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Les métamorphoses du livre
Martin Henri-Jean ; Chatelain Jean-Marc ; Jacob Ch
ALBIN MICHEL
24,45 €
Épuisé
EAN :9782226142375
Réfléchir sur les métamorphoses d'un objet: telle a été l'incessante ambition d'Henri-Jean Martin, dont les travaux ont profondément renouvelé l'histoire du livre et de l'édition, en même temps qu'il menait une carrière de directeur de grande bibliothèque à Lyon. À la croisée des trois mondes de la recherche, de l'enseignement et de l'action publique, son activité a fait de lui un observateur engagé de la place qu'occupe le livre dans la société des hommes, de la manière dont celle-ci peut modeler et apprivoiser cet objet, des effets culturels, symboliques et politiques que celui-ci peut produire en retour. Plus que sur les étapes d'une carrière, ces entretiens sont l'occasion de revenir sur les déplacements successifs d'une pensée, les modes et les raisons de ses renouvellements: en un mot, sur le développement d'une réflexion d'historien qui, en s'interrogeant sur ce qui fait d'un livre un livre et sur la part d'étrangeté ou d'obscurité que dissimule son apparente familiarité, éclaire aussi les enjeux du présent et les défis du futur proche, où les technologies numériques et l'Internet remodèlent déjà en profondeur le pouvoir des livres comme les pratiques de l'écriture et de la lecture.
Résumé : Bien plus que dresser la bibliothèque d'un temps et d'un lieu, le premier volume de cette histoire de l'édition française cherche à mettre en évidence les principales transformations d'une marchandise qui ne ressemble pas tout à fait aux autres, le livre, et l'histoire de ceux qui en furent les artisans, les commerçants ou les lecteurs. Une histoire qui commence bien avant Gutenberg, quand les copies des manuscrits sont mises en circulation. Comment un auteur éditait-il alors son ?uvre ? Comment fabriquait-on un manuscrit ? Au fil des siècles, les procédés évoluent, mais c'est surtout l'instauration de la séparation des mots qui bouleverse les habitudes intellectuelles puisqu'elle permet la lecture silencieuse, une lecture plus rapide donc, qui engendre une demande accrue de manuscrits. L'apparition de l'imprimerie engendre à son tour une véritable révolution culturelle, transformant le livre en instrument de communication, en instrument de propagande aussi. Marchands imprimeurs, imprimeurs libraires et tous ceux qui travaillent aux métiers du livre s'efforcent alors de conquérir des lecteurs nombreux. Typographie, mise en page, illustration, reliure : ces techniques, nouvelles ou renouvelées, modifient profondément la présentation des textes ; En moins d'un siècle et demi, le temps de l'humanisme et du classicisme, le livre devient un objet plus familier, plus lisible, plus maniable. Longtemps le livre reste l'apanage des seules élites, mais déjà apparaissent, dans les villes du moins, les premiers signes d'une " lecture populaire ".
Résumé : Le second tiers du XIXè siècle voit s'affirmer une nouvelle économie du livre. La presse mécanique à vapeur, la machine à papier continu, la reliure industrielle permettent une première industrialisation de sa fabrication. Les tirages toutefois restent modestes et l'édition demeure dominée par les genres et les titres de la tradition. La véritable rupture vient après la mi-siècle : les techniques de composition et d'illustration sont à leur tour industrialisées grâce aux linotypes, puis aux monotypes et à la photogravure. Mais, dès la décennie 1850, la production change d'échelle : elle franchit le seuil des 12 000 titres annuels. Car de nouvelles catégories de lecteurs apparaissent. De Guizot à Ferry, l'école (mais pas seulement elle) a alphabétisé les Français : l'enfant, la femme, le peuple, deviennent les figures emblématiques de ces consommateurs d'imprimés. Dans les années 1830, l'édition française invente des objets nouveaux, réduit les formats (ainsi avec les classiques Charpentier en format in-18), emprunte au journal la formule des fascicules largement illustrés, bon marché et lancés à grand renfort de publicité. 1848 marque l'échec du projet romantique et ouvre la voie à d'autres publics, ceux du manuel scolaire, du livre pour la jeunesse, de la littérature de gare, des ouvrages encyclopédiques. Enfin, la crise de surproduction de la fin du siècle opère un tri drastique parmi les éditeurs établis tout en favorisant de nouveaux venus. Concentrant entre ses mains la totalité du processus de production du livre, l'éditeur donne désormais la plus grande part de son temps, non plus au commerce de librairie ou à l'activité d'imprimerie, mais à la lecture des manuscrits, aux rencontres avec les auteurs, à la constitution de son fonds propre. La profession y gagne une légitimité intellectuelle inédite tandis que les plus habiles de ses membres deviennent des propriétaires cossus ou des capitalistes hardis. L'évolution est grosse de risques (d'où les faillites nombreuses qui scandent le siècle) et d'âpres conflits surgissent avec les auteurs qui, de plus en plus, veulent ou doivent vivre de leur plume.
En guise de bilan d'une existence vouée à la recherche, Henri-Jean Martin livre ici une grande synthèse à l'érudition surprenante sur l'histoire des instruments de connaissance et des systèmes de communication au sein des sociétés européennes. Qu'est-ce qui distingue Homo sapiens des autres vivants? De quels instruments dispose-t-il pour appréhender l'univers? Comment fonctionne sa pensée et comment s'exprime-t-elle? Pourquoi organisa-t-il sa vie au sein de sociétés structurées et comment évoluèrent-elles à mesure que s'accumulaient ses acquis conceptuels? Comment expliquer le dynamisme qui l'incite à chercher à progresser sans cesse?
Tout voyageur descendant ou remontant la vallée du Rhône remarque entre Orange et Avignon une grande montagne qui s'élève majestueusement au-dessus de la fertile plaine arrosée par la fontaine de Vaucluse. C'est le Mont-Ventoux (Mons Ventosus). Sa forme pyramidale, sa large base, son sommet triangulaire, blanchi par la neige pendant l'hiver, charment les yeux de l'artiste et arrêtent surtout l'attention du géologue, qui devine là un riche terrain de recherches. Le botaniste de son côté se plaît à comparer les zones végétales échelonnées sur ses deux versants, depuis celle de l'olivier jusqu'à la région alpine. L'agriculteur enfin suit avec intérêt les essais de reboisement qui se poursuivent sur le revers méridional. Le Mont-Ventoux est le dernier ressaut de la chaîne des Alpes maritimes. Avant d'expirer sur les bords du Rhône, la force qui plissa l'écorce terrestre semble avoir fait un effort suprême pour élever le Mont-Ventoux au-dessus des crêtes parallèles environnantes... Le sommet du Ventoux, point géodésique de premier ordre, fait partie du canevas ou réseau primordial de la carte de France".
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.