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Le Soleil d'Alexandre. Le cercle de Pouchkine 1802-1841
Markowicz André
ACTES SUD
28,40 €
Épuisé
EAN :9782330000233
En Russie, depuis deux cents ans, chaque écrivain, chaque courant, chaque époque peut se retrouver dans Pouchkine, car celui-ci est un miroir, le lieu de la reconnaissance de toute personne de langue maternelle russe. André Markowicz propose dans cet ouvrage de découvrir en quoi la conversation que Pouchkine a établie par textes interposés avec les poètes de sa génération a durablement marqué la littérature et la pensée russes jusqu?à nos jours. Cet ouvrage remarquable par son ambition vient rendre hommage à la génération brisée par le 14 décembre 1825, jour du coup d?Etat manqué contre le tsar Nicolas ier, coup d?Etat qui avait été organisé par de jeunes aristocrates, pour la plupart officiers des guerres napoléoniennes, indignés par le servage et l?absolutisme. La répression qui s?ensuivit fut d?une ampleur inégalée, et le règne de Nicolas ier devint celui de la censure, de la délation et des arrestations. Des poètes et écrivains qui faisaient partie de ce que l?on appellera les décembristes, la plupart mourront avant d?avoir passé la cinquantaine, victimes de la violence du régime. Mais ils n?ont cessé, tout au long de leur vie, de se fréquenter, d?échanger, de s?écrire et d?écrire en réponse les uns aux autres, entretenant une conversation destinée à devenir le fondement de la culture russe. C?est de cette conversation ? qui n?a pas d?équivalent dans la littérature occidentale puisqu?elle s?est poursuivie, au-delà de la mort, à travers les textes et la mémoire, avec tous les écrivains russes qui ont suivi ? que Le Soleil d?Alexandre voudrait donner un aperçu, en plaçant au centre celui qui n?a jamais quitté cette place depuis son apparition, à quinze-seize ans, dans les cercles littéraires: Alexandre Pouchkine. Depuis deux cents ans en effet, Pouchkine a toujours été au centre de tous les débats intellectuels, de toutes les interrogations et affirmations identitaires en Russie ? de son vivant et, bien plus encore, après sa mort. Pas un seul écrivain (à part Tolstoï et Tchekhov) qui ne lui ait consacré un texte ? de Gogol à Dostoïevski, de Blok à Maïakovski, des futuristes les plus radicaux à Anna Akhmatova, de Mikhaïl Boulgakov à Marina Tsvetaïéva, de Soljenitsyne à Siniavski? Quant à Tolstoï et Tchekhov: qui peut lire Anna Karénine sans penser aux lettres de Tolstoï affirmant qu?il s?est lancé dans la composition de ce roman après avoir relu toute la prose de Pouchkine? Et qui peut lire Les Trois S?urs sans voir le rôle qu?y joue le prologue de Rouslan et Lioudmila? En décembre 1917, Mandelstam écrivait dans les strophes de ?Cassandre?, avec d?autres poèmes de révolte et de combat, devant l?avènement de la dictature bolchévique et l?écroulement de l?ancien monde qu?elle portait en germe: Malade, silencieuse Cassandre, je n?en peux plus, pourquoi, Luisait le soleil d?Alexandre, Voici cent ans, luisait pour tous? Le soleil d?Alexandre, c?est celui d?Alexandre Pouchkine.
Résumé : Partages II reprend la deuxième année (le mes chroniques sur Facebook, écrites entre juillet 2014 et juillet 2015. L'expérience inaugurée en juin 2013 a donc continué, avec une régularité, un texte tous les deux jours, quelles que soient les circonstances, qui, je dois dire, m'étonne un peu moi-même, comme si toutes les lignes de mon travail trouvaient leur expression dans ce lieu que j'appelle "sans-lieu", ce lieu de la banalité la plus normale. Au fil des jours, sans plan préétabli, j'ai tout naturellement suivi le fil de l'actualité générale, depuis la guerre de Gaza jusqu'à la guerre de Daech, avec les luttes sociales à travers toute l'Europe et les progrès des communautarismes, et j'ai suivi le cours de mon travail : le moment où je finissais la traduction de Boris Godounov de Pouchkine et Ombres de Chine, et rencontrais cette maison, toute nouvelle pour moi, "inculte", en publiant, quand ils me venaient, ou quand je pensais qu'ils correspondaient au moment, les poèmes "personnels" ou les traductions de poèmes que je pouvais faire.
