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Cahiers Evangile N° 136, juin 2006 : Histoire d'Israël . Tome 4, Des Maccabés à Hérode le Grand
Tassin Claude ; Martin de Viviès Pierre de ; Bonné
CERF
10,00 €
Épuisé
EAN :9772204391376
Des Maccabées à Hérode le Grand (175 - 4). Voilà le quatrième Cahier consacré à l'histoire d'Israël. Il aborde successivement la résistance des Maccabées (175 - 134), la dynastie des Asmonéens, grands prêtres qui se conduisent en princes hellénistiques (134 - 37) et, enfin, le règne d'Hérode sous lequel naquit jésus (37 - 4 avant notre ère). Des louvoiements de Judas Maccabée entre les factions séleucides rivales aux tractations d'Hérode avec l'empire romain, on découvre un judaïsme qui s'accommode de régimes politiques variés pourvu que reste sauve l'autonomie religieuse. Le Temple de Jérusalem en est le symbole. La période voit l'apparition de diverses écoles de pensée et de pratiques: sectes des pharisiens, des sadducéens, des esséniens, etc. Ce monde polymorphe constituera l'horizon des débats de Jésus. Actualités Banc d'essai: choisir un logiciel biblique. Les outils informatiques pour l'étude de la Bible ne manquent pas. Choisir un logiciel dans le meilleur rapport qualité/prix en fonction de ses besoins est un casse-tête. Conseils.
Résumé : Depuis que l'homme existe, il s'interroge sur ses rêves. Il cherche à leur donner un sens, qui diffère suivant les individus, les époques et les sociétés. Et le mystère demeure, d'autant que nous n'avons véritablement accès aux rêves que par les discours individuels qui en rendent compte. Ceux du rêveur qui se risque à la mise en mots du rêve, des fragments dont il lui semble se souvenir. Pour tenter de comprendre ce qu'est le rêve et proposer quelques hypothèses sur son fonctionnement, ce livre croise deux regards singuliers : celui d'un neurobiologiste et celui d'un psychiatre-psychanalyste. Ensemble, ils ont retenu 100 mots qui sont autant d'invitations à penser le rêve. Le lecteur apprendra ainsi pourquoi il ne se voit jamais lire dans un rêve, quelles fonctions Aristote attribuait à celui-ci, de quoi rêvent les bébés, combien de temps dure réellement un rêve, à quoi sert un "bassin attracteur", en quoi la bande dessinée éclaire la manière dont nous rêvons, etc.
Tout au long de l'histoire, la mémoire chrétienne hésite entre le Paul dépeint par les Actes des Apôtres et celui qui se profile dans les épîtres. D'emblée, cet essai fait le choix de rejoindre à travers ses lettres la figure d'un missionnaire hors pair des origines du christianisme. Car Paul se signale comme le seul auteur du Nouveau Testament à s'exprimer à la première personne de manière réelle et pratique, jusqu'à confier à ses correspondants ses projets de voyages, des salutations nominales ou des souvenirs concrets. Comment alors cerner sa personnalité, parvenir à une vision d'ensemble, d'autant plus que les recherches actuelles sur la théologie paulinienne sont en plein bouillonnement? C'est le défi relevé ici par Claude Tassin.
Les juifs d'Alexandrie et leurs écrits. Au Ier siècle, on le sait, la population juive d'Alexandrie est bien plus importante que celle de Jérusalem, mais l'on méconnaît souvent la richesse de la production littéraire en grec qui en est issue. D'abord, bien sûr, la traduction grecque des Septante qui actualise la Bible hébraïque et qui est la plus belle tentative d'inculturation du message biblique dans le monde hellénistique ; elle sera un élément essentiel pour la première mission chrétienne en direction de l'Occident. Ensuite, des oeuvres qui sont toutes des relectures, des " modernisations " des textes de l'Ancien Testament ; leurs auteurs ont pour but d'actualiser la révélation divine en de nouveaux contextes culturels et historiques. Ainsi, par exemple, cette étonnante pièce judéo-hellénistique d'Ézéchiel le Tragique qui, à l'imitation des Perses d'Eschyle, met en vers grecs l'exode d'Égypte sous la conduite de Moïse. C'est dans ce paysage littéraire foisonnant que s'inscrit l'oeuvre monumentale de Philon d'Alexandrie, présenté ici comme le grand exégète du Pentateuque ; l'allégorie est l'outil qui lui permet d'actualiser le corpus biblique.
Tassin Jean-Pol ; Glowinski Jacques ; Maraï Rachid
Résumé : Après Copernic qui retire à la Terre sa prééminence dans l'univers, Darwin qui replace Sapiens dans une lignée évolutive, Freud inflige à l'humain sa troisième blessure narcissique en affirmant qu'il n'est pas maître dans sa propre maison, puisqu'il doit se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. L'inconscient est omniprésent et son rôle, ou plutôt ses innombrables rôles en font un acteur essentiel de notre quotidien. Il intervient dans le rêve, la mémoire, la sexualité, les addictions, et les émotions le modèlent. Dans cet ouvrage, le neurobiologiste Jean-Pol Tassin s'intéresse aux bases biologiques de l'inconscient. L'auteur donne d'abord de nombreux exemples de ses multiples manifestations ; il s'intéresse à ses relations avec la conscience et à son fonctionnement en relation avec les différents rôles des cellules nerveuses constituant le système nerveux central. Il expose un modèle, et discute de la nécessité de prendre conscience de son inconscient.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.