessionnelle d'une femme... Dans le vestibule de ce qui pourrait être un hall d'immeuble apparaissent, l'un après l'autres, les sept personnages de Entre puertas y paredes : deux soeurs, un couple, un homme seul, une femme et un sans-abri. Voyageurs arrivés à " bon " port, étrangers les uns aux autres, ils vont devoir cohabiter dans les espaces qu'on leur a arbitrairement attribués. Qu'est-ce qui rassemble des êtres si divers ? Qui les a réunis ? Et, surtout, vont-ils réussir à vivre ensemble ?
De Vincentiis Adriano ; Mosdi Thomas ; Martinez Ma
Depuis la nuit des temps, les succubes influent secrètement sur le cours de l?histoire. Dans l?ombre des grands de ce monde, elles oeuvrent à l?accomplissement d?un vaste plan aux objectifs occultes!Sont-elles vraiment ces monstres légendaires, ces démons qui surprennent les hommes dans leur sommeil pour mieux les séduire et les faire tomber sous leur emprise?
Ce livre témoigne des recherches du Laboratoire Commun Réinventer le Media Congrès, fruit d'une collaboration de plus de dix ans en Occitanie entre l'Université Toulouse Jean Jaurès et l'entreprise Europa Organisation, leader national de l'organisation de congrès. "Quel Congrès-Voulons-Nous ? " , est le point d'aboutissement de ce programme conjoint sous la forme d'un congrès sur le congrès qui s'est tenu à l'Université Toulouse Jean Jaurès en janvier 2020. Les 13 articles scientifiques qui repensent la forme des congrès s'articulent à une partie augmentée numérique (photo, vidéo, audio, dessin, etc.) accessible sur le site web www. qcvn. fr. L'ouvrage inclut également une préface qui retrace l'expérience atypique du programme Université / Entreprise depuis le champ des arts et un manuel de congréturgie composé de 14 fiches pratiques pour organiser son congrès autrement.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.