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Le roman policier africain. Regards critiques sur des sociétés en mutation
Martin Jean-Paul
HERMANN
30,15 €
Épuisé
EAN :9791037030573
Genre relevant de la littérature populaire et voué au divertissement, le roman policier peut-il contribuer à l'analyse des sociétés contemporaines ? L'étude approfondie de 53 romans policiers africains, dont les auteurs viennent de 24 pays et représentent la plus grande partie du continent, permet, en ce qui concerne l'Afrique, d'apporter sans hésitation une réponse positive. Le contexte dans lequel ces écrivains situent leurs fictions romanesques est en effet celui de l'Afrique contemporaine qui fait face à de multiples problèmes : la trahison des politiques, l'affrontement de la tradition et de la modernité, entre autres. Comme le montrent les larges extraits de leurs romans qui figurent dans cette étude, cela les conduit plus ou moins délibérément à mener un véritable travail de réflexion sociologique. Littérature critique - certains diront même de dénonciation -, cette littérature policière est donc un passage obligé pour qui veut comprendre ce que deviennent les sociétés africaines.
La formation professionnelle a connu une nouvelle réforme avec un accord national interprofessionnel en décembre 2013 et une loi en mars 2014. Former plus et mieux, telle était l'ambition affichée. En effet, le système formation souffre de nombreux maux au premier rang desquels l'inégalité d'accès aux actions de formation qui frappe tout particulièrement les jeunes et les adultes les moins qualifiés, les demandeurs d'emploi et les salariés des petites entreprises. Développant des actions de formation de courte durée visant l'adaptation aux postes de travail, ce système formation ne favorise guère l'accès aux certifications et de ce fait sécurise peu les trajectoires professionnelles marquées de plus en plus par les ruptures et les transitions. De nombreux espoirs étaient placés dans cette réforme que les auteurs analysent de façon rigoureuse soulignant les mesures porteuses de progrès comme le Compte personnel de formation ou le Conseil en évolution professionnelle mais en en montrant les limites. Explorant les dimensions historique, sociologique, juridique et pédagogique, ils proposent aux lecteurs une réflexion argumentée sur la formation professionnelle, ses enjeux comme ses dispositifs. Ils défendent l'idée que seule la logique de l'équité permettra, tout en conjuguant l'universalité et les droits, la différenciation des abondements, de mettre fin aux inégalités d'accès et de développer les compétences requises par un monde en constante évolution. Ils allient la rigueur de l'analyse au pragmatisme des outils au travers de fiches méthodologiques qui fournissent aux lecteurs des repères pour l'action.
La formation, confrontée aux évolutions du travail, de l'emploi et de la vie sociale, exige des praticiens rigueur, implication, professionnalisme. Cet ouvrage leur fournit les repères théoriques et méthodologiques nécessaires. Le formateur, débutant, expérimenté ou en cours de formation, trouvera les éléments pour analyser sa pratique, l'étayer, la diversifier. Les différents chapitres répondent aux préoccupations quotidiennes d'un métier en évolution : Faire le point sur son parcours professionnel, répondre à un appel d'offres, analyser une demande et diagnostiquer des besoins, préparer et conduire une intervention, réfléchir à sa façon d'être avec les apprenants. L'ouvrage s'appuie sur de nombreux exemples, exercices et études de cas pour présenter les idées clés. Il propose des pistes d'approfondissement diversifiées.
Martin Jean-Paul ; Chateigner Frédéric ; Roman Joë
La Ligue de l'enseignement est plus célèbre que réellement connue. Cet ouvrage est le premier à en retracer l'histoire, au moment où elle célèbre ses 150 ans. Véritable institution de la IIIe République, relais de l'Etat enseignant, elle a eu longtemps une solide réputation d'anticléricalisme. Devenue Confédération générale des oeuvres laïques en 1926, elle prend une part active à la querelle scolaire, et développe des activités de loisirs et de sport pour enraciner une société civile laïque. Elle s'oppose à la loi Debré et à la Ve République. Mais les changements de société à partir des années 1960-1970 l'obligent à d'incessants efforts d'adaptation. Après 1984, elle entreprend un aggiornamento idéologique et redéfinit les axes de son combat et de sa perspective laïques. Son rapport à l'institution scolaire change avec le déclin de la société enseignante. En prenant pour objet l'un des plus importants réseaux associatifs français, à mi-chemin d'un parti, d'un syndicat, d'une société de pensée et d'une entreprise d'économie sociale, ce livre éclaire les enjeux passés et présents de la laïcité dans notre culture politique et l'histoire d'un militantisme d'éducation populaire confronté aujourd'hui à la professionnalisation, à la baisse drastique des subventions, et au "tout marchand". Il se veut ainsi une contribution à une connaissance renouvelée du champ politique et de la société française.
Ducomte Jean-Michel ; Martin Jean-Paul ; Roman Joë
L'éducation populaire est née d'un désir : former des acteurs capables de comprendre les enjeux du débat public pour nourrir la démocratie. Tel était le projet de Condorcet, et celui de Jean Macé lorsqu'il appela à la fondation de la Ligue de l'enseignement. Trois courants de pensée ont marqué son histoire et ses réalisations : un courant républicain, teinté de rationalisme, héritier de la pensée des Lumières, un courant confessionnel, principalement catholique, et un courant ouvrier, dont la contribution est parfois contestée. Des évolutions, tant de ses champs d'intervention que de ses pratiques, ont jalonné son développement, conduisant parfois à formuler des interrogations sur sa définition, voire sa permanence. Et cependant sa nécessité reste intacte dans des démocraties gagnées par l'incertitude. L'ambition de cette anthologie est de proposer un regard rétrospectif sur les textes et les pratiques afin de favoriser l'émergence d'une volonté renouvelée de l'éducation populaire.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.