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Communisme français. Histoire sincère du P.C.F., 1920-1984
Martelli Roger
SOCIALES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782209056712
Il n'est pas d'ouvrage sur le PCF qui ne soit habité par la passion. Comment s'en étonner ? Tout ce qui a trait à l'histoire politique et à l'avenir des sociétés humaines suscite la passion. Si, couplée à l'ignorance, la passion peut être aveugle ou redoutable, conjuguée avec la lucidité et l'effort patient de recherche, elle aise à la connaissance et à l'intelligence des choses. Un historien - communiste de surcroît - fait ici le point de l'histoire complexe du Parti communiste français. Son livre est le fruit d'une recherche patiente à travers les archives, les souvenirs et les textes, La sincérité de Roger Martelli est de ne rien cacher d'essentiel et d'aborder de front toutes les questions qui font débat, en puisant dans toute la documentation disponible. Mais ce livre traduit aussi une interprétation, une démarche historienne, celle d'un homme pleinement engagé à la fois dans son métier d'historien et dans ses convictions.
Le XXe siècle est né de la Grande Guerre et de la révolution d'octobre 1917. Cent ans après le déclenchement de celle-ci, les passions qu'elle suscite ne sont pas complètement retombées. Il faut dire qu'il y a de quoi. Octobre 17 fut une grande espérance, mais qui déboucha sur un système de pente totalitaire et, pour un temps, sur une sanglante terreur. Cette évolution était-elle fatale ? Staline est-il déjà contenu tout entier dans Lénine ? Le système soviétique était-il un totalitarisme ? Etait-il réformable ? Pouvait-il s'adapter, s'humaniser, se moderniser, se démocratiser ? Par ailleurs, les effets de cette révolution ont été universels. Qu'en reste-t-il en 2017 ? Si l'effondrement de l'URSS a refermé une parenthèse, était-ce celle du soviétisme, de la forme de communisme dominante au XXe siècle, du communisme en général, de l'anticapitalisme, de la culture de l'alternative ? Toutes ces questions ont agité les consciences, depuis 1917. Elles n'ont pas fini de stimuler la réflexion, pour qui en tout cas ne veut pas se résoudre à l'idée que le capitalisme est la "fin de l'Histoire".
Résumé : Ce livre propose un état des lieux de la gauche française . Il analyse les raisons qui la placent aujourd'hui dans ses très basses eaux électorales. Pour cela, il se réfère à l'histoire, la plus lointaine comme la plus récente, et il mobilise au maximum les connaissances disponibles (études, sondages, données électorales). Il s'agit ici d'une réflexion engagée, mais non partisane. L'auteur propose une analyse lucide et sans détour de ce qui pénalise la gauche, sans conclure à la fatalité du déclin. Il se veut fidèle à la formule proposant de marier le "pessimisme de l'intelligence" et "l'optimisme de la volonté" . L'analyse s'accompagne d'annexes historiques et d'un appareil statistique qui permet à chacun. e de prolonger librement sa réflexion.
Il y a cent-cinquante ans, Paris s'engageait dans une expérience inédite de gouvernement populaire, visant à réaliser concrètement les valeurs révolutionnaires et républicaines d'égalité, de liberté et de fraternité. Cette expérience de la Commune de Paris a servi de moteur symbolique pour tout le mouvement ouvrier et pour l'ensemble de la gauche politique. Rédigé par un des co-présidents de l'association des Amies et amis de la Commune, ce livre fait le point de ce que l'on sait de cette Commune et de ce qui permet de la comprendre dans sa richesse et sa complexité. Conscient de la diversité des regards possibles sur l'événement, il suggère que la pluralité nécessaire des mémoires ne devrait plus obscurcir ce qui peut unir les héritiers actuels de la Commune de Paris. C'est à cette condition, pense-t-il, que la chanson aura raison en redisant que "la Commune n'est pas morte".
Les Principes du communisme sont l'ultime brouillon du Manifeste du parti communiste de Friedrich Engels et Karl Marx. Il s'agissait en cette année 1847 de dépasser le communisme égalitaire et d'inspiration chrétienne qui avait éveillé les consciences des artisans et des premiers ouvriers allemands émigrés. L'objectif poursuivi par les deux amis est d'amarrer le combat ouvrier à leurs propres découvertes théoriques. Elles s'ancrent dans la modernité capitaliste anglaise que connait particulièrement bien Engels. On y voit donc le mouvement s'extraire de la croyance et entrer dans l'ère de la théorie critique. Le texte marque par sa grande clairvoyance les enjeux qui allaient façonner le combat pour la révolution sociale. Le Projet de profession de foi communiste écrit en juin 1847 souligne l'évolution rapide des esprits parmi les militants huit mois avant les révolutions qui vont soulever l'Europe en 1848. La "Contribution à l'histoire de la Ligue des communistes" écrite en 1885, reconstitue le contexte dans lequel les deux textes ont été écrits. Elle est traduite nouvellement par Jean Quétier qui a réalisé l'édition de ce petit volume.
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; Haselde
Résumé : Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.
Manchester, 16 août 1 819. Quelque 60000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. A peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c'est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu'au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l'événement qui nous soit parvenu. Il raconte d'une plume alerte son engagement dans l'agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour Ides réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu'il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l'époque, mais aussi une foule d'anonymes des classes populaires. Ces mémoires exceptionnels, publiés entre 1839 et 1842, "une lecture essentielle pour tout Anglais", selon l'historien E.P. Thompson, paraissent en français pour la première fois.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.