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Louis François et les frontières scolaires. Itinéraire pédagogique d'un inspecteur général (1904-200
Martin Jean-Paul ; Palluau Nicolas
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753535510
Inspecteur général d'histoire - géographie. Louis François a fortement marqué le système scolaire français du XXe siècle. Formé par le scoutisme des Eclaireurs de France, il a voulu, en partisan passionné des méthodes actives, bousculer les frontières entre les institutions éducatives et entre les disciplines d'enseignement. A ses yeux, la formation des élèves doit mobiliser des pratiques ouvertes sur le monde. Il a implanté dans l'école des savoir-faire venus d'au-delà de ses murs. On lui doit l'éducation civique dans le second degré, les délégués de classe, les bourses de voyage Zellidja, les Clubs UNESCO et le Concours national de la Résistance et de la Déportation. Ce serviteur de l'Etat pédagogue a milité pour une citoyenneté enseignée jusque dans les contenus disciplinaires, afin d'enrichir l'Education nationale des pratiques de l'éducation populaire. Mais sa participation aux débats autour de la rénovation de l'enseignement de l'histoire n'a pas toujours réussi à renverser les rapports de force. Sa géographie scolaire est restée conforme à des postulats classiques. Mai 1968 révèle une tension entre son tempérament autoritaire et le style contestataire des enseignants et des jeunes. Pourtant. il a voulu une formation civique en action, mesurant la fragilité de la liberté dans un monde devenu complexe à l'heure d'interdépendances multiples. Louis François fut jusqu'à l'incandescence professeur, géographe, résistant, déporté, gaulliste et démocrate. Il reste un acteur clé de la construction de notre école contemporaine.
Martin Jean-Paul ; Chateigner Frédéric ; Roman Joë
La Ligue de l'enseignement est plus célèbre que réellement connue. Cet ouvrage est le premier à en retracer l'histoire, au moment où elle célèbre ses 150 ans. Véritable institution de la IIIe République, relais de l'Etat enseignant, elle a eu longtemps une solide réputation d'anticléricalisme. Devenue Confédération générale des oeuvres laïques en 1926, elle prend une part active à la querelle scolaire, et développe des activités de loisirs et de sport pour enraciner une société civile laïque. Elle s'oppose à la loi Debré et à la Ve République. Mais les changements de société à partir des années 1960-1970 l'obligent à d'incessants efforts d'adaptation. Après 1984, elle entreprend un aggiornamento idéologique et redéfinit les axes de son combat et de sa perspective laïques. Son rapport à l'institution scolaire change avec le déclin de la société enseignante. En prenant pour objet l'un des plus importants réseaux associatifs français, à mi-chemin d'un parti, d'un syndicat, d'une société de pensée et d'une entreprise d'économie sociale, ce livre éclaire les enjeux passés et présents de la laïcité dans notre culture politique et l'histoire d'un militantisme d'éducation populaire confronté aujourd'hui à la professionnalisation, à la baisse drastique des subventions, et au "tout marchand". Il se veut ainsi une contribution à une connaissance renouvelée du champ politique et de la société française.
Genre relevant de la littérature populaire et voué au divertissement, le roman policier peut-il contribuer à l'analyse des sociétés contemporaines ? L'étude approfondie de 53 romans policiers africains, dont les auteurs viennent de 24 pays et représentent la plus grande partie du continent, permet, en ce qui concerne l'Afrique, d'apporter sans hésitation une réponse positive. Le contexte dans lequel ces écrivains situent leurs fictions romanesques est en effet celui de l'Afrique contemporaine qui fait face à de multiples problèmes : la trahison des politiques, l'affrontement de la tradition et de la modernité, entre autres. Comme le montrent les larges extraits de leurs romans qui figurent dans cette étude, cela les conduit plus ou moins délibérément à mener un véritable travail de réflexion sociologique. Littérature critique - certains diront même de dénonciation -, cette littérature policière est donc un passage obligé pour qui veut comprendre ce que deviennent les sociétés africaines.
Somtow S-P ; Martin Jean-Paul ; Carissimo Luc ; Go
Fille-qui-n'a-pas-encore-de-nom vit dans la Muraille du Ciel et arrive en âge de choisir son métier. Bientôt, un nom lui sera donné et ses yeux lui seront arrachés - telle est la tradition. Mais la jeune fille a un secret: contrairement aux autres membres de son peuple, elle distingue les non-ténèbres, les choses et les gens qui les peuplent. Bien décidée, à profiter de ce don, elle quitte sa famille, en ignorant que derrière la cruauté de la tradition se cachent ses véritables maîtres, les Inquisiteurs,- des êtres terribles, capables de détruire des planètes entières. Récit d'aventures initiatiques, description minutieuse d'une tyrannie disséminée sur plus d'un million de mondes, Chroniques de l'Inquisition évoque les meilleurs romans de JackVance. Rarement une ?uvre de space opera aura fait montre d'une telle chatoyance et d'une telle cruauté.
La formation professionnelle a connu une nouvelle réforme avec un accord national interprofessionnel en décembre 2013 et une loi en mars 2014. Former plus et mieux, telle était l'ambition affichée. En effet, le système formation souffre de nombreux maux au premier rang desquels l'inégalité d'accès aux actions de formation qui frappe tout particulièrement les jeunes et les adultes les moins qualifiés, les demandeurs d'emploi et les salariés des petites entreprises. Développant des actions de formation de courte durée visant l'adaptation aux postes de travail, ce système formation ne favorise guère l'accès aux certifications et de ce fait sécurise peu les trajectoires professionnelles marquées de plus en plus par les ruptures et les transitions. De nombreux espoirs étaient placés dans cette réforme que les auteurs analysent de façon rigoureuse soulignant les mesures porteuses de progrès comme le Compte personnel de formation ou le Conseil en évolution professionnelle mais en en montrant les limites. Explorant les dimensions historique, sociologique, juridique et pédagogique, ils proposent aux lecteurs une réflexion argumentée sur la formation professionnelle, ses enjeux comme ses dispositifs. Ils défendent l'idée que seule la logique de l'équité permettra, tout en conjuguant l'universalité et les droits, la différenciation des abondements, de mettre fin aux inégalités d'accès et de développer les compétences requises par un monde en constante évolution. Ils allient la rigueur de l'analyse au pragmatisme des outils au travers de fiches méthodologiques qui fournissent aux lecteurs des repères pour l'action.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.