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Se nommer pour exister. L'exemple du pseudonyme sur Internet
Martin Marcienne ; Coïaniz Alain
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296969506
Dans l'Odyssée, chant IX, Ulysse choisit l'anthroponyme "Personne" afin d'échapper au Cyclope. Ce jeu onomastique actualise deux niveaux de sens : le premier renvoie au fait anthroponymique et le second au lexique, plus spécifiquement au nom commun. Se cacher pour se nommer... En avance sur son temps, Ulysse aurait navigué sur la Toile sous le pseudonyme Personne... La nomination permet ainsi d'inscrire l'ensemble des objets du monde repéré dans le paradigme humain. Se nommer est aussi un acte qui permet au sujet social de s'inscrire dans la société civile et d'être ainsi connu, puis reconnu par l'autre. Qu'en est-il de la nomination en général ? Et du pseudonyme sur lnternet en particulier ? Cet ouvrage se veut une réponse à ces questions, d'une part, en présentant une étude approfondie de la nomination des objets du monde et, d'autre part, par le biais de deux enquêtes menées auprès d'usagers de l'lnternet et à partir de l'analyse d'un corpus de pseudonymes recueillis sur des forums et des blogues de journaux en ligne.
Etre le vilain petit canard dans une famille, la tête de Turc dans un groupe, ou le paria dans une société, revient à vivre dans la différence marquée et implicite, dans l'indifférence, voire dans la cruauté. Les instances qui composent le monde du vivant comme l'identité et la différence à travers le chaînage généalogique, l'attraction et la répulsion retranscrites et activées dans le champ émotionnel de l'humain par le biais du langage et de la sphère affective, ou, encore, le pouvoir de telle entité sur telle autre, n'entraîneraient-elles pas, dans le cadre d'une configuration bien spécifique, le télescopage de certaines d'entre elles, ce qui amènerait, alors, à considérer un semblable comme n'ayant pas de spécificité qui lui soit propre, et ainsi à s'en servir comme d'exutoire, à défaut de l'inscrire dans l'univers du non nommé, voire de l'innommable ?
À la fois acteur et spectateur de son conte de vie, l'homme a dû donner une signification aux évènements qui en jalonnent le cours et en donnent sa densité. Et c'est à travers la catégorisation et la désignation que leur sens s'est élaboré. Cet ouvrage se propose de montrer qu'il existe différents univers au sein desquels les objets du monde sont répertoriés. Cependant le passage de l'un à l'autre réinscrit l'objet, pris dans son sens généraliste, dans un système de classification où ses qualités premières sont modifiées soit par amplification (le sous-marin nucléaire dénommé Le Redoutable afin de mettre en relief sa qualité attendue et supposée), soit par réduction (l'esclave ayant perdu sa qualité d'homme pour n'être qu'un outil de travail). Ce phénomène ouvre également sur la mise en place de territoires tabous.
Dans l'Athanor du Temps, contes de vie et récits merveilleux deviennent figement, lorsque la flèche temporelle traverse la Matière. L'écriture du conte de vie commence dès le premier saut dans notre univers. Les personnages et l'histoire sont déjà en place, et le Temps frappe alors, de ses trois coups frivoles et irréversibles, la porte ouvrant sur une nouvelle destinée. Femmes ubuesques, serviles ou lumineuses, hommes étranges, pervers ou pleins de tendresse, tels sont les fils qui vont tisser notre chemin de vie... Dans cet opuscule, il sera conté, à travers l'écriture poétique, le désespoir d'une jeune rêveuse, né de sa rencontre avec un ogre cruel. Quand l'histoire s'enchâsse dans le mur du Temps, le décryptage du monde par l'inconscient devient autre. Il entre alors en résonance avec le végétal et le minéral, s'immisce dans les briques de l'univers, diamants porteurs de savoir, partage des ressentis de la Beauté circulatoire avec d'autres rêveurs.
Cet ouvrage évoque le pseudonyme considéré dans une dimension sociale bien spécifique, soit la nomination sur Internet. En effet, si dans la société civile c'est la lex faciendi qui donne son existence au sujet à travers le nomen proprium et le prénom, dans cette société numérique qu'est l'Intemet, la règle consiste à prendre un nomen falsum qui sera l'identité virtuelle de l'usager de ce média. Force est de constater que l'usager de l'Internet en tant que sujet ne se définit pas seulement à travers la nomination ; évoluant entre groupes formels et informels, l'internaute a un statut sans cesse redéfini au sein duquel il développe, ou non, un sentiment d'appartenance vis-à-vis du groupe. Marqueur identitaire certes, le pseudonyme est-il uniquement corrélé au jeu et au masque ? Cet acte de nomination ne cristalliserait-il pas les ruptures sociales émergentes, en cours ou à venir ?
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !