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Secrets d'écrivains. Enquête sur les entretiens littéraires
Martens David ; Meurée Christophe
IMPRESSIONS NOU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782874492303
Les écrivains ne font pas qu'écrire leurs livres : ils en parlent aussi, et cela de plus en plus. Au cours du XXe siècle, l'entretien littéraire s'est imposé comme un véritable genre et sa place dans le système littéraire est absolument cruciale : la critique littéraire prend de plus en plus la forme de l'entretien, les auteurs s'en servent pour dialoguer avec les lecteurs, le public y cherche ce qui se dérobe dans les livres. Le présent volume est une enquête sur cette pratique singulière, dont il prend aussi la forme : un livre d'interviews, donc, où toutes les questions portent sur les rapports des écrivains avec le genre de l'interview. Que représente l'entretien pour les écrivains ? Pour leurs intervieweurs ? De quelle façon les uns et les autres l'abordent-ils ? Comment s'y préparent-ils ? Quelle place les auteurs lui donnent-ils par rapport à leur oeuvre ? C'est à ces questions, et à bien d'autres, que ces quinze entretiens s'efforcent de répondre.
Des poèmes des débuts aux ultimes publications des années cinquante en passant par les romans, les reportages et les livres autobiographiques, l'oeuvre de Blaise Cendrars s'est constamment placée sous le signe d'un imaginaire du crime à multiples facettes. Si ce dernier a largement contribué à façonner l'autoportrait bien connu de l'auteur en tête brûlée, son rôle au sein de l'oeuvre ne s'est nullement limité à alimenter la légende. Le crime a également permis à l'écrivain de rendre compte de sa conception particulière de la création littéraire, de ses enjeux - l'appropriation de l'autre - et de ses pouvoirs - de refaçonnement identitaire -, voire des impasses auxquelles elle a pu se trouver confrontée. A ce titre, l'imaginaire du crime constitue l'un des foyers de cohérence majeur de la production de l'auteur de Panorama de la pègre. Il s'agissait dès lors de rendre compte de cette donne décisive en lui consacrant une approche spécifique, qui permette non seulement de couvrir l'oeuvre de façon globale, mais aussi d'en aborder certains à-côtés encore peu étudiés. Avec des textes de Jean-Carlo FLUCKIGER, Madeleine FREDERIC, Laurence GUYON, David MARTENS, Luisa MONTROSSET, Maria-Teresa RUSSO, Ralph SCHOOLCRAFT et Michèle TOURET.
Jamais sous doute la pseudonymie n'a été chose plus partagée qu'en ce début de XXIe siècle. Jadis, le recours à une autre identité via un autre nom que celui figurant à l'état civil était essentiellement restreint à certaines sphères d'activités spécifiques : ordres religieux, services secrets, pratiques artistiques? De nos jours, en revanche, à la faveur du développement d'internet en particulier, la pratique qui consiste à user d'un autre nom que le sien semble devenue monnaie courante et le pseudo se situe désormais au cur de certaines des pratiques qui façonnent notre relation à l'écrit et à sa diffusion publique. Qu'en est-il des écrivains en ce qui concerne leurs recours à ce geste d'écriture auquel ils ont conféré son degré de sophistication le plus prononcé ? Réunissant des études portant sur la littérature française du XVIIe siècle à nos jours, cet ouvrage a pour objectif de faire apparaître les principaux enjeux de la pratique pseudonymique tout en montrant la complexité et la diversité de ses usages, formes et fonctions au fil des siècles.
Lécole Solnychkine Sophie ; Martens David ; Montie
Qu'est-ce qu'un portrait de pays ? Il n'est ni un paysage, ni un récit de voyage, ni une description de guide touristique : le portrait de pays (ou de ville) est la représentation synthétique d'une contrée sans raconter un périple, sans proposer un panorama à vocation pratique. Essentiellement documentaire, le portrait de pays dépeint un territoire déterminé, dans sa conformation géographique, dans son histoire et dans les usages des populations qui y vivent Le portrait de pays prend de nombreuses formes. A la différence du roman, ou encore du paysage pictural et photographique, il se profile comme un genre qui ne s'est pas cantonné à une forme, mais a au contraire investi de nombreuses formes médiatiques : le livre, la photographie, le cinéma, la télévision, mais aussi les arts sonores, les arts graphiques et visuels, ainsi que l'urbanisme et la communication des territoires. C'est à une approche globale du portrait de pays dans ces principales déclinaisons que l'ouvrage se consacre. Fondé sur une collaboration entre différentes disciplines, il offre un panorama qui permet de mesurer l'extraordinaire plasticité de ce genre. Il offre en outre une série d'entretiens avec des artistes tels que Thomas Clerc, Raymond Depardon, Joachim Glaude, Julien Poidevin. Il publie en outre une intervention de Bruno Goose.
Qui ne connaît Proust ? mais qui l'a lu ? Les figurations de l'écrivain forment un support important de l'historiographie littéraire et culturelle. Or l'écrivain n'est pas uniquement le père ou le fils de ses oeuvres, mais aussi le produit d'interactions entre plusieurs types de discours tissés par différents médias. Comment donne-t-on à voir les écrivains ? Quels aspects sont-ils convoqués et à quelles fins, dans quels types de discours (politique, philosophique, psychologique, religieux...) ? Comment les arts graphiques, la photographie, le cinéma, les performances... contribuent-ils à l'appréhension des auteurs ? Dans quelle mesure et pourquoi une vision particulière d'un écrivain peut-elle, à un moment, s'imposer, disparaître, s'éloigner du discours auctorial ? Quelles sont les formes d'idolâtrie ou d'iconoclasme que les figurations traduisent et selon quelles axiologies ? C'est à ces interrogations, qui mettent en question ce qu'est la littérature et ce que sont les écrivains, que se consacrent les contributions rassemblées dans le présent ouvrage.
Malgré la résistance de Roland Barthes à l'histoire littéraire et à la logique séculaire que l'école imposait, le XIXe siècle constitue dans son oeuvre un pivot, dont on ne peut se débarrasser à si bon compte, et sur lequel il bute dès qu'il veut construire certains de ses objets d'élection : une histoire des "écritures", une histoire des "mythologies". Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ses rapports à ce siècle repère furent multiples et parce que, tout au long de sa carrière, ils n'ont cessé d'évoluer. Siècle amical lors de son adolescence, plutôt mal vu au temps de la "nouvelle critique" structuraliste, le XIXe siècle rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand. La place qui leur revient a été ici donnée aux principaux auteurs de prédilection : Balzac, Chateaubriand, Stendhal, Flaubert, sans oublier Michelet, un auteur qui pourtant "n'était pas son genre". Mais ont été prises en compte aussi des affinités plus partielles (Baudelaire, Nietzsche), voire bien plus ambiguës (Zola). Plus qu'une étude raisonnée, ce volume propose donc une approche en mosaïque des amours et désamours du lecteur et de l'auditeur pour certains créateurs, certaines oeuvres, parfois même pour de simples phrases qui façonnent une oeuvre et un imaginaire critique. Mais il dessine en fin de compte un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, mais aussi à sa musique, à sa philosophie et à son histoire.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.