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L'enfance et le droit en Amérique latine
Martin Arnaud ; Alvarez Cozzi Carlos ; Cuya Esteba
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343200804
Si l'on devait retenir un critère d'appréciation du degré d'avancée d'une civilisation ou d'une société, le statut de l'enfant serait probablement le plus pertinent. Etre faible et vulnérable, l'enfant est la première victime des errements des adultes : violence physique et morale, dégradation de l'environnement, sacralisation de la modernité et relativisme éthique et moral, peu de travers du monde occidental contemporain lui sont épargnés. La situation de l'enfance dans l'Amérique latine du XXIe siècle est le parfait reflet de la complexité de la société latino-américaine, tiraillée entre tradition et modernité, alors que des revendications de réformes sociétales se font toujours plus pressantes et rappellent qu'un gouvernement, fût-il démocratique, n'a pas pour vocation première de toujours les satisfaire. Cet ouvrage, pluridisciplinaire, regroupe diverses études de juristes, politistes et sociologues, principalement latino-américains. Il rappelle que la vocation première du droit est de défendre le plus faible, non seulement en proclamant des droits, mais aussi et surtout en imposant des devoirs.
Politique et religion ont toujours entretenu des rapports complexes en Amérique latine. Dès la découverte du Nouveau Monde en 1492, le christianisme fut instrumentalisé par les conquistadors pour faire disparaître les structures politiques et sociales indigènes. Puis la décolonisation au XIXe siècle vit les nouveaux dirigeants utiliser à leur tour la religion pour gouverner les hommes par la maîtrise des esprits. Mais c'était sans compter avec l'influence de la philosophie des Lumières qui traversa l'océan, faisant germer des idées subversives comme la liberté de conscience et la démocratie et conduisant à remettre en cause la place excessive du clergé catholique dans la société civile et politique. Même si le catholicisme est demeuré largement dominant en Amérique latine, la laïcité a fini par faire souche, permettant la coexistence de la religion catholique avec d'autres religions, notamment le protestantisme et l'islam. Certes, des pays ont connu une dérive laïciste cherchant à ériger l'athéisme en religion d'Etat et rappelant par certains aspects un obscurantisme religieux que l'on pensait appartenir à des temps révolus. Mais l'Amérique latine est devenue, sur bien des points, un modèle, montrant que la laïcité n'est ni une doctrine, ni un dogme, ni la "religion de ceux qui n'ont pas de religion", mais véritablement "l'art du vivre-ensemble". Cet ouvrage rassemble des contributions de juristes, de politologues et de sociologues latino-américains, tous spécialistes du fait religieux, et dresse un panorama contrasté de la laïcité en Amérique latine.
Le Christ récusait toute tentation d'exercice du pouvoir, mais cela n'empêcha pas la théocratie pontificale ; religion de paix et d'amour, le christianisme persécuta les païens et brûla les "hérétiques" qui reproduisaient eux-mêmes ce qu'ils dénonçaient. Quant au marxisme matérialiste, "scientifique", il engendra une "mystique religieuse", avec ses hérétiques, ses procès, ses mises à l'Index. Comment expliquer de tels paradoxes ? Comment comprendre les troublantes ressemblances, tant dans leurs discours que dans leurs conséquences, entre des doctrines, des idéologies, des religions, éloignées dans le temps et/ou l'espace, souvent aux antipodes les unes des autres, se combattant violemment, et engendrant pourtant les mêmes conséquences une fois le pouvoir conquis en leur nom ? Pour Jean-Louis Martres, la réponse à ces interrogations ne pouvait se trouver dans l'approche par des "courants" qui traversèrent les siècles. La luxuriance des idées politiques ne saurait masquer l'identité profonde qui les unit. C'est dans le raisonnement, non dans le sujet, que réside l'explication fondée sur le concept de structure, sans écarter le changement, donnant à l'analyse politique une dimension originale et stimulante. La pensée martrienne conjugue nécessité et hasard, déterminisme et aléatoire, modèles et complexité. Elle ne manque pas de nous interroger sur le regard que nous pouvons porter sur la conquête et l'exercice du pouvoir. Jean-Louis Martres (1937-2013), agrégé de droit public (1964), professeur émérite des Universités, développa une approche inédite des idées politiques et enseigna les relations internationales (au sens de la science politique) à l'Université de Bordeaux. Il enseigna aussi à l'Université Beida de Pékin.
Science, technique, société : c'est un espace étendu dont la revue semestrielle de sciences humaines et sociales Zilsel propose de cartographier à la fois les régions surpeuplées, les confins méconnus, les espaces désertés et les frontières parfois ignorées. Cette première livraison donne le ton. Elle est composée d'analyses originales basées sur des enquêtes et des réflexions amples, d'essais critiques sur la philosophie d'Alain Badiou, de rééditions de textes classiques, d'un entretien avec l'historien Roger Chartier sur les transformations contemporaines du livre et de l'écrit et, enfin, d'une série de notes critiques d'ouvrages récents. Ces contributions sont documentées, critiques, engageantes et, pour certaines, clivantes. Chacune à sa manière, elles partagent une même ambition, qui est de faire bouger les lignes et les fronts de recherche, d'instiller le doute contre toutes les formes de dogmatisme et d'ouvrir des brèches, pas seulement dans les limites aujourd'hui rognées des mondes universitaires et de la recherche.
A partir des années quatre-vingt, les pays latino-américains, meurtris et déchirés par des décennies de régimes autoritaires et de guérillas révolutionnaires, ont cherché à consolider leurs démocraties. Ainsi ont-ils vu dans la création de commissions de la vérité et de la réconciliation un remède aux conflits dans des cadres fortement marqués, sur le plan collectif, par des clivages idéologiques et sociaux hérités d'un passé récent. Sans parler, sur le plan individuel, des douleurs physiques et morales parfois indicibles, ou des rancoeurs et sentiments d'injustice très forts parmi les populations. Les résultats obtenus n'ont certes pas toujours été à la hauteur des espérances, et les sociétés ne se sont pas trouvées pacifiées simplement par la création de ces commissions. Mais un pas décisif a souvent été franchi sur le chemin tortueux conduisant à une démocratie consolidée. Établir la vérité sur le passé et intégrer la construction de la mémoire collective dans le processus de réconciliation des ennemis d'hier devait ainsi contribuer, malgré les risques et les difficultés que présentait l'entreprise, à écarter un retour des vieux démons et à tourner durablement la page d'une des périodes les plus sombres du sous-continent. Cet ouvrage propose une analyse inédite de l'expérience latino-américaine des commissions de la vérité et de la réconciliation, à travers un ensemble d'études juridiques et sociologiques. Il offre ainsi un regard croisé sur l'une des expériences les plus riches d'enseignements quant aux forces et aux faiblesses des régimes démocratiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.