Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Biblia N° 72, Octobre 2008 : Les prophètes de la reconstruction
Martin de Viviès Pierre de
CERF
7,00 €
Épuisé
EAN :9772204820722
En compagnie du père Pierre de Martin de Viviés, nous rencontrons cinq " petits prophètes " d'après l'Exil : Zacharie, Aggée, Joël, Abdias et Malachie. Ils ont vécu la difficile confrontation entre ceux qui sont restés au pays et les exilés de retour. Avant la lettre, une véritable querelle des anciens et des modernes. A cette occasion, gros plan sur les Samaritains (par Jean-Daniel Macchi) et sur le messianisme juif (par Armand Abécassis). Grégoire Aslanoff s'intéresse à la place des prophètes dans les décors des églises. Un tableau récapitulatif (par Joseph Stricher) rassemble de façon synthétique les apports des différents prophètes de la Bible. Et, dans Bibl'actu : Les propositions du cardinal Martini pour le synode romain sur " la parole de Dieu " / Préparation du synode / La Bible, pour ou contre l'écologie ? Dans la Bibl'en main, le texte des livres de Zacharie, d'Aggée, deJoël, d'Abdias et de Malachie est fourni, selon la traduction de la Bible de Jérusalem.
Tassin Claude ; Martin de Viviès Pierre de ; Bonné
Des Maccabées à Hérode le Grand (175 - 4). Voilà le quatrième Cahier consacré à l'histoire d'Israël. Il aborde successivement la résistance des Maccabées (175 - 134), la dynastie des Asmonéens, grands prêtres qui se conduisent en princes hellénistiques (134 - 37) et, enfin, le règne d'Hérode sous lequel naquit jésus (37 - 4 avant notre ère). Des louvoiements de Judas Maccabée entre les factions séleucides rivales aux tractations d'Hérode avec l'empire romain, on découvre un judaïsme qui s'accommode de régimes politiques variés pourvu que reste sauve l'autonomie religieuse. Le Temple de Jérusalem en est le symbole. La période voit l'apparition de diverses écoles de pensée et de pratiques: sectes des pharisiens, des sadducéens, des esséniens, etc. Ce monde polymorphe constituera l'horizon des débats de Jésus. Actualités Banc d'essai: choisir un logiciel biblique. Les outils informatiques pour l'étude de la Bible ne manquent pas. Choisir un logiciel dans le meilleur rapport qualité/prix en fonction de ses besoins est un casse-tête. Conseils.
Le savoureux récit de Jonas, accompagné des oeuvres des prophètes Michée, Nahum, Sophonie et Habaquq fait l'objet de ce numéro, rédigé avec l'aide du père Pierre de Martin de Viviés. Sa petite taille en fait une lecture privilégiée en catéchèse ou pour des groupes bibliques. Et la richesse de son contenu fait qu'on y a souvent recours. En effet, ce livre décrit très bien comment l'on peut être récalcitrant devant la parole, combien aussi le prophète est appelé, hors de sa famille religieuse, à porter la parole de Dieu et à reconnaître qu'elle réside au milieu de ceux que l'on prend pour des impies (père Jean-Noël Bezançon). De très belles reproductions d'oeuvres d'art accompagnent ce numéro. Marc Bochet analyse la dimension symbolique de " l'épreuve de la baleine ", et le père Pierre Ferrière s'interroge sur " ce que Dieu veut ". Et, dans Bibl'actu : La lecture canonique a-t-elle un avenir ? / L'exposition sur Mantegna au Louvre. Dans la Bibl'en main, le texte des livres de Jonas, de Michée, de Nahum, d'Habaquq et de Sophonie est fourni, selon la traduction de la Bible de Jérusalem.
Résumé : C'est Pierre de Martin de Viviés, prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpice, docteur en théologie et en histoire des religions, professeur d'exégèse biblique au Séminaire d'Issy-les-Moulineaux, qui se fait ici votre guide pour entrer dans les livres prophétiques.
Littérature de temps de crise, les apocalypses sont aussi une littérature d'espérance. Leurs auteurs s'adressent à des communautés éprouvées dont les questions sont toujours d'actualité : d'où vient le mal qui nous frappe ? Quel sens donner à une épreuve ? Quand et comment envisager la fin de la crise ? A ces questions, les apocalypses apportent des réponses, alors même que la situation semble sans issue. Les auteurs d'apocalypses annoncent le jugement et le salut du monde. Mais est-il possible de dire le salut du monde indépendamment de la manière dont on conçoit ce monde ? L'auteur explore la sotériologie apocalyptique à partir de trois représentants majeurs de cette littérature : le livre de Daniel, le livre éthiopien d'Hénoch et l'Apocalypse johannique. Veilleurs, géants, chimères animales, dragon, anges, Fils d'Homme daniélique et hénochien, Cavalier combattant ou Agneau immolé les principales représentations du mal ainsi que les grandes figures de manifestation du salut sont systématiquement analysées et replacées dans le cosmos. L'organisation du monde qui prévaut dans l'univers des apocalypses fournit alors des clés d'interprétation de ces multiples intervenants et de leur rôle dans la problématique du salut. La littérature apocalyptique, souvent jugée obscure et d'accès malaisé, retrouve ainsi de sa limpidité originelle et se révèle porteuse de sens pour le lecteur contemporain.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...