Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Marelle lunaire
Martin Marcienne
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343160610
Dans l'Athanor du Temps, contes de vie et récits merveilleux deviennent figement, lorsque la flèche temporelle traverse la Matière. L'écriture du conte de vie commence dès le premier saut dans notre univers. Les personnages et l'histoire sont déjà en place, et le Temps frappe alors, de ses trois coups frivoles et irréversibles, la porte ouvrant sur une nouvelle destinée. Femmes ubuesques, serviles ou lumineuses, hommes étranges, pervers ou pleins de tendresse, tels sont les fils qui vont tisser notre chemin de vie... Dans cet opuscule, il sera conté, à travers l'écriture poétique, le désespoir d'une jeune rêveuse, né de sa rencontre avec un ogre cruel. Quand l'histoire s'enchâsse dans le mur du Temps, le décryptage du monde par l'inconscient devient autre. Il entre alors en résonance avec le végétal et le minéral, s'immisce dans les briques de l'univers, diamants porteurs de savoir, partage des ressentis de la Beauté circulatoire avec d'autres rêveurs.
Si la nomination des objets du monde permet à l'être humain de se repérer, mais aussi de décrypter son biotope, il existe également d'autres manières de la décliner. Ainsi, dans l'art le nommeur devient créateur. Dans cet essai, il sera présenté une centaine d'oeuvres de l'artiste roumain Mircea Bochis, peintre et sculpteur. Dans le cadre de cette étude sur la nomination artistique, vivre à la fois dans notre univers et dans celui de l'autre participe du paradigme de l'homme.
Notre outil communicationnel, le langage, à travers diverses "métaphores" , montre que tout ce qui est lié au champ instinctuel (Diabolus : séparation en langue latine) s'inscrit dans la macrostructure, et que tout ce qui réfère à la conscience fait écho à Deus (synthèse, harmonie) et renvoie à la microstructure, laquelle n'est pas accessible à notre échelle. Le langage ne serait-il pas, également, un outil de décodage de la réalité non perçue ? Dans cet ouvrage particulier, la première partie prend sa source dans une base de données variée et dérivée du monde du vivant. Il y est montré qu'une forme de programmation existerait en amont de la perception que nous avons de la réalité. Dans la deuxième partie, y sont développées les différentes structures du langage dans le cadre de l'échange communicationnel, mais aussi symbolique, servant de décodage à la réalité cachée. Enfin, la troisième partie met en relation la pensée analogique et l'intelligence artificielle.
Dans l'Odyssée, chant IX, Ulysse choisit l'anthroponyme "Personne" afin d'échapper au Cyclope. Ce jeu onomastique actualise deux niveaux de sens : le premier renvoie au fait anthroponymique et le second au lexique, plus spécifiquement au nom commun. Se cacher pour se nommer... En avance sur son temps, Ulysse aurait navigué sur la Toile sous le pseudonyme Personne... La nomination permet ainsi d'inscrire l'ensemble des objets du monde repéré dans le paradigme humain. Se nommer est aussi un acte qui permet au sujet social de s'inscrire dans la société civile et d'être ainsi connu, puis reconnu par l'autre. Qu'en est-il de la nomination en général ? Et du pseudonyme sur lnternet en particulier ? Cet ouvrage se veut une réponse à ces questions, d'une part, en présentant une étude approfondie de la nomination des objets du monde et, d'autre part, par le biais de deux enquêtes menées auprès d'usagers de l'lnternet et à partir de l'analyse d'un corpus de pseudonymes recueillis sur des forums et des blogues de journaux en ligne.
Cet opuscule emmène le lecteur dans un voyage au coeur des mots, vers des déserts improbables où la voix, ferrée par l'inconscient, s'exprime dans un jeu d'ombres et de lumière. Composé de soixante-huit petits poèmes, et suivi d'un court épilogue, cet opuscule est subdivisé en trois sections qui sont autant d'invites à cheminer : avec Vertiges et rus, le promeneur prend une voie de traverse entre minéraux et végétaux ; Murmures insolites raconte des attentes et des amours, Jetés de mots déroule l'instant captif dans de petits tableaux colorés.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.