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Chapitres
Marquet Jean-François
BELLES LETTRES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782251446479
Jean-François Marquet est l'auteur d'une oeuvre inclassable, aussi érudite qu'élégante, aussi puissante qu'inexplicablement claire, dont le propos aristocratique et rare fait résonner, à l'époque même des spécialistes exorables et patauds, le timbre d'une voix d'exception. Chapitres est le dernier livre et le testament d'un pèlerinage pensant commencé il y a près de soixante ans. En l'origine latine de son étymologie le "chapitre" , qui se dit capitulum, désigne la tête, et plus précisément l'homme de tête ou l'individualité, autrement dit la singularité, thème majeur de la pensée de Marquet, mais le capitulum, et cette signification est ici indissociable de la précédente, dit également le chapiteau dans la langue des architectes, et le capitulum désigne la tête ornée sur quoi repose la partie supérieure de l'édifice. Dans les trente-deux chapitres que réunit le somptueux jeu d'écho dont est constituée l'architecture de ce livre, Jean-François Marquet récapitule ainsi en un ultime ouvrage les singularités capitulaires dont les figures accompagnèrent sa méditation ininterrompue : de Pascal à Schelling, de Schopenhauer à Heidegger, de Dante à Bergson, de la thématique trinitaire à celle de la fin de la philosophie, ces récapitulations soutiennent au-dessus d'elles-mêmes le dôme d'une Histoire posée sur le pensif chapiteau des siècles. Le caractère imperturbable et souverain du regard et de la pensée de Jean-François Marquet, la limpidité de son langage cependant au constant contact de l'exigence verbale des réalités les plus fondamentales, font de chacune de ses pages un chemin vers l'essentiel dans la grâce des phrases les plus pures et des références les plus heureuses - où l'on voit la complexité d'une phrase de Hegel soudainement éclairée par un alexandrin de Verlaine. L'oeuvre de Jean-François Marquet cultive la singularité : décalage et paradoxe, elle se détache par nature de l'institution au milieu de laquelle elle est née ainsi que de tous ces codes dont ne cesse de se jouer la sereine marginalité d'un auteur inclassable. Refusant la stérilité des morcelantes cloisons entre la littérature, la théosophie, l'art et la philosophie, il a créé une lumière dont la teneur permet un éclairage ouvrant l'histoire en chacune, singulière, de ses hautes figures. C'est en effet la rougeoyante lumière du couchant, cette lueur testamentaire que comporte encore le jour, qui éclaire le plus vivement un paysage : et c'est ainsi la lumière du crépuscule qui éclaire chacun de ces Chapitres dont ici se tisse un destin qui fut le nôtre. Maxence Caron.
Plutôt qu'une étude sur la Phénoménologie de l esprit, cet ouvrage propose une visite complète et commentée du plus imposant et du plus labyrinthique monument de la philosophie moderne. La Phénoménologie de l "esprit est le premier ouvrage philosophique qui ne présente pas des affirmations sur ce qui est (sur Dieu, sur l'âme, sur le monde), mais qui prétend décrire comment ça se présente à une conscience qui fait l'expérience du monde dans son savoir, et qui voit ce savoir se transformer suivant une logique qu'initialement elle ne maîtrise pas. Autrement dit (sur ce point Fichte avait peut-être été le précurseur), pour Hegel nous sommes dès notre naissance, dès notre premier regard sur le monde, jetés dans le savoir, et ce que nous avons à faire, chacun de nous, mais cela vaut également pour l'humanité entière, c'est amener son savoir du dedans, de l'intérieur jusqu'à sa formation ultime. Il ne s'agit donc pas, comme le faisait Kant, d'examiner du dehors ce qu'est le savoir, jusqu'où il va, sur quoi il porte, etc.; il s'agit au contraire de voir comment une conscience, jetée dans le savoir sous ses différents aspects (sensation, perception, entendement, raison, moralité, religion...) parcourt tous ces étages du savoir jusqu'à son sommet, jusqu'à ce point d'arrêt que Hegel désigne par l'expression plus ou moins énigmatique de savoir absolu. Je ne voudrais cependant pas que vous en tiriez la conclusion que la Phénoménologie de l'esprit est un ouvrage tellement riche qu'il en est désordonné: en fait, la Phénoménologie de l'esprit, même si elle donne au premier abord une impression un peu chaotique, est une oeuvre très construite, une oeuvre dotée d'une architecture interne que nous nous attacherons à souligner."