Tout à la fois protestation contre l'oppression (notamment contre le sort fait aux femmes), évocation des crimes mémorables, célébration des grands héros du légendaire et de la passion, le genre majeur de la longue ballade dite gwerz compose une saga aux diaprures émouvantes. André Markowicz et Françoise Morvan ont choisi d'en donner un choix, accompagné de chansons plus légères, en les traduisant de manière à ce que ces trésors transmis par voie orale du fond des temps puissent se chanter en français comme en breton.
Extrait de l'introductionSi la culture populaire bretonne est encore vivante de nos jours, c'est surtout par la musique, et notamment par la forme la plus prestigieuse de chanson bretonne, la grande complainte dite gweiz. Mais, alors que les bons recueils de chansons populaires bretonnes collectées à la source et transcrites avec soin ne manquent pas, force est de constater que seul est largement diffusé le Barzaz Breiz, où la gwerz (quoique le mot lui-même vienne du latin versus) est donnée pour pure émanation du génie du peuple breton plongeant dans les mystères de l'ancienne Celtic. Ainsi, bien des non-initiés en viennent-ils à se demander ce que c'est que cette gwerz dont le nom ne se prononce que l'oeil voilé, l'air absent mais concentré, comme pour couver un oeuf gros de mystère.De mystère, il n'y en a pas, mais des querelles d'érudits et des tentatives pour investir et clore le champ si peu gardé de la chanson populaire, querelles et luttes d'influence dont il nous faut bien dire quelques mots pour commencer.LA QUETE DE LA GWERZDélivrons-nous d'abord d'un poids: est-il légitime d'opposer gwerz et son, autrement dit grande chanson mystérieuse et tragique et chanson plus légère, voire badine? Nous n'en savons rien et sommes prêts à nous rallier à celui des érudits qui aura le dernier mot sur le sujet. En attendant, nous avons constaté que, même si les frontières des genres étaient poreuses, deux styles de chants s'opposaient dans la tradition et nous avons donc décidé de reprendre la distinction opérée par Luzel entre gwerziou et soniou et de publier d'abord nos complaintes favorites.Question subséquente: est-il légitime de traduire gwerz par complainte? Au terme de longs débats, faisant eux-mêmes suite à diverses thèses et affrontements érudits, nous dirons simplement que nous le faisons car, somme toute, la définition de la complainte est aussi floue que celle de la gwerz. Luzel emploie souvent le terme de ballade qui aurait le mérite de la clarté dès lors que, suivant la tradition anglo-saxonne, la ballade se définirait comme chanson folklorique racontant une histoire, ce qu'est précisément la gwerz; le terme aurait l'avantage de l'inscrire de manière claire dans la tradition européenne. Le problème est que l'expression ballade folklorique, qui serait la traduction la plus exacte, semble avoir des connotations si passéistes en français que le recours, faute de mieux, au terme plus neutre de complainte nous a paru devoir s'imposer.Ces bases étant établies, il nous faut préciser que, pour la plupart, les grandes, les mystérieuses complaintes bretonnes, supposées plonger dans les tréfonds de la celtitude, ne sont pas fort anciennes. Certaines, très rares, peuvent remonter au Moyen Âge, la plupart à l'époque classique, ce qui n'ôte rien à leur force et leur poésie. Il est important, néanmoins, de le préciser car, lorsque, bien tardivement aussi, au début du XIXe siècle, l'intérêt de quelques érudits s'est porté sur la chanson bretonne, c'est qu'à la suite des travaux de l'Académie celtique, l'on espérait y trouver des révélations sur l'histoire de la race celtique, son âme, son idiosyncrasie, ses vertus: en somme, trouver un culte susceptible de contrebalancer le culte de la raison et de la clarté gréco-latines porté par la Révolution française.
Résumé : "Partages est le journal d'un écrivain qui se retourne sur son travail de traducteur, sur ses origines, sur ses lectures, sur la vie qui l'entoure. C'est une tentative, aléatoire, tâtonnante, de mise en forme du quotidien, autour de quelques questions que je me suis trouvé pour la première fois de ma vie en état de partager avec mes lecteurs, mes "amis inconnus". Quelle langue est-ce que je parle ? C'est quoi, parler une langue ? Qu'est-ce que cette "mémoire des souvenirs" ? Qu'est-ce que j'essaie de transmettre quand j'écris, mes poèmes et mes traductions ? - C'est le reflet, que j'espère partageable, d'une année de ma vie." André Markowicz
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Né à Mexico le 31 mars 1914, Octavio Paz est considéré comme le plus grand poète d'Amérique latine et un théoricien hors pair de la littérature. Ambassadeur du Mexique en Inde pendant de longues années, il n'a cessé de confronter la conception occidentale de la création à celle de l'Orient. Il a dirigé Vuelta, la plus importante revue d'Amérique latine et a aussi donné des conférences dans diverses universités d'Europe et d'Amérique. Octavio Paz a reçu le prix Cervantès en 1981 et le prix Nobel de Littérature en 1990. Il est décédé à Mexico en avril 1998.Claude Roy est né en 1915 à Paris. Poète, essayiste, romancier, critique, journaliste et traducteur de poésie chinoise, il fut aussi un grand voyageur toujours attentif aux drames du monde et à ses espoirs. La guerre, la Résistance, les États-Unis, la Chine, le tiers-monde, l'U.R.S.S. tiennent une place importante dans son ?uvre. Il a collaboré au "Nouvel Observateur" et a été membre du Comité de lecture des Éditions Gallimard. Il a reçu le premier Goncourt/Poésie en 1985 et le prix Guillaume-Apollinaire en 1995 pour l'ensemble de son ?uvre. Il est décédé le 13 décembre 1997. Un de «ceux qui touchent à tout parce que tout les touche, mais qui savent aussi que tout se touche, se tient». Ainsi se définissait Claude Roy. «Il faudrait parvenir à ne pas écrire ?des livres d'enfants? ou des livres ?de grandes personnes?. Il faudrait arriver seulement, de quatre à cent quatre ans, à écrire pour être un délivre-enfants» (Claude Roy).Né le 4 juillet 1899 à Rezé près de Nantes, Benjamin Péret participe aux activités du groupe surréaliste dès 1919 et en particulier aux expériences d'écriture automatique. Il effectue de nombreux voyages à l'étranger et réside au Mexique de 1939 à 1948. Il meurt à Paris le 18 septembre 1959.
4e de couverture : «Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas une poésie facile. Ses difficultés sont à proportion, en nous, des vieilles habitudes de voir et de leur résistance : René Char ou la jeunesse des mots, du monde... Il faut le lire et le relire pour, peu à peu, sentir en soi la débâcle des vieilles digues, de l'imagination paresseuse... Poésie qui se gagne, comme la terre promise de la légende et de l'histoire : celui-là qui y plante sa tente, qu'il soit assuré de s'en trouver plus fort et plus juste.»Yves Berger.Notes Biographiques : Né le 14 juin 1907 à l'Isle-sur-Sorgue, René Char fut très proche du surréalisme et participa activement à la Résistance pendant la dernière guerre. À partir de 1945, il consacre sa vie à une ?uvre poétique qui lui vaut une audience internationale. Il est mort à Paris le 19 février 1988.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Je pense à toi sans cesse. Rapporte aussi tes lettres à Nice que je les relise, dans les entractes que l'amour voudra bien nous laisser les plus courts possible.Je te lèche partout, te bois, t'adore, Lou adorable, je te prends toute, comme mon bien, mon seul bien, ma seule chose précieuse, la seule chose qui vaille la peine qu'on la désire, la seule chose qui vaille la peine qu'on soit soldat pour la défendre. Tu es cela mon Lou adoré, je t'embrasse.Guil."En 1914, Apollinaire rencontre Louise de Coligny et s'éprend d'elle aussitôt. Celle qu'il nommera Lou dans des centaines de lettres fascine le poète. Débute alors une passion amoureuse aussi intense qu'éphémère.Cette relation épistolaire, rythmée par la guerre, compte parmi les plus marquantes de la littérature française.Parmi ces lettres, dont certaines sont inédites, figurent des dessins, photographies et autres calligrammes chers à l'auteur.Notes Biographiques : 1880 - 1918. Issu du symbolisme, il publia ses premiers poèmes en 1903 et devint, dès la publication d'Alcools, en 1913, le chef de file de la poésie française moderne.