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La mémoire et le pardon. Les commissions de la vérité et de la réconciliation en Amérique latine
Martin Arnaud
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296083660
A partir des années quatre-vingt, les pays latino-américains, meurtris et déchirés par des décennies de régimes autoritaires et de guérillas révolutionnaires, ont cherché à consolider leurs démocraties. Ainsi ont-ils vu dans la création de commissions de la vérité et de la réconciliation un remède aux conflits dans des cadres fortement marqués, sur le plan collectif, par des clivages idéologiques et sociaux hérités d'un passé récent. Sans parler, sur le plan individuel, des douleurs physiques et morales parfois indicibles, ou des rancoeurs et sentiments d'injustice très forts parmi les populations. Les résultats obtenus n'ont certes pas toujours été à la hauteur des espérances, et les sociétés ne se sont pas trouvées pacifiées simplement par la création de ces commissions. Mais un pas décisif a souvent été franchi sur le chemin tortueux conduisant à une démocratie consolidée. Établir la vérité sur le passé et intégrer la construction de la mémoire collective dans le processus de réconciliation des ennemis d'hier devait ainsi contribuer, malgré les risques et les difficultés que présentait l'entreprise, à écarter un retour des vieux démons et à tourner durablement la page d'une des périodes les plus sombres du sous-continent. Cet ouvrage propose une analyse inédite de l'expérience latino-américaine des commissions de la vérité et de la réconciliation, à travers un ensemble d'études juridiques et sociologiques. Il offre ainsi un regard croisé sur l'une des expériences les plus riches d'enseignements quant aux forces et aux faiblesses des régimes démocratiques.
Science, technique, société : c'est un espace étendu dont la revue semestrielle de sciences humaines et sociales Zilsel propose de cartographier à la fois les régions surpeuplées, les confins méconnus, les espaces désertés et les frontières parfois ignorées. Cette première livraison donne le ton. Elle est composée d'analyses originales basées sur des enquêtes et des réflexions amples, d'essais critiques sur la philosophie d'Alain Badiou, de rééditions de textes classiques, d'un entretien avec l'historien Roger Chartier sur les transformations contemporaines du livre et de l'écrit et, enfin, d'une série de notes critiques d'ouvrages récents. Ces contributions sont documentées, critiques, engageantes et, pour certaines, clivantes. Chacune à sa manière, elles partagent une même ambition, qui est de faire bouger les lignes et les fronts de recherche, d'instiller le doute contre toutes les formes de dogmatisme et d'ouvrir des brèches, pas seulement dans les limites aujourd'hui rognées des mondes universitaires et de la recherche.
Si le "dire vrai" et le "faire science" sont vitaux dans nos sociétés traversées par de multiples crises, des controverses sur les innovations technologiques au Covid-19, les mésusages de la science prolifèrent pourtant. Assumant à la fois sa charge polémique et un attachement à la connaissance scientifique pour elle-même, cet essai renoue avec un idéal éthique de la science. La " science " évoque des réalités très contrastées. Le mot est encore doté d'un certain prestige dans les sociétés où sa pratique a été mise en avant à raison. En ce sens, il dénote une recherche de la vérité qui, depuis l'essor des institutions scientifiques modernes tout au long du 19e siècle, n'ont pas cessé d'inspirer des communautés savantes toutes disciplines confondues. Ce sens n'en est pas moins relativisé aujourd'hui, car il sert à tout et n'importe quoi, notamment à faire passer des opinions pour plus vraies qu'elles ne le sont ou à faire prospérer le commerce d'usurpateurs. Sociologue des sciences et techniques, Arnaud Saint-Martin rétablit la pertinence de lieux communs et d'idées fondatrices de la science telle que nous devrions l'entendre. A partir d'exemples choisis, de la pratique de l'astronomie et d'autres sciences, il explique pourquoi il n'a jamais été aussi important de défendre l'établissement de vérités et de connaissances robustes sur le monde qui nous entoure. Cette recherche revêt en plus une grande valeur culturelle et appelle un certain sens du partage, les connaissances scientifiques constituant un patrimoine commun à entretenir quoi qu'il en coûte. On comprendra à la lecture que la défense et illustration de cette recherche sans fin est solidaire d'une politique de la science.
Martin Arnaud ; Alvarez Cozzi Carlos ; Cuya Esteba
Si l'on devait retenir un critère d'appréciation du degré d'avancée d'une civilisation ou d'une société, le statut de l'enfant serait probablement le plus pertinent. Etre faible et vulnérable, l'enfant est la première victime des errements des adultes : violence physique et morale, dégradation de l'environnement, sacralisation de la modernité et relativisme éthique et moral, peu de travers du monde occidental contemporain lui sont épargnés. La situation de l'enfance dans l'Amérique latine du XXIe siècle est le parfait reflet de la complexité de la société latino-américaine, tiraillée entre tradition et modernité, alors que des revendications de réformes sociétales se font toujours plus pressantes et rappellent qu'un gouvernement, fût-il démocratique, n'a pas pour vocation première de toujours les satisfaire. Cet ouvrage, pluridisciplinaire, regroupe diverses études de juristes, politistes et sociologues, principalement latino-américains. Il rappelle que la vocation première du droit est de défendre le plus faible, non seulement en proclamant des droits, mais aussi et surtout en imposant des devoirs.
Le gouverneur civil portugais est, pour les juristes, les politistes et les historiens, une source constante d'interrogations. Fortement inspiré du préfet français, il a été établi en 1832 par José Xavier Mouzinho da Silveira avec le titre de prefeito, avant d'acquérir le titre de gouverneur civil en 1835 à l'occasion de la création du district, nouvelle division administrative du territoire, dans la perspective de créer une séparation entre les fonctions juridictionnelles et administratives, et afin de doter le pouvoir royal d'une réelle structure politique à l'échelon local. Les codes administratifs successifs, révisés ou adoptés quasiment à chaque alternance politique, avant l'avènement de l'Etat nouveau et la Constitution politique de 1933, n'ont pas bouleversé fondamentalement ses attributions. Par la suite, le code administratif de 1940 fit de lui un acteur essentiel de la vie administrative et politique locale. Après la transition démocratique qui suivit la Révolution des Oeillets du 25 avril 1974, et avec l'adoption de la Constitution de la République Portugaise de 1976, le gouverneur civil, toujours nommé par le pouvoir central, a été maintenu de façon très ambiguë et à titre transitoire durant près de quatre décennies. L'échec du référendum du 8 novembre 1998 relatif à la régionalisation administrative du territoire, et les relations complexes du pouvoir central à l'égard de son représentant local, furent révélateurs des atermoiements et des paradoxes de la classe politique portugaise. La loi organique n° 1/2011 du 30 novembre 2011 disposa finalement que le gouverneur civil était supprimé. En l'absence d'un représentant local du pouvoir central, l'auteur propose dans cet ouvrage une réforme dans laquelle le prefeito régional représenterait l'Etat dans les régions administratives lorsqu'elles auront été instaurées.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.