Quiconque eut la chance d'assister aux cours de Jean-François Marquet (1938-2017) se rappelle l'autorité sereine qui émanait de sa parole, la richesse de ses références, et la fécondité des associations qu'il opérait au gré d'improvisations maîtrisées. Ces trois vertus, pleinement apparentes dans les remarquables Leçons sur la Phénoménologie de l'esprit (Ellipses, 2009), se retrouvent dans ce cours consacré à Schopenhauer et à son oeuvre la plus connue, Le Monde comme volonté et représentation ; Jean-François Marquet déploie sous nos yeux ce livre imposant, en explique les concepts fondamentaux, en expose les articulations et offre un impressionnant jeu de va-et-vient avec nombre de références littéraires qui illustrent avec bonheur les passages les plus ardus de l'ouvrage tout en rendant hommage à sa langue flamboyante. Edité à partir de notes d'une étudiante de Jean-François Marquet, ce cours offre une reconstruction minutieuse de la parole de celui-ci et constitue un document exceptionnel tant par la clarté de son contenu que par sa contribution à la mémoire du grand professeur que fut Jean-François Marquet.
Schelling est le moins connu des "grands" philosophes : c'est que, sans doute, dans l'oeuvre qu'il nous propose, il n'y a rien justement à connaître, aucun sens ultime et autonome qui puisse désormais se représenter, se résumer pour lui-même, se diffuser dans une quelconque postérité - rien d'autre que l'oeuvre elle-même et le travail toujours recommencé de son impossible perfection. Pendant soixante années - 1794 - 1854 - qui sont les plus riches peut-être (parce que les dernières) de l'histoire de la philosophie, une pensée a cherché à se clore, à se comprendre, à s'arrêter, sans cesser de se voir rouverte par l'effondrement (le retournement) des structures où elle avait cru s'équilibrer. Il a semblé à l'auteur de cette étude que ces ruines successives finissaient par présenter un tracé signifiant, comme si le véritable "système" de Schelling s'écrivait peu à peu, hors de la vue du philosophe, dans un autre espace qui est celui de l'histoire même de son oeuvre, jusqu'au moment où, dans sa "dernière philosophie", tout le passé contradictoire se récapitule et redevient contemporain au sein d'une construction qui se présente elle-même comme dédoublée et interminable. On trouvera ici l'histoire de cette formation, de ce destin que Schelling a patiemment enduré sans jamais chercher à l'interrompre de manière prématurée, et qui fait de lui une figure proprement exemplaire. Grâce à cette oeuvre en effet, où la pensée apparaît perpétuellement replongée dans la profondeur parfois désespérante de son travail, il devient possible d'approcher d'un peu plus près "l'acte et le lieu" de la philosophie, partout ailleurs masquée par la perfection superficielle de son résultat ; par là même, au-delà de l'individu Schelling, c'est une question plus vaste qui se trouve posée - la question : Qu'est-ce qu'une oeuvre philosophique ?
Déboire est un rapport aussi intime que clinique sur une expérience humaine peu commune. Après de longues années de dépendance, Jean-François Marquet décide d'en finir avec l'alcool et entame une cure de désintoxication d'une quarantaine de jours. Son journal tenu sur le vif est un témoignage obstiné et sensible, un documentaire en immersion tantôt pathétique et tantôt burlesque, une tentative thérapeutique par l'écriture, un exercice pudique et radical. Dans ce sevrage aussi souhaité que subi, l'auteur évolue entre la privation d'alcool et le trop plein de chimie, entre la routine obsédante du quotidien de l'hôpital psychiatrique et l'angoisse d'en sortir... il s'en sortira. Bref, Déboire est un livre sur la difficile liberté de choix mais sur le choix résolu de la liberté.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.