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La République n'a pas besoin de savants
Marmin Michel ; Maubreuil Ludovic
PG DE ROUX
20,90 €
Épuisé
EAN :9782363711885
Michel Marmin s'est imposé très tôt comme l'un des meilleurs critiques de cinéma de sa génération. Ce livre d'entretiens permet de retracer son itinéraire très riche en découvertes, en rencontres et en points de vue toujours plus originaux et personnels. Après avoir été très marqué par Raoul Walsh, Fritz Lang ou Samuel Fuller, Michel Marmin fait l'expérience inédite des créations tout à fait singulières de Jean-Luc Godard puis découvre Bresson, Rohmer, Jacques Rozier ou Gérard Blain dont il devient le scénariste. Collaborateur de Pierre Schaeffer, dans les années 60, au Service de la Recherche de l'ORTF, il s'initie à la musique concrète qui représente alors l'avant-garde et devient un fervent mélomane. Egalement fou de littérature, il fera publier au Fleuve noir le Journal secret de Léo Malet. Ami d'Alain de Benoist, de Jacques Vergès, d'Alexandre Astruc ou de Jean Parvulesco, Michel Marmin relate également cinquante années d'engagement intellectuel qui le mèneront de Valeurs actuelles au Figaro et des encyclopédies Atlas à la rédaction en chef de la revue Eléments. On savourera les coups de coeur (ou de dague) aussi éclectiques qu'inattendus de cet esprit profondément artiste et libre.
Semaine après semaine, jour après jour, "Chronique de l'année" rapporte les événements, petits et grands, en abordant toutes les facettes du quotidien: politique, économie, culture mais aussi la science et le sport.
Ce sont ici vingt années de découvertes ou de redécouvertes dont Cinéphilie vagabonde offre la chronique souvent intempestive, car définitivement rebelle à l'air du temps. Dans cette chronique, Michel Marmin s'élève également contre la domination des multinationales américaines, dont les conséquences sont l'affaiblissement des cinémas nationaux, des cinémas nourris par une culture nationale, et, par voie de conséquence, l'extension à la planète entière d'une "monoforme" cinématographique. Laquelle n'a d'autre but que de coloniser les cerveaux, et d'imposer le modèle de société hollywoodien et le mode de développement capitaliste. Enrichi par des vues pénétrantes sur le cinéma muet (Louis Feuillade), le cinéma de télévision (Stellio Lorenzi) ou le cinéma de cape et d'épée (Riccardo Freda), le nouveau livre de Michel Marmin joint à une radicalité esthétique assumée un éclectisme rafraîchissant.
L'histoire se termine le 30 novembre 2001. Ce jour-là, les derniers appelés étaient rendus à la vie civile et le service militaire prenait fin, pour être remplacé par une armée de métier. Mais avec la fin du service militaire, tel que l'ont connu des dizaines et des dizaines de millions de jeunes Français de toutes origines sociales, c'est aussi tout un univers qui disparaissait. Ne restait plus que la mémoire d'une expérience partagée de génération en génération, avec ses traditions, son folklore, ses bons et ses moins bons moments. C'est justement cette mémoire nationale que cet ouvrage ambitionne de préserver, par le texte et par l'image. Tous ceux qui ont fait leur service militaire s'y reconnaîtront, quel que soit leur âge: une bonne occasion d'ouvrir la boîte à souvenirs! Du conseil de révision à la quille, du pioupiou de la Belle Epoque au bidasse des années yé-yé, chacun pourra revivre ce qu'il a vécu... et le raconter à ses enfants ou petits-enfants. l'ours de garde, permissions, grandes manoeuvres, corvées, histoires de chambrée, chansons, rien ne manque au rendez-vous de la nostalgie, pas même le vocabulaire poivré des casernes. On était jeune, pas toujours discipliné et c'était finalement le bon temps!
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...