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Contorsion. Histoire de la souplesse extrême en Occident, XIXe-XXIe siècles
Martinez Ariane
SOC HIST THEATR
20,00 €
Épuisé
EAN :9791094971277
Contribution à une histoire du corps à l'époque contemporaine, cet ouvrage explore la contorsion à la fois comme art acrobatique et comme geste sensible. Les figures de la souplesse, leurs noms et à leurs connotations ont varié au fil du temps. Ces évolutions sont révélatrices d'une mutation du regard sur les pratiques physiques en Occident, la contorsion ayant été tour à tour dénigrée, exaltée et investie comme lieu d'expérience. Au XIXe siècle, les numéros des " disloqués" consistent en des pantomimes animalières, interprétées majoritairement par des hommes, perçus comme des quasi-phénomènes. Dans les années 1920, le terme de " contorsionniste " se diffuse : il suppose une gestualité plus active et plus athlétique que celle des "désarticulés ". Les numéros de portés se multiplient, en duo, en trio, parfois en groupe. Au milieu du XXe siècle, la contorsion se féminise, se dénude et s'érotise, signe d'une mutation anthropologique plus vaste : le sexe faible se transforme en sexe souple. Avec la libération des moeurs, la souplesse suscite un intérêt esthétique, commercial et social. Les contorsionnistes se frayent une place sur les scènes institutionnelles, dans les publicités, les défilés de mode, les émissions télévisées et les réseaux sociaux. Le modèle de la performance à outrance est critiqué au profit d'un désir de durer et de faire évoluer son art en préservant son corps, mais aussi d'une diffusion de la " souplesse pour tous ". En jouant de leurs articulations, les contorsionnistes mettent en déroute nos usages sociaux et nos repères posturaux.
Le plateau contamine bien souvent, et à dessein, l'écriture dramatique, quand l'irruption massive sur la scène de mots écrits sur différents supports induit des conséquences multiples dans les spectacles contemporains. Cet essai collectif, mais comme écrit d'une seule main, étudie comment se matérialisent ces écritures, et en détaille les effets de sens. Quatre chapitres dynamiques en font un ouvrage à la fois pointu et accessible, pour les étudiants d'études théâtrales ou de lettres, mais aussi pour tous les spectateurs et praticiens s'interrogeant sur la présence de l'écrit sur les plateaux. L'ouvrage propose des approches historiques, dramaturgiques et esthétiques des graphies en scène et questionne leur réception.
Fondé sur une approche historique et esthétique, cet ouvrage s'attache montrer comment la pantomime a représenté, entre 1880 et 1945, un "théâtre en mineur", susceptible de réfléchir et de repenser les enjeux de la scène, pour bon nombre d'auteurs (Huysmans et Hennique, Claudel, Cocteau), d'interprètes (Wague, Colette, Barrault), et de metteurs en scène (Lugné-Poe, Copeau, Artaud). En inoculant, au arur du théâtre, des procédés venus d'autres disciplines artistiques (dessin, photographie, cinéma, danse, cirque), elle a transformé l'écriture dramatique, le jeu d'acteur et la conception du spectacle. Les pièces muettes se multiplient à la fin du XIXe siècle, générant une dramaturgie didascalique subjective, qui s'inspire du roman et du poème en prose. Symptomatique d'une "crise du drame" (Szondi) et d'une "crise du geste" (Agamben), le jeu mimé interroge alors la mise en scène naissante et soulève des polémiques relatives à la formation du comédien. L'acteur, dont l'expression se concentrait sur le visage et les mains, est incité à reprendre possession de son corps dans son entier. Mise à mal par l'avènement du mime corporel fondé par Decroux, la pantomime n'en a pas moins constitué un recours décisif pour stimuler le rythme et l'image scéniques.
Le 11 septembre 2001, le fracas et les flammes des Twin Towers qui s'effondraient faisaient oublier d'autres bûchers de titan. Là où plus de 8 millions d'animaux, contaminés par le prion de la vache folle ou le virus de la fièvre aphteuse, ont brûlé. Plus de 136 000 Européens, déjà porteurs sans le savoir de cette maladie terrifiante, pourraient aussi mourir d'ici 2015. Y a-t-il des responsables, des coupables ou est-ce la malédiction du hasard ? Est-ce ainsi le hasard si les vaches britanniques sont devenues folles, juste au moment où l'Europe ne voulait pas du bœuf américain aux hormones ? Est-ce aussi un hasard si cette maladie intéresse en priorité les laboratoires militaires des U.S.A., qui ont fait rejeter le protocole international sur le contrôle des armes biologiques ? Est-ce encore un hasard si, en 2001, les moutons anglais contaminés par la fièvre aphteuse ont été abattus par milliers juste au moment où, dans les négociations agricoles mondiales, à l'O.M.C., il fallait élargir la place faite en Europe aux moutons néo-zélandais importés ? Est-ce toujours le hasard si la Grande-Bretagne, où s'est répandu ce virus, la Nouvelle-Zélande qui a vu ainsi à son avantage se libérer un peu plus le marché européen et les Etats-Unis, qui à Doha ont mis à genoux la puissance agricole rivale de l'Europe, sont tous trois liés par l'accord secret UKUSA d'espionnage de l'Europe ? La réponse à ces questions conduit sur la piste américaine dans la guerre économique secrète et impitoyable que les Etats-Unis mènent contre l'Europe et nos paysans pour la maîtrise planétaire du vivant, du green power.
Résumé : Quels rôles décisifs le metteur en scène joue-t-il au sein de la représentation théâtrale ? Dans quelles mises en scène fondatrices la diversité des formes scéniques actuelles trouve-t-elle ses sources ? En quoi la naissance de la mise en scène moderne a-t-elle bouleversé la place du texte au théâtre ? De 1800 à aujourd?hui, la mise en scène s?est progressivement revendiquée comme un art à part entière. Cet ouvrage fait la synthèse des principales évolutions esthétiques et des débats idéologiques qui ont jalonné son histoire, en France et dans le monde. Il met notamment l?accent sur les grandes préoccupations des metteurs en scène depuis la reconnaissance de la dimension proprement créatrice de leur fonction : la direction d?acteurs, la conception de l?espace scénique, le statut du texte dramatique et la relation avec le(s) public(s).