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La pantomime, théâtre en mineur (1880-1945)
Martinez Ariane
SORBONNE PSN
29,90 €
Épuisé
EAN :9782878544169
Fondé sur une approche historique et esthétique, cet ouvrage s'attache montrer comment la pantomime a représenté, entre 1880 et 1945, un "théâtre en mineur", susceptible de réfléchir et de repenser les enjeux de la scène, pour bon nombre d'auteurs (Huysmans et Hennique, Claudel, Cocteau), d'interprètes (Wague, Colette, Barrault), et de metteurs en scène (Lugné-Poe, Copeau, Artaud). En inoculant, au arur du théâtre, des procédés venus d'autres disciplines artistiques (dessin, photographie, cinéma, danse, cirque), elle a transformé l'écriture dramatique, le jeu d'acteur et la conception du spectacle. Les pièces muettes se multiplient à la fin du XIXe siècle, générant une dramaturgie didascalique subjective, qui s'inspire du roman et du poème en prose. Symptomatique d'une "crise du drame" (Szondi) et d'une "crise du geste" (Agamben), le jeu mimé interroge alors la mise en scène naissante et soulève des polémiques relatives à la formation du comédien. L'acteur, dont l'expression se concentrait sur le visage et les mains, est incité à reprendre possession de son corps dans son entier. Mise à mal par l'avènement du mime corporel fondé par Decroux, la pantomime n'en a pas moins constitué un recours décisif pour stimuler le rythme et l'image scéniques.
La Constitution européenne est là. Avec ses quatre parties, ses 465 articles et ses silences troublants... Car il n'y a rien, en effet, dans cet imposant édifice, sur les contribuables qui le financent et sur leurs libertés qu'il faut assurer... Or, chacun le pressent. Trente Etats dans moins de dix ans et 500 millions d'habitants réunis vont exiger un budget européen qui ne pourra plus en rester aux 111 milliards d'euros de 2004, ni même aux 153 milliards d'euros programmés pour 2013. Dès lors, dans la prochaine décennie, on va voir un impôt européen arriver et, au fil des années, progresser. Puisque, d'expérience, un impôt commence toujours à un taux modeste pour finir à un montant alpestre. Voilà pourquoi une Constitution qui veut organiser l'avenir de l'Europe ne peut se désintéresser de l'avenir des contribuables européens appelés à payer pour financer son budget. Dès maintenant, ne faudrait-il pas alors inscrire dans cette Constitution la protection à la fois de la dignité, de la vie privée, des libertés et de la propriété du contribuable ? En une sorte de principe de précaution... fiscale. Les contribuables nationaux, en effet, trop expérimentés depuis des siècles, ne peuvent que légitimement craindre le supplément d'impôt européen en train de se profiler. Il suffirait alors pour les rassurer que la Constitution européenne, sur le point d'être adoptée, s'enrichisse d'un simple amendement ainsi rédigé à l'article 52 de son chapitre VII sur les finances de l'Union.
La mondialisation économique et financière pose un problème aux gouvernements du monde. Dès lors que, depuis soixante ans, du GATT à l'OMC, les dirigeants ont mené une politique de réduction massive des protections douanières pour, à terme, aller à leur suppression, les échanges commerciaux internationaux se font entre des pays aux coûts fiscaux, sociaux et environnementaux de production outrancièrement inégalitaires. Les conséquences de ces asymétries dans les échanges sont aussi connues que non résolues. Dans les pays développés, c'est la désindustrialisation, la désertification rurale, le chômage et la déstabilisation financière des systèmes de protection sociale. Dans les pays émergents, de la Chine au Brésil ou à l'Inde, c'est la surexploitation des hommes et de l'environnement. Faute de pouvoir rétablir les barrières douanières, dès lors que le protectionnisme n'est plus accepté et que le libre-échange a idéologiquement gagné, les gouvernements en sont réduits aux soins palliatifs. L'Europe par exemple, pour atténuer les effets du différentiel de coûts de production, baisse les cotisations sociales sur les salaires. En faisant semblant de croire que cela rétablit l'équilibre avec le travail à 25 centimes d'euros de l'heure du travailleur chinois. Dans ce désarroi politique et intellectuel, les chercheurs du Fonds Interdisciplinaire de Recherches Européennes Fiscales (FIREF) ont mis au point l'outil permettant de traiter les asymétries économiques planétaires: droit de douane de nouvelle génération parce que déductible par l'exportateur, sous forme d'un crédit douanier, de ses achats sur l'économie du pays importateur. Modulable, remboursable, négociable et bonifiable, ce nouveau droit de douane déductible réconcilie le libre commerce nécessaire et les protections économiques tout aussi indispensables
Sur la planète, deux puissances ont des armes d'alimentation massive : l'Europe et les Etats-Unis. Pour ces derniers, c'est inacceptable. lls veulent le monopole alimentaire mondial. D'autant qu'en 2040, avec l'humanité qui comptera deux milliards de bouches de plus à nourrir et la Chine dont la puissante croissance économique génère une augmentation de la consommation, les besoins agricoles planétaires vont augmenter de 30 à 60 %. En céréales, viandes, produits laitiers, fruits, vins, bières, un fantastique marché mondial des protéines animales et végétales est en train de s'ouvrir. Les Etats-Unis en veulent la maîtrise. D'où la guerre alimentaire que leurs " farmers faucons " mènent contre l'Europe agricole en général et la France paysanne en particulier accusées d'être " l'axe du agricole " et des " Etats agricoles voyous " pratiquant des subventions agressives contraires à la sécurité alimentaire mondiale. Du Dillon round des années 60 au cycle commercial de Doha depuis 2001, en passant par l'Uruguay round, les Carla Hill, Mickey Kantor, Charlesne Barshefsky et autres Robert Zoellick du clan de la guérie agricole, multiplient les contentieux àl'OMC, les embargos et les batailles sur tout, du blé à la moule, du poulet aux bananes et, aujourd'hui, aux OGM. Pour eux, après l'Irak pétrolier, c'est le tour de l'Europe agricole. Là aussi, leurs alliés et leurs vassaux, la Grande-Bretagne évidemment, la nouvelle-Zélande ovine et laitière, l'Australie ou l'Arique du Sud viticoles, leurs esclavagisés de l'Amérique centrale bananière et de l'Amérique du sud OGMisée, leurs inféodés d'Europe de l'Est et leurs assistés d'Afrique. Sans parler de leur chevau légers des ONG et leur cheval de Troie, de Rome à Madrid. Harcelés, intimidés, de décennie en décennie, la Commission de Bruxelles et les gouvernements européens se replient sur le pacifisme agricole et, peu à peu, lâchent tout. Blair House 1992 a été un symbole de cette réédition agricole et Cancun 2003 peut être le Munich tropical de l'agriculture européenne. C'est cette guerre de civilisation, entre la faucille et le Mc Do, la France de la civilisation agriculturo-terrienne et l'empire de l'intégrisme anglo-americano-alimentaire que ce livre décrit. Avec l'enjeu angoissant : alors que paysan va redevenir le grand métier du milieu du XXlème siècle, y aura-t-il encore, dans ces années qui arrivent, des paysans européens et surtout français pour nourrir les hommes du monde ?
Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé: il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Indexée sur l'expérience d'un lieu, l'écriture de Jean Rolin se situe au coeur des renouvellements thématiques et esthétiques de la littérature de ces trente dernières années : à partir d'une immersion dans un espace concret - visite réitérée, incursion, séjour prolongé - elle définit une forme littéraire située au croisement du documentaire et du romanesque, en prise sur les espaces contemporains, tentant d'élaborer les conditions d'un possible témoignage. Selon quelles modalités s'opère la saisie incarnée et située d'un territoire ? Comment l'expérience vécue est-elle recomposée par l'écriture, en marge des catégories génériques du reportage ou du récit de voyage ? Comment s'actualise la situation de l'écrivain dés lors que son rapport au monde prend soin d'écarter toute prétention didactique ? C'est à toutes ces interrogations que ce volume s'efforce de répondre à travers des lectures croisées, qui font dialoguer entre elles les différentes oeuvres de Jean Rotin pour mieux en cerner les constances, les récurrences et les évolutions.