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La chevalerie en Castille à la fin du Moyen-Age. Aspects sociaux, idéologiques et imaginaires
Martin Georges
ELLIPSES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782729802714
Après une brève introduction où sont rappelés les grands mouvements d'une réflexion sur la chevalerie au XIIIe siècle et dans la première moitié du XIVe, vient l'approche des principaux aspects de la chevalerie au cours de la période fixée par le programme. La réalité sociale des chevaliers est étudiée à travers la formation de leur statut juridique du XIIIe siècle au début du XVIe, puis, d'un point de vue économique, social, politique et culturel, au travers d'une réalité singulièrement importante en Castille: la chevalerie « vilaine » (municipale ou « de cuantía »). Les grands débats d'idéologie politique donnent lieu à une étude d'ensemble où sont opposés les modèles d'une « royauté chevaleresque » proposés par la couronne et par la noblesse, puis, plus ponctuellement, à travers des confrontations réelles. Un défi épistolaire oppose deux lignages que sépare leur histoire respective; un débat « cancioneril » soulève deux questions essentielles: des chevaliers ou des rois, qui sont les plus anciens? Le roi peut-il anoblir? De l'imaginaire chevaleresque, l'on identifie d'abord les principaux référents culturels (les exemples du passé, les matières, les sources) et l'on évalue leur importance relative. L'épanouissement littéraire des premières décennies du XIVe siècle - dont la diffusion sera considérable au XVe siècle - fait l'objet d'une analyse de son Contenu amoureux - avec le fait d'armes, le second thème nucléaire de l'aventure chevaleresque. Trois contributions portent sur le Victorial: un parcours d'ensemble de sa genèse, de sa structure et de son sens; un éclairage des intentions les plus fondamentales de Gutierre Díaz en tant qu'auteur; un relevé des indices de l'influence de Don Juan Manuel sur cette ?uvre. Le livre se ferme sur deux études qui, par contraste avec le Victorial, montrent les raisons et les modalités de l'extinction d'un certain modèle de chevalerie et de littérature chevaleresque en Castille au tournant des XVe et XVIe siècles. Panoramiques ou ponctuelles, ces études ont en commun d'être traversées constamment par les thèmes, les personnages et les auteurs qui font l'horizon mental de la chevalerie dans la Castille des Trastamares. Sur la collection Ces ouvrages proposent pour une part des outils méthodologiques indispensables à la réussite des concours du CAPES et de l'Agrégation, notamment par type d'épreuve; une seconde série s'attache aux programmes spécifiquement proposés aux étudiants et rassemblent des contributions de spécialistes.
Le siècle dernier nous avait offert deux grandes guerres fratricides et meurtrières. Les survivants ont-ils échappé aux illusions nationalistes, fascistes, collectivistes et coloniales ? L'esprit humain nous réserve de nouvelles surprises. Un ordre nouveau se dessine. Un pour cent de la population du globe cumule de plein droit quatre-vingt-dix pour cent des richesses. Les jeux financiers, monétaires et politiques servent inconditionnellement cette oligarchie de "gagnants". Peu d'entre eux ont le panache et le rayonnement des grands leaders de jadis. Nul ne tranche le noeud gordien ou ne franchit le Rubicon. Nul ne brille par l'intelligence, la culture ou la générosité des idées. L'esprit ne sert pas la cote boursière. Une foule de petits commis besogneux fait compétition jalouse de compétences, de profils et de carrières pour servir ces maîtres occultes. La caste dominante est prédatrice comme ces bandes de chiens errants devenus pires que les meutes de loups. Nantie ou élue elle pratique "l'omerta" à la manière des groupes mafieux. Orwell écrivit : "En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire". On ne manque ni de pain ni de jeux, mais chacun demeure insatisfait dans l'attente de reconnaissance, de mythe donnant racine et de confiance en la fidélité des liens. Certes les "réseaux sociaux" entretiennent à leur façon rudimentaire l'illusion de partages. Freud et Valéry prédisaient le déclin de l'esprit. Simuler la sagesse même dans sa caricature, c'est aussi faire de la philosophie, énonçait Diogène. Nous voici cyniques avec lui dans ce monde de chiens face à l'aliénation du paraître d'aujourd'hui et ses violences sournoises. Pascal affirmait que la foi faisant sens (quelle qu'elle soit...) se cultive intimement. Cela demande suffisamment de laïcité, d'autonomie, de responsabilité, de courage et de liberté de pensée. Nulle école n'a l'audace suffisante et le savoir assez modeste pour aller à cette exemplarité.
Motte Martin ; Soutou Georges-Henri ; Lespinois Jé
Guerre en Crimée, guerre en Irak, guerre en Syrie, guerre au Yémen, guerres en Afrique, menaces de guerre en Extrême-Orient, terrorisme mondialisé : ces quelques exemples nous rappellent que les armes parlent toujours à la surface du globe. Vivant en paix depuis de nombreuses décennies, les Occidentaux sont intellectuellement démunis face à cette réalité. S'ils veulent exercer leur devoir de citoyens, ils ne peuvent plus se dispenser de redécouvrir les bases de la stratégie au sens premier du terme, c'est-à-dire la conduite des armées. C'est ce que leur propose ce manuel, qui développe le cours de stratégie dispensé par l'Ecole de Guerre de Paris aux futurs chefs militaires de la France et de ses pays partenaires. Il expose les notions indispensables à la compréhension des enjeux militaires contemporains, des fondements conceptuels de la stratégie, de la guerre classique aux guerres hybrides et à la dissuasion, des cultures stratégiques nationales au concept de géostratégie... Eminents spécialistes de la stratégie, les auteurs prennent bien sûr en compte les données les plus contemporaines, mais les réinscrivent dans l'intemporalité de sa philosophie, telle qu'elle a été conceptualisée depuis vingt-cinq siècles par Sun Tzu, Thucydide, Xénophon, Guibert, Napoléon, Clausewitz, Jomini, Mahan, Foch, Douhet, Castex, De Gaulle, Coutau-Bégarie et bien d'autres encore.
Résumé : Angoisse, doute, amour, illusions et vie sociale, telle est la toile de fond de notre pensée. La névrose est cette incertitude insidieuse gâtant le " tout possible " idéal. Chacun de nous ne cesse de se penser dans la perte, dans la solitude morale. L'étrangeté parallèle des désirs humains singuliers se partage fort peu dans les déclinaisons imaginaires de nos aventures, de nos amours, de nos passions, de nos jalousies et de nos haines. Sait-on vraiment éviter les guerres, les souffrances que l'on s'inflige mutuellement et l'irrémédiable des divorces ? Nous entrons ici dans le registre ambivalent des pensées " névrotiques " plus ou moins secrètes, incommunicables, " décortiquées " pour nous aider à "positiver". Si notre propre langage intérieur induit souvent l'angoisse, ne plus se sentir seul, savoir que les autres aussi sont confrontés aux mêmes problèmes ne peut être que vivifiant. Faut-il vraiment vouloir guérir de cela ? Cette souffrance et cette quête en soi poussent à la découverte des mots qui nous feront sens et simultanément signe à l'autre. L'inventivité de l'énonciation pousse à mieux dire et à mieux partager l'intime porteur d'émotion. Elle combat les symptômes paralysants. Une indépendance d'esprit plus lucide ouvre davantage à la sérénité et à l'altérité. Georges Botet-Pradeilles, dans un décryptage psychanalytique aux marges de l'inconscient, et Marcienne Martin, par un repérage sémantique faisant cadre, nous livrent une Apologie de la névrose qui, par son langage clair et teinté d'humour, rend accessible à tous un domaine jusque-là tabou. Chacun pourra se reconnaître dans cette analyse fine et constructive. Un ouvrage fortifiant, à lire absolument...
Résumé : Rien ne remplace le contact direct avec les oeuvres étrangères ; c'est particulièrement vrai pour le latin qui a toujours entretenu et continue d'entretenir, contre vents et marées, des liens si étroits avec notre culture. Cet ouvrage destiné aux élèves de lycée et aux étudiants aborde la lecture des textes de trois points de vue différents : étude de la langue ; méthode de traduction ; versions expliquées. De très nombreux exemples, tous traduits, familiarisent le lecteur avec la pratique de la langue, lui assurent une bonne maîtrise du sens et préparent au commentaire littéraire.
Résumé : 23 notions fondamentales pour acquérir l'essentiel et bien démarrer en philosophie : l'art autrui le bonheur la conscience la culture le désir le devoir l'Etat et la société l'expérience l'histoire l'imagination l'interprétation la justice et le droit le langage la liberté la matière et l'esprit la perception la religion la souveraineté théorie et expérience le travail, la technique et les échanges la vérité le vivant.
Résumé : Vous êtes débutant, faux-débutant en français langue étrangère ? Vous souhaitez apprendre ou réviser le vocabulaire de base du français langue étrangère tout en vous amusant, à votre rythme, en fonction de vos besoins ou de vos envies ? Cet ouvrage est fait pour vous ! Composé de très courtes fiches thématiques illustrées, il vous permettra de découvrir ou de réviser le vocabulaire utile au quotidien en quelques minutes par jour grâce aux nombreux exercices et jeux. Au programme : 60 fiches thématiques (dont 7 dédiées exclusivement à la prononciation), 900 mots et expressions à connaître, 125 exercices et jeux corrigés, 109 fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions Ellipses.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.