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La laïcité en Amérique latine
Martin Arnaud
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782343053516
Politique et religion ont toujours entretenu des rapports complexes en Amérique latine. Dès la découverte du Nouveau Monde en 1492, le christianisme fut instrumentalisé par les conquistadors pour faire disparaître les structures politiques et sociales indigènes. Puis la décolonisation au XIXe siècle vit les nouveaux dirigeants utiliser à leur tour la religion pour gouverner les hommes par la maîtrise des esprits. Mais c'était sans compter avec l'influence de la philosophie des Lumières qui traversa l'océan, faisant germer des idées subversives comme la liberté de conscience et la démocratie et conduisant à remettre en cause la place excessive du clergé catholique dans la société civile et politique. Même si le catholicisme est demeuré largement dominant en Amérique latine, la laïcité a fini par faire souche, permettant la coexistence de la religion catholique avec d'autres religions, notamment le protestantisme et l'islam. Certes, des pays ont connu une dérive laïciste cherchant à ériger l'athéisme en religion d'Etat et rappelant par certains aspects un obscurantisme religieux que l'on pensait appartenir à des temps révolus. Mais l'Amérique latine est devenue, sur bien des points, un modèle, montrant que la laïcité n'est ni une doctrine, ni un dogme, ni la "religion de ceux qui n'ont pas de religion", mais véritablement "l'art du vivre-ensemble". Cet ouvrage rassemble des contributions de juristes, de politologues et de sociologues latino-américains, tous spécialistes du fait religieux, et dresse un panorama contrasté de la laïcité en Amérique latine.
Il est des obsessions que l'on traîne avec soi tout au long de sa vie et qui à l'âge d'homme peuvent enfin être exprimer avec sérénité et recul. Certains les nomment "traumas" et ils sont fréquemment sources de tristesse, de mélancolie. Le plus souvent, la vie courante nous permet pas de parler de ces expériences anciennes qui nous ont marqués, impactés, et seul l'art nous donne l'opportunité et la distance suffisante de mettre des maux sur les mots comme dit l'expression consacrée et plus particulièrement, la poésie qui par sa liberté de forme nous autorise tous les voyages dans le temps intime. Temps "suspendu" pour ma part où mon enfance frêle et fragile subissait sans le nommer un abandon. Abandon symbolique, psychique et physique, qu'il s'agit dans ce texte de rendre palpable en faisant parler les situations, les acteurs et sentiments d'une époque lointaine, archaïque et pourtant encore bien présente en moi comme fondatrice de ma vocation d'artiste et de ma volonté tenace à vouloir exprimer l'indicible.
Le Christ récusait toute tentation d'exercice du pouvoir, mais cela n'empêcha pas la théocratie pontificale ; religion de paix et d'amour, le christianisme persécuta les païens et brûla les "hérétiques" qui reproduisaient eux-mêmes ce qu'ils dénonçaient. Quant au marxisme matérialiste, "scientifique", il engendra une "mystique religieuse", avec ses hérétiques, ses procès, ses mises à l'Index. Comment expliquer de tels paradoxes ? Comment comprendre les troublantes ressemblances, tant dans leurs discours que dans leurs conséquences, entre des doctrines, des idéologies, des religions, éloignées dans le temps et/ou l'espace, souvent aux antipodes les unes des autres, se combattant violemment, et engendrant pourtant les mêmes conséquences une fois le pouvoir conquis en leur nom ? Pour Jean-Louis Martres, la réponse à ces interrogations ne pouvait se trouver dans l'approche par des "courants" qui traversèrent les siècles. La luxuriance des idées politiques ne saurait masquer l'identité profonde qui les unit. C'est dans le raisonnement, non dans le sujet, que réside l'explication fondée sur le concept de structure, sans écarter le changement, donnant à l'analyse politique une dimension originale et stimulante. La pensée martrienne conjugue nécessité et hasard, déterminisme et aléatoire, modèles et complexité. Elle ne manque pas de nous interroger sur le regard que nous pouvons porter sur la conquête et l'exercice du pouvoir. Jean-Louis Martres (1937-2013), agrégé de droit public (1964), professeur émérite des Universités, développa une approche inédite des idées politiques et enseigna les relations internationales (au sens de la science politique) à l'Université de Bordeaux. Il enseigna aussi à l'Université Beida de Pékin.
Les trois dernières décennies ont été marquées par une profonde transformation du droit constitutionnel latino-américain qui s'est traduite par l'adoption de nouvelles constitutions ou par de profondes réformes constitutionnelles, soit pour mieux asseoir la démocratie libérale, soit au contraire pour s'éloigner du modèle libéral et se tourner vers le socialisme. Les constituants latino-américains ont alors pris leurs distances vis-à-vis du modèle étasunien et ont fait des choix dont la pratique a confirmé le caractère judicieux alors que, dans d'autres régions du monde, ils auraient eu des effets délétères sur les institutions politiques, voire sur le régime démocratique. L'expérience constituante latino-américaine des trente dernières années confirme ainsi qu'au-delà des modèles théoriques, l'efficacité des systèmes institutionnels dépend des particularités de la culture politique, de l'histoire et des spécificités des sociétés concernées. Tel est l'enseignement qui peut être tiré de diverses expériences menées au Chili et au Brésil, auxquelles plusieurs constitutionnalistes latino-américains ont consacré les études réunies dans le présent ouvrage.
Souvent défini en des termes péjoratifs et réducteurs qui occultent la diversité de la pratique, le régime présidentialiste, modèle institutionnel dominant en Amérique latine, est parvenu à concilier une pratique personnelle du pouvoir, la démocratie libérale et l'Etat de droit. S'inspirant du régime présidentiel défini par une séparation stricte des pouvoirs, le régime présidentialiste s'en écarte par une prédominance du président et par un assouplissement de la séparation des pouvoirs. Loin du cliché du régime autoritaire, le présidentialisme latino-américain a permis de concilier efficacité institutionnelle, démocratie libérale et protection de l'ordre public.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